Catégorie : 2023, AAP récurrent

  • Ruramod. Ruralité et modernité de l’entre-deux-guerres à nos jours

    Porteur de projet :

    Aude BONORD (POLEN)

     

    Partenaires :

     

    Année de l’appel :

    2023

    Le programme de recherche Ruramod questionne les représentations des rapports du monde rural à la modernité (technique, socio-économique et culturelle), de l’entre-deux-guerres à nos jours. Au croisement des sciences sociales et des études littéraires, il s’inscrit dans le champ innovant des humanités environnementales. Ce projet interdisciplinaire vise à penser la confrontation de la modernité et de la ruralité autrement que sur un mode agonistique, afin de dépasser l’image antimoderne, voire réactionnaire, souvent prêtée au monde paysan. Le projet se propose au contraire de mettre au jour la pluralité des mises en récit de la ruralité. Toutes permettent d’étudier les portraits et un imaginaire du monde rural dont l’écho dans la société contemporaine est à mieux saisir. De l’essor des enquêtes scientifiques sur le folklore français à partir des années 1920 au prix Renaudot de l’autrice Marie-Hélène Lafon en 2020, en passant par les projets mêlant l’innovation technique et préoccupation environnementale, discours politiques, sciences humaines et sciences sociales, enquêtes et fictions, dialoguent et ébauchent autant de représentations que nous nous proposons de dégager dans leur complexité. Ce programme rejoint pleinement l’axe « Humanités environnementales » de la MSH Val de Loire lié également au dispositif national CNRS/Inserm HS3Pe-crises « crises sanitaires et environnementales » porté par le Réseau national des MSH.

    L’intégralité de cette présentation est à voir ou revoir en vidéo 

    Projet financé à hauteur de 2000 €

    A voir

  • Femmes médecins d’hier à aujourd’hui : du procès de Jeanne Lescallier au XVI ème siècle aux femmes médecins contemporaines

    Porteur de projet :

    Concetta PENNUTO (CESR)

     

    Partenaires :

     

    Année de l’appel :

    2023

    Depuis 2016, les statistiques attestent d’une augmentation constante des femmes inscrites en faculté de médecine, bien que les données concernant les spécialités médicales révèlent encore des décalages entre la population féminine et celle masculine. L’étude de ces données renvoie au chemin historique des femmes pour l’admission aux études médicales et surtout à l’exercice de la profession de médecin-chirurgien. Ce projet de recherche porte sur le parcours historique de huit siècles, riche en combats contre les préjugés, les stéréotypes de genre et le sexisme qui ont constitué
    et constituent encore actuellement un frein aux carrières médicales des femmes, en se donnant trois objectifs :

    1. comprendre les raisons de l’exclusion des femmes de l’accès aux études et à l’exercice de l’art entre Moyen Âge et Renaissance en travaillant sur des sources peu ou pas explorées et en restituant l’histoire exemplaire Jeanne Lescallier à travers la reconstitution de son dernier procès (1578) ;
    2. Analyser la lutte pour l’admission aux études universitaires et à l’exercice hospitalier et en libre profession de l’art médical entre le XVIIIe et le XXe siècle ;
    3. Problématiser l’état actuel de la féminisation de la profession médicale par rapport aux études et aux carrières. Afin d’atteindre ces objectifs, un Workshop de deux jours, accompagné d’une action culturelle en forme de spectacle etde la restitution du procès de Jeanne Lescallier sont prévus pour mars 2024.

    L’intégralité de cette présentation est à voir ou revoir en vidéo

    Projet financé à hauteur de 8000€

  • Ça frappe pour moi ! Expérimentations, modélisations et essais de laboratoire pour comprendre la fabrication monétaire antique

    Porteur de projet :

    Guillaume SARAH (IRAMAT)

     

    Partenaire :

    ILIAD3

     

    Année de l’appel :

