Catégorie : 2026, APP Génériques

  • Apprendre à coloniser l’atmosphère : Météorologie et climatologie coloniales dans les écoles (19e – 20e siècles)

    Porteur de projet :

    METZGER Alexis, (CITERES)

    Année de l’appel :

    2026

    La colonisation repose sur le contrôle social, politique et économique des territoires. L’environnement fait également partie de cette domination puisque les colons vont aménager l’espace pour mieux l’occuper, avec des conséquences qui ont déjà été analysées (Grove 2003). La littérature s’est particulièrement penchée sur les effets de la colonisation concernant la terre
    et le végétal avec des travaux interrogeant les considérations écologiques au moment des colonisations et/ou tendant aujourd’hui vers une écologie décoloniale (Ferdinand 2019; Amer Meziane 2021; Blanc 2020). Or il n’en est pas de même pour l’atmosphère : notre recherche exploratoire vise à tourner le regard vers le ciel et comprendre en quoi les savoirs sur la météorologie et la climatologie qui s’imposent aux colonisés participent directement du contrôle
    de l’espace (Mahony 2023). Le projet s’insère dans des réflexions en cours. Nous envisageons l’essor de la météorologie puis de la climatologie dans les colonies et poserons ensuite des jalons pour envisager une climatologie décoloniale qui critiquerait la dualité nature/culture instaurée par la modernité, en lien avec les savoirs sur l’atmosphère. Or au gré des recherches, il est apparu qu’un pan du sujet n’avait été que peu exploré et nécessitait plus de temps : celui de l’enseignement de la météorologie et de la climatologie coloniale, d’où cette demande de financement pour mettre en place un projet plus structuré. Les nécessités liées à la navigation maritime puis aérienne, les
    enjeux de l’agriculture, sont en effet des motifs forts pour justifier l’expansion des connaissances sur la météorologie et la climatologie dans les colonies (Parolini 2020). Ces savoirs se transmettent à plusieurs niveaux : de l’école jusqu’aux institutions de l’enseignement supérieur.

     

     
    Projet financé à hauteur de 7000€ (soutien pour la réalisation)
  • Tracer l’argent des bijoux de Bohême du haut Moyen Age ?

    Porteur de projet :

    SARAH Guillaume , (IRAMAT)

    Projet en partenariat avec l’Institut d’archéologie de l’Académie des sciences de République tchèque

    Année de l’appel :

    2026

    Le projet « Tracer l’argent des bijoux de Bohême du haut Moyen Âge » vise à retracer l’histoire des stocks d’argent utilisés pour la fabrication de bijoux découverts en Bohême (République tchèque) datant du début du Moyen Âge (IXe-Xe siècles). L’étude de ces bijoux menée par l’Institut d’Archéologie de l’Académie des sciences tchèque, puis, à partir de 2024, en collaboration avec
    l’IRAMAT à Orléans, a permis d’identifier différents stocks d’argent correspondant à des objets issus de différents sites archéologiques en Bohême. Elle a également révélé des signatures spécifiques à certains bijoux, ouvrant la voie à l’identification potentielle d’ateliers d’orfèvres. Dans la continuité de ces travaux, ce projet a pour objectif de compléter la caractérisation des stocks d’argent employés dans la fabrication de ces bijoux par la mise en oeuvre d’analyses des rapports isotopiques du plomb. Les résultats obtenus pourront être comparés à ceux issus des monnayages d’argent contemporains (empire carolingien et monde musulman), ainsi qu’à ceux qui caractérisent les minerais d’argent disponibles localement mais dont l’exploitation n’est connue qu’à une date ultérieure. Ainsi, au-delà de l’étude de ces bijoux, ce projet permettra de réécrire l’histoire de la circulation de l’argent en Europe centrale au début du Moyen Âge, tout en contribuant à une meilleure compréhension de cet espace-clé dans les réseaux d’échanges à longue distance entre l’Orient et l’Occident.

