Catégorie : 2021, AAP jeunes chercheurs

  • La lutte contre le gel dans les appellations Bourgueil et St Nicolas de Bourgueil – Constructions territoriales des savoirs dans le contexte des Changements Climatiques

    Porteur de projet :

    Corentin THERMES, CITERES, UMR 7324

    Année de l’appel :
    2021

    Le projet de documentation audio-visuel a débuté en décembre 2019 et s’inscrit dans le cadre de la thèse de Corentin Thermes.

    Le projet, co-animé entre Corentin Thermes et Florian Revol a pour objectif de produire un documentaire audio-visuel sur le sujet de la lutte contre le gel dans les appellations Bourgueil et Saint Nicolas de Bourgueil. ce projet vise à analyser (à partir de l’image) les différents types de savoirs (vernaculaires, académiques, techniques, climatiques) mobilisés par les vignerons et les acteurs locaux pour faire face à l’aléa gélif qui cause des dégâts importants dans le vignoble. La méthode utilisée est la mise en place d’une semaine d’enquêtes, de cheminements avec les acteurs du territoire pour faire parler de ce sujet bien connu par les acteurs locaux et qui produit des débats dans le Bourgueillois (impact paysager des tours antigel, utilisation de la ressource eau pour lutter contre le gel, utilisation de dispositifs anciens pour lutter, ne pas se protéger du tout, etc.). la diversité des vignerons dans leurs approches (agriculture bio, biodynamie, conventionnelle), dans leurs profils socio-économiques, inscrits de longue date sur le territoire ou non, permettra de faire émerger un panel de représentations, de mobilisations de savoirs variés, produisant un travail documentaire à la fois riches et aussi riche pour le monde de la viticulture.

    Projet financé à hauteur de 1000€

     

    Voir aussi

     

  • In vitro, resilire : évolution de l’artisanat du verre au haut Moyen Âge

    Porteur de projet :

    Inès PACTAT, IRAMAT, UMR 5060

    Année de l’appel :
    2021

    Ce projet poursuit un travail de recherche interdisciplinaire engagé depuis dix ans sur une période charnière de l’histoire du verre. Le haut Moyen Âge fut en effet le théâtre d’importantes mutations qui ont profondément et durablement marqué le système de production de ce matériau. A un système fractionné et rationalisé hérité de l’Antiquité, basé sur la production primaire de verre brut au Proche-Orient et la fabrication d’objets manufacturés dans des ateliers secondaires, ont succédé des officines autonomes et complètes, assurant la totalité de la chaîne opératoire du verre. S’affranchir de pratiques instaurées depuis près d’un millénaire a demandé aux artisans verriers d’Europe occidentale de réinventer et renouveler totalement leur activité en utilisant des ressources locales, tout en répondant à une demande grandissante et à une évolution des modes de consommation. C’est donc un véritable modèle de résilience technologique qui s’offre à notre considération. Nous proposons ici de l’aborder en réalisant une étude systémique des vestiges d’ateliers de la fin du haut Moyen Âge dans la moitié nord de la France. Le premier objectif sera de définir les modalités des mutations observées tout en tentant d’en retracer l’évolution et la diffusion.  Le second s’attachera à contextualiser les ateliers afin de comprendre dans quels cadres politique, économique et sociétal ils ont évolué et quelle était la nature des relations entretenues avec les instances laïques et religieuses.

    Projet financé à hauteur de 1000€

     

  • Explorer la Réserve de Faune d’Abdoulaye (Togo)

    Porteur de projet :

    Mouhamed TEBONOU, CITERES, UMR 7324

    Année de l’appel :
    2021

    La demande s’inscrit dans le cadre d’une thèse qui vise à questionner la pertinence, en termes de services écosystémiques, d’une aire protégée, la Réserve de Faune d’Abdoulaye au Togo. Elle permettrait de financer une mission de terrain structurée autour de quatre objectifs :

