Catégorie : 2021, AAP récurrent

  • AMMina

    Porteur de projet :

    Katja PLOOG, LLL, UMR 7270

    Partenaires :

    CITERES, UMR 7324
    EES, EA 7505

    Année de l’appel :
    2021

    En dépit de l’intérêt médiatique et sociétal relatif suscité par cette population, les étrangers mineurs non accompagnés (MNA) constituent un public aux caractéristiques encore mal appréhendées. le projet AMMina vise à problématiser les pratiques alimentaires des MNA comme donné dynamique, constitutive du processus migratoire en général et de la (re-)construction identitaire singulière de l’individu qui l’accompagne. Il s’agira de mettre en exergue les catégories discursives liées à l’alimentation, élaborées dans l’intersubjectivité, par un double croisement des perspectives, entre chercheurs de différentes disciplines issues des sciences humaines d’une part, entre ces chercheurs et les acteurs sociaux au contact des MNA d’autre part. La journée d’études qui sera organisée à cet effet marquera le point de départ à la constitution d’un réseau de réflexion commun autour de cette problématique.

    Projet financé à hauteur de 5000€

    A voir

     

  • FinDiT-NC (Finance Digitale, Transition Numérique et Climatique)

    Porteur de projet :

    Sébastien GALANTI, LEO – FRE 2014

    Partenaires :

    CEMOTEV, EA 4457

    Année de l’appel :
    2021

    La dernière décennie a vu l’émergence très rapide de la transition numérique en matière de finance (crypto-actifs, paiements mobiles, etc. ) ainsi que d’une prise de conscience sur la nécessaire transition climatique, avec comme point d’orgue les accords de Paris de 2015. En revanche, la question de l’impact de ta digitalisation de la finance (au sens très large) sur le  changement climatique n’a pour l’instant pas fait l’objet de nombreuses études systématiques. Pourtant, ces mutations intéressent tous les pays, au premier rang desquels les pays d’Afrique Sub-saharienne, en tant qu’acteurs majeurs de l’utilisation de paiements mobiles (ayant commencé par exemple au Kenya en 2007 avec M-Pesa), mais aussi en tant que pays dont les projections montrent qu’ils seront parmi les plus affectés par le
    changement climatique.

    L’objectif est de tenter d’évaluer dans quelle mesure l’adoption d’outils de finance digitale contribue à réduire (par gain d’efficacité) ou augmenter (par leurs émissions directes, processus de production et déchets inclus) les  gaz à effet de serre, et surtout à évaluer en quoi ces outils contribuent au développement, à l’inclusion financière, ou à l’intensification des conflits liés aux ressources minières indispensables au secteur des Technologies de l’lnformation et de la Communication (TlC).

    Projet financé à hauteur de 5000€

    Voir aussi

  • La compassion ou l’oubli d’une passion vertueuse. Le partage de la vulnérabilité

    Porteur de projet :

    Fosca MARIANI ZINI, CESR – UMR 7323

    Partenaires :

    Université de Milan, Italie
    Université de Salerne, Italie
    Centre Marc Bloch, Unifre 14, CNRS, Berlin, Allemagne
    LEM Laboratoire d’Etudes sur le Monthéisme – UM 8584

    Année de l’appel :
    2021

    Notre projet se propose d’analyser la nature e la fonction de la compassion, un peu oubliée par les sciences humaines, qui en ont souligné le caractère excessif et inutile. Notre objectif est, en revanche, de réhabiliter la compassion comme une émotion vertueuse ou comme une compétence (ou skill) propre à notre équipement cognitif et affectif, qui prend soin de manière efficace de la vulnérabilité de soi-même et d’autrui. A la différence de l’empathie, la compassion exprime non seulement un « sentir avec » mais un « sentir pour ». Elle saisit même les émotions qu’elle ne connaît pas : c’est cette asymétrie qui l’incite à prendre soin activement d’autrui et non à ajouter douleur à la douleur.