     
    Projet financé à hauteur de 7000€ (soutien pour la réalisation)
  • MaTyVal – Matériels typographiques du Val-de-Loire – Outils pour l’analyse d’images numériques

    Porteur de projet :

    JIMENES Rémi , (CESR)

    Année de l’appel :

    2026

    Le projet MaTyVal vise à combler les lacunes documentaires concernant les livres imprimés dans les principaux centres ligériens (Bourges, Orléans, Blois, Tours, Angers, Le Mans, La Flèche, Poitiers), notamment les éditions anonymes ou sans adresse, en répertoriant les matériels typographiques des imprimeurs ligériens dans la Base de Typographie de la Renaissance. MaTyVal repose sur l’infrastructure numérique développée dans le cadre du projet ANR TypoReF, en particulier la plateforme Arkindex, dédiée au traitement automatisé d’images patrimoniales par l’IA. Le projet poursuit trois objectifs complémentaires : l’intégration des matériels typographiques ligériens dans BaTyR à partir de corpus numérisés accessibles via IIIF ; l’amélioration des algorithmes de détection et de description des ornements grâce à un enrichissement massif des données d’apprentissage ; et la rédaction d’un catalogue de scénarios de classification adaptés aux différents formats et mises en page des livres de la Renaissance. Projet interdisciplinaire associant historiens du livre et informaticiens, MaTyVal s’inscrit dans une démarche de science ouverte, durable et mutualisée. Les outils, données et scénarios produits seront librement accessibles et réutilisables, contribuant à la fois à l’étude des circulations culturelles à la Renaissance et au développement de méthodes partagées en humanités numériques.

     
    Projet financé à hauteur de 7000€ (soutien pour la réalisation)
  • Sociétés en transition à l’ère de l’intelligence artificielle (TransIA)

    Porteur de projet :

    LEVY Nathalie , (IRJI)

    Année de l’appel :

    2026

    Le projet « Société en transition à l’ère de l’intelligence artificielle » (TansaIA) analyse comment l’IA reconfigure en profondeur les dynamiques économiques, éducatives et institutionnelles, en produisant à la fois de nouvelles opportunités et des vulnérabilités sociales, démocratiques et environnementales.

    Portés par l’IRJI, le LIFAT et la CAPE, il croise droit, économie, informatique et sciences de l’éducation pour cartographier les transformations en cours, interroger l’évolution des cadres normatifs et outiller une appropriation responsable et inclusive de l’IA. 

    Structuré sur 18 mois, il s’appuie sur les résultats et collaborations du colloque TransIA de mars 2026, et pour créer un séminaire de recherche, une journée d’études, la production d’une monographie et d’articles, ainsi que des ressources de formation et de médiation à destination des décideurs publics, des acteurs socio-économiques et des équipes pédagogiques. Il s’inscrit pleinement dans les axes de la MSH Val de Loire, en contribuant à structurer un groupe de recherche interdisciplinaire pérenne et à préparer des projets compétitifs de plus grande ampleur (ART, ANR, Horizon Europe)

     
     
    Projet financé à hauteur de 7000€ (soutien pour la réalisation)
  • Risques de l’assurance habitation face aux changements environnementaux et à la fraude opportuniste : approches économétriques et d’apprentissage automatique

    Porteur de projet :

    VOIA Marcel-Cristian, (LÉO)

    Année de l’appel :

    2026

    ClimateFraudRisk est un projet interdisciplinaire qui vise à analyser et prédire la fraude opportuniste en assurance habitation dans un contexte d’intensification des risques climatiques. En s’appuyant sur des données microéconomiques Canada–France couvrant la période 2013–2025, le projet étudie les comportements de déclaration de sinistres avant, pendant et après des événements extrêmes (inondations, feux de forêt, tempêtes), afin de quantifier l’augmentation de la fraude et d’en identifier les déterminants contractuels, socio‑économiques et spatiaux. Sur le plan méthodologique, ClimateFraudRisk combine trois approches complémentaires : (i) des modèles économétriques de durée et de choix discret pour mesurer l’aléa moral et la décision de déclarer un sinistre, (ii) des algorithmes de machine learning interprétables (XGBoost, forêts aléatoires, SHAP) adaptés aux bases fortement déséquilibrées typiques de la fraude, et (iii) des méthodes d’inférence causale (différences‑en‑différences, contrôle synthétique avec prise en compte des effets de débordement spatiaux) pour isoler l’impact des chocs climatiques sur la fraude. Le projet s’inscrit au coeur des axes « Monnaie, économie, finance », « Humanités environnementales » et « Interactions humaines et sciences des données » de la MSH Val de Loire, et produit à la fois des avancées théoriques, des outils opérationnels pour les assureurs et des recommandations pour les décideurs publics.
     