    1. Collecter des données nécessaires à l’analyse de la Réserve de Faune d’Abdoulaye
    2. Constituer un réseau autour du questionnement en impliquant des chercheurs locaux
    3. Réaliser une première présentation de l’enquête terrain
    4. Après le retour en France, réaliser un document de communication

    Outre la collecte de données auprès d’acteurs clés, des relevés de terrain, des enquêtes et entretiens seront réalisés au cours de cette mission, permettant ainsi d’acquérir les premiers matériaux d’analyse. Un séminaire sera organisé par visioconférence : il sera l’occasion de présenter de premiers résultats, de créer une dynamique de collaboration avec les chercheurs et acteurs togolais et d’établir un lien de partenariat entre le Laboratoire de Recherche Biogéographiques et d’Études Environnementales (LaRBE) de l’Université de Lomé et la laboratoire CITERES, contribuant ainsi à la renommée à l’international de la Maison des Sciences de l’Homme Val de Loire.

    En retour de mission et après analyse des connées collectées, un document de communication sera réalisé à destination notamment des chercheurs et acteurs togolais, voire au-delà.

    Projet financé à hauteur de 1000€.

    > Voir le document de communication – Avril 2022

  • Film documentaire sur les quartiers informels de Beyrouth

    Porteur de projet :

    Rouba KAEDBEY, CITERES, UMR 7324

    Année de l’appel :
    2021

    Dans le cadre de son doctorat qui porte sur le marché locatif dans les quartiers informels de la banlieue de Beyrouth (Liban), Rouba Kaedbey a filmé un documentaire en septembre 2020 qui aborde un aspect fondamental de sa thèse, celui du lien entre conflits, migrations et urbanisation informelle. L’étape de tournage étant terminé, actuellement le projet est en phase de montage et finalisation qui se fait en collaboration avec Hania Khoury, chargée du montage, et Jean-Philippe Corbellini de la MSH Val de Loire, qui va travailler sur le design sonore. Des dépenses supplémentaires seront à prévoir pour cette phase comme par exemple, entre autres, l’assistance à la traduction de l’Arabe au Français, une prestation qui ne peut pas être assurée au sein de la MSH.

    L’intégralité de cette présentation est à voir ou revoir en vidéo 

    Projet financé à hauteur de 1000€.

  • Étude des parures antiques de la vallée de la Garonne

    Porteur de projet :

    Anaïs CHEUTON, IRAMAT-CEB (UMR 5060)

    Année de l’appel :
    2021

    Le projet s’inscrit dans le cadre d’une thèse débutée en octobre 2019 qui porte sur les processus interculturels à travers l’évolution des parures antiques. l’originalité de ce travail est de proposer une étude pluridisciplinaire des parures en alliage non ferreux, associant approches typo-chronologiques, techniques et archéométriques. Pour ce faire, la première étape a été de réaliser un corpus aussi exhaustif que possible de l’ensemble des parures retrouvées dans la zone géographique considérée. La seconde étape consiste à aller étudier sur le terrain les lots de mobilier, sélectionnés de manière raisonnée parmi l’ensemble du corpus en tenant compte de différentes problématiques. Lors des déplacements dans les lieux de conservation (musées, dépôts archéologiques), les objets seront décrits, mesurés, pesés, photographiés, dessinés. Enfin, il est envisagé d’effectuer des micro-prélèvements sur le mobilier étudié afin d’analyser en laboratoire uniquement le copeau métallique prélevé. Ces prélèvements pourront dans certains cas être réalisés en même temps que l’étude de l’objet, mais il n’est pas exclu qu’une mission spécifique soit nécessaire. Le projet « Étude des parures antiques de la vallée de la Garonne » s’intéressera plus particulièrement à l’axe Bordeaux-Toulouse. L’étude des parures dans cette zone permettra d’apporter des premiers éléments de réponse sur la diffusion de la culture  méditerranéenne sur l’axe aquitain entre la fin du Second âge du Fer et le Haut-Empire.

    Projet financé à hauteur de 1000€