    2023

    Le projet « Ça frappe pour moi ! Expérimentations, modélisations et essais de laboratoire pour comprendre la fabrication monétaire antique » vise à mieux comprendre les techniques antiques de fabrication monétaire par une approche interdisciplinaire faisant intervenir numismatique, archéologie expérimentale, sciences du numérique et sciences des matériaux. Un premier volet concerne la technique particulière de la fabrication de flans monétaires sphériques et vise à examiner la question de la production en série par la réalisation de moules en chapelet et la mise en œuvre d’expérimentations. En complément, la micro-structure de monnaies anciennes produites selon cette technique sera examinée afin de la comparer à celle de monnaies produites expérimentalement et restituer l’histoire technique de ces objets. Pour aller plus loin, le second volet du projet « Ça frappe pour moi ! » a pour objectif de quantifier les forces nécessaires à la déformation des flans sphériques en disques et à la frappe des monnaies à l’aide d’une presse hydraulique. A cette fin, une monnaie antique sera numérisée grâce à l’expertise du partenaire ILIAD3 et une paire de coins monétaires sera gravée à partir du modèle obtenu par le prestataire d’usinage. Le projet « Ça frappe pour moi ! » est porté par l’IRAMAT d’Orléans avec pour partenaire le Centre d’Expertise et de Transfert Universitaire ILIAD3 (Innovation Logicielle en Images et Acquisition de Données 3D).

    L’intégralité de cette présentation est à voir ou revoir en vidéo

    Projet financé à hauteur de 8000 €

     

    A voir aussi

    [Journée d’étude] Ça frappe pour moi ! Expérimentations, modélisations et essais de laboratoire pour comprendre la fabrication monétaire antique – 21 juin 2024, Melle (79)

  • Perception et appréhension du risque naturel à l’Antiquité et au Moyen Âge (PARAMA)

    Porteur de projet :

    Juliette DUMASY (POLEN)

     

    Partenaires :

     

    Année de l’appel :

    2023

    Le projet PARAMA est un projet historique, archéologique et environnemental ayant pour but d’étudier la perception et l’aménagement des milieux spécifiques (humides, montagnards et forestiers) face au risque naturel (induit par des aléas imprévisibles ou des actions anthropiques) dans l’Europe antique et médiévale. Pluridisciplinaire, il unit les compétences d’archéologues, de géoarchéologues, d’historiens de l’environnement, de la cartographie des paysages, et veut porter un travail collectif et méthodologique sur ces questions, à partir des sources de nature variées : littéraires, administratives, épigraphiques, archéologiques et cartographiques. Pour les deux périodes, une attention particulière sera portée au bassin méditerranéen (Italie et Grèce principalement). Le projet sera porté en premier lieu par une équipe restreinte qui mènera un travail de réflexion méthodologique et programmatique, qui sera ensuite discuté par un groupe international de chercheurs lors d’un workshop dont les travaux seront publiés. Le projet sera l’occasion de collecter des données dans les fonds d’archives italiens. Il bénéficiera d’une présentation au prochain Congrès des Historiens Médiévistes (mai 2023). Il est également conçu de façon à préparer un enseignement transpériode sur l’histoire de l’environnement à l’université d’Orléans. Il sollicitera l’aide de la MSH pour le traitement des données cartographiques et éventuellement le stockage d’un corpus de données en accès libre. 

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    Projet financé à hauteur de 8000 €

    Manifestations scientifiques

  • Au bon air des jardins. Géohistoire climatique des parcs et jardins urbains (18e – 21e siècles), comparaison entre Tours, Orléans et Lausanne

    Porteur de projet :

    Alexis METZGER  (CITERES)

     

    Partenaires :

     

    Année de l’appel :

    2023

    Les parcs et jardins ont connu à la fois des métamorphoses et une certaine continuité de leurs fonctions écologiques (Mathis et Pépy 2017; Musée historique de Lausanne 2022). Réputés comme des refuges d’air pur depuis le 18e siècle dans des villes jugées malsaines (Lefay 2015), ils sont devenus des îlots de fraicheur dans des villes fortement marquées par les canicules. De l’aérisme et l’hygiénisme à l’écologisme et au changement climatique, comment les discours, les pratiques et les aménagements ont-ils évolué dans ces espaces de verdure ? En s’inspirant des travaux portés à la fois en géohistoire environnementale (Valette et Carozza 2019), géographie et political ecology (Depietri et al. 2016), le projet montrera comment certaines préoccupations liées à l’air se sont construites et déconstruites au fil du temps dans les parcs, aux fonctions récréatives importantes, et jardins plus marqués par l’embellissement floral.

     

    L’intégralité de cette présentation est à voir ou revoir en vidéo

    Projet financé à hauteur de 8000 €