Comité scientifique
- Emmanuelle Durand, anthropologue (IRIS-EHESS), post-doctorante, Paris 1 Panthéon-Sorbonne, CNA
- Bénédicte Florin, Géographe, UMR CITERES, Université de Tours, Équipe Monde arabe et Méditerranée, Institut Universitaire de France
- Katharina Grüneisl, post-doctorante, University of Nottingham, IRMC
- Isabel Ruck, responsable de la recherche et de la coordination scientifique au CAREP Paris
Argumentaire
La politisation des « crises des déchets » dans différentes villes méditerranéennes – du Caire (2003) à Beyrouth (2015), en passant par Sfax (2021) et Tripoli (2022) – souligne combien la mauvaise gestion des ordures, combinée à l’importation (il)licite de matières détritiques, sont devenues des symboles éminents de corruption et de défaillance des États et de leurs institutions (Abu-Rish, 2015 ; Bouhlel, Furniss, 2023). Ces moments de troubles socio-politiques (délégations de service brutales et imposées, grèves de la collecte, mobilisations des récupérateurs, etc.) rendent temporairement visibles les rebuts dans l’espace (politique) public, mais aussi les diverses économies de récupération, de réparation et de réemploi dont ils forment la matière première.