    L’ambition de notre projet réside dans la tentative de promouvoir une recherche émergente interdisciplinaire et internationale de longue haleine. Le premier pas étudie la compassion dans l’histoire de la pensée, notamment chez les auteurs comme Sénèque, Anselme, Augustin, Fénelon, Schopenhauer. Il ne s’agit pas de réactualiser de manière naïve des conceptions et des vertus anciennes, mais d’en dégager les potentialités. le second pas élargit cette réflexion à la psychologie cognitive et la pratique médicale. Enfin, nous voudrions proposer sur ce sujet à l’IRDES, dans le cadre de la prévention et de la thérapie de la maladie psychique.

    Le projet proposé à la MSH se situe dans l’axe « Mutation des normes ». Il vise à accomplir le premier pas et à préparer les deux autres.

    Projet financé à hauteur de 5000€

     

     

    Voir aussi :
    [Colloque] La compassion ou l’oubli d‘une passion vertueuse – 12 et 13 janvier 2023, Tours

  • La vulnérabilité et l’entreprise

    Porteurs de projet :

    Sabrina LE NORMAND-CAILLERE et Stéphanie MAUCLAIR, CRJP – EA 1212

    Partenaire :

    Laboratoire d’Économie d’Orléans (LEO)

    Année de l’appel à projet :
    2021

    A ce jour, la vulnérabilité ne fait l’objet d’aucune définition légale. Le droit civil ignore cette notion, en tant que concept juridique, raisonnant davantage sur la notion d’incapacité. Seul le droit pénal la prend en compte comme circonstance aggravante ou comme élément constitutif de certaines infractions (abus de faiblesse, escroquerie, …).

    Dans le sens commun, la vulnérabilité est le plus souvent appliquée aux personnes physiques. Pourtant, elle ne peut être réduite à celles-ci et doit être ouverte aux personnes morales. Plus rares, sont les travaux consacrés à un couple innovant, celui de « vulnérabilité et entreprise ». Si, de prime abord, cette union peut sembler curieuse, elle est pourtant particulièrement féconde mettant en évidence les fragilités internes et externes de l’entreprise.

    Les travaux menés par notre équipe pluridisciplinaire (juristes, économistes, gestionnaires, voire d’historiens et de sociologues) privilégieront deux axes : d’une part la vulnérabilité de l’entreprise, d’autre part, la vulnérabilité dans l’entreprise.

    Projet financé à hauteur de 5000€

     

    Voir aussi

    [Colloque] Vulnérabilité et entreprise – 10.11.24 – Orléans

  • Espace et Politique dans les villes Capitales

    Porteur de projet :

    Gülçin ERDI, CITERES – UMR 7324

    Partenaires :

    Institut français d’études anatoliennes d’Istanbul, Turquie
    Académie de Sciences de Russie / institut de Géographie
    UMR LAVUE, Nanterre
    Institut français d’études sur l’Asie centrale, Kirghizstan

    Année de l’appel à projet :
    2021

    Ce projet est issu d’une collaboration mise en place lors du montage du projet ERC Consolidator Grant en 2018. Ce projet n’a pas été financé mais l’équipe a été conservée pour développer les aspects et objectifs scientifiques du projet en vue de son amélioration. Par ce projet MSH, le souhait est de créer un groupe de réflexion inter-universitaire et international sur l’étude de la fabrique des villes capitales dans le contexte de l’urbanisation planétaire d’une manière comparative. Le projet voudrait comparer les villes sélectionnées entre elles mais également vis-à-vis de ce qu’on appelle les villes globales. Il fait le choix d’étudier les villes peu étudiées ensemble et localisées dans des systèmes politiques peu démocratiques, voire autoritaire. Les cas d’études sont Ankara, Tehran, Caire, Nur-Sultan, Moscou et Abu Dhabi.

    Le projet voudrait concentrer la réflexion autour de trois thèmes de recherche interconnectés :

    1. Imagination et conception spatiale des capitales par le pouvoir politique national et comme lutte symbolique de différentes visions politiques
    2. Influence des réseaux urbains mondiaux et des modèles internationaux sur le développement urbain et l’espace urbain
    3. Impacts réciproques entre les politiques d’urbanisation des capitales et diverses revendications et protestations d’en bas concernant les espaces et l’environnement urbains

    Projet financé à hauteur de 5000€