     
     
    Projet financé à hauteur de 7000€ (soutien pour la réalisation)
  • Histoire de l’hygiénisme légal en Amérique du Sud (Brésil, Colombie, Chili), réflexions sur la formation d’un droit à vocation disciplinaire

    Porteur de projet :

    MESSINEO Dominique, (CRJP)

    Année de l’appel :

    2026

    Le projet de recherche que j’attends mener à bien a pour ambition de questionner la formation d’un nouvel agent coercitif : l’hygiénisme légal qui a consisté à la fin du XIXe et pour la première moitié du XXe siècle à investir le savoir et les pratiques médicales de la mission d’instaurer un nouvel ordre civilisationnel. Au Brésil comme en Colombie ces conceptions hygiéniques se présentent dans un perspective eugénique et raciale et mobilisent un réseau d’acteurs publics composé de médecins, de philanthropes, d’administrateurs, de législateurs et de juristes qui produisent des discours, des rapports et des règlements qui formeront un juridisme d’un type nouveau dont il conviendra de questionner la nature mais aussi sa réception par la population sujette à un intense contrôle social d’inspiration sanitaire. Au Chili, en revanche la dimension eugénique apparaît moins présente dans les dispositifs d’hygiénisme légal sans pour autant remettre en question la place centrale qu’occupe l’ambition sanitaire dans la régénération du peuple et la construction de la Nation. L’histoire de l’hygiénisme légal dans ces trois pays d’Amérique latine apparaît paradigmatique et son études permet de se pencher sur un cas exemplaire d’élaboration d’un droit par essence disciplinaire au service d’une conception Étatique absorbée par la prédominance des enjeux de santé publique.
     
     
     
    Projet financé à hauteur de 7000€ (soutien pour la réalisation)
  • Promouvoir la modélisation sémantique en SHS à Tours

    Porteur de projet :

    BRAUD Augustin, (CESR)

    Année de l’appel :

    2026

    Pour la plupart des acteurs de la recherche en SHS, il est désormais acquis que l’ouverture de la science passe par le partage des données sur le web sémantique et par la restructuration des données avec un modèle ontologique aujourd’hui bien ancré, notamment dans le domaine patrimonial : le CIDOC CRM. Toutefois, la diffusion de ces principes ne s’opère en SHS à l’échelle nationale qu’à travers quelques disciplines, notamment les consortiums de l’Infrastructure de Recherche* Huma-Num (MASAplus pour les archéologues, MUSICA2 pour les musicologues).
     
    Le projet soumis vise à faire la promotion du CIDOC CRM et à former les collègues rattachés à la MSH Val de Loire pour diversifier les points de vue en SHS à l’échelle de la région Centre, et favoriser ainsi le développement de compétences locales sur la modélisation ontologique.

    Le  projet s’articule autour de trois réunions :

    • une réunion d’information, présentant les principes, les usages et les intérêts de la modélisation ontologique,
    • une formation autour du CIDOC CRM (à partir d’un jeu de carte pédagogique),
    • un ou plusieurs ateliers de recherche pour accompagner les chercheur·euse·s souhaitant mettre en place une recherche collective, signalant ainsi la MSH Val-de-Loire comme un pôle central pour le travail sur le web sémantique.

    L’objectif est à la fois de mettre en place un réseau d’utilisateurs du CIDOC CRM à un niveau local et ouvert sur plusieurs disciplines SHS, et à rendre autonome la communauté SHS pour la sémantisation.

     
    Projet financé à hauteur de 2000€ (fonds d’amorçage)
     

    Évènements