Catégorie : 2026, AAP jeunes chercheurs

  • InterChaînes : Interactions et Chaînes de référence

    Porteur de projet :

    Silvia FEDERZONI, (équipe LLL)

    Année de l’appel :

    2026

    Ce projet vise à constituer et diffuser une ressource ouverte dédiée à l’étude de la coréférence en interaction orale, en articulant deux dimensions rarement combinées dans les corpus existants : les chaînes de référence et l’organisation séquentielle des interactions. Il repose sur l’enrichissement du corpus oral ANCOR, par l’intégration de nouveaux extraits issus du corpus ESLO, afin d’augmenter la taille de la ressource et de diversifier les situations interactionnelles prises en compte (conversations informelles, repas, entretiens). Les données seront annotées à la fois en coréférence, selon le modèle ANCOR, et en séquences interactionnelles, grâce à l’élaboration d’un guide d’annotation spécifique. Cette double annotation permettra d’analyser comment les référents sont introduits, maintenus ou redéfinis au fil de l’échange, et comment les chaînes de référence se distribuent et se transforment selon les séquences d’interaction (planification, négociation, digressions). Les livrables — corpus annoté et guides d’annotation — seront diffusés en libre accès et constitueront une ressource méthodologique et empirique pour les recherches en linguistique de l’oral, analyse des interactions et traitement automatique des langues.

     
    Projet financé à hauteur de 1000€
  • Min al zenqra (depuis la rue) – film documentaire sur le street art algérois et les relations art et ville.

    Porteur de projet :

    Gaëlle HEMEURY, (équipe Citères)

    Année de l’appel :

    2026

    Min al zenqra (depuis la rue) – film documentaire sur le street art algérois et les relations art et ville. Projet de recherche en création qui questionne le statut du chercheur-artiste et des artistes-co-chercheurs

    Dans le cadre de ma thèse consacrée aux enjeux d’appropriation artistique de l’espace public en Algérie (requalification urbaine – réhabilitation citoyenne), je souhaite mener un projet de recherche en création et utiliser la photographie et la vidéo pour réaliser des supports de restitutions visuelles et sonores originaux afin de participer à la médiation scientifique.

    L’utilisation de la photo et la vidéo en sciences humaines et sociales, héritée de l’anthropologie visuelle, n’est pas une nouveauté. L’intérêt de ces outils pour la collecte de données pour le collaboratif horizontal créé entre le chercheur et les enquêtés investis (Erwein, 2015) n’est plus à prouver. Au demeurant, leur utilisation reste à l’heure actuelle en développement.

    Tous ces constats m’ont menée à vouloir proposer l’usage de la vidéo comme outils de recherche, enregistrement de données analysables et résultat final. Ce parti pris découle du manque identifié précédemment, et d’une conviction profonde que l’image en mouvement est un outil précieux qui permet de mettre en place une recherche collaborative. Dès lors il s’agit également, en creux, de discuter de la place du chercheur et des enjeux de recherche en création. Ce projet réfléchi depuis le début de ma thèse m’a amené a réaliser des formations en production cinématographique (Maison du film Paris) et à me familiariser avec le documentaire en réalisant mon premier film doc (Nicole que de l’amour actuellement en sélection en festival)

     

     

     
     
    Projet financé à hauteur de 1000€
  • Séjour de recherche à Trinité-et-Tobago et en Jamaïque – Printemps 2026

    Porteur de projet :

    Charline DOSSAT, (équipe Remelice)

    Année de l’appel :

    2026

    Je souhaite effectuer une mission de terrain à Trinité-et-Tobago et en Jamaîque qui jouera un rôle crucial dans l’avancement de ma thèse : ce séjour aura lieu en fin de deuxième année de contrat doctoral et a pour principaux objectifs de me permettre d’accéder à des ouvrages et documents nécessaires à la poursuite de la rédaction, ainsi que d’échanger avec des chercheurs et chercheuses spécialistes de la Caraïbe et de mon corpus. Mon sujet de doctorat s’intitule « Voix et performance : une exploration transmédiale de la culture jamaïcaine dans les oeuvres de Una Marson, Louise Bennett, Sylvia Wynter, Olive Senior, Jean Binta Breeze, et du collectif de théâtre Sistren ».  Cette recherche est menée sous la double direction de Lisa Tomlinson, Professeure à Mona, UWI (Jamaïque) et de Kerry-Jane Wallart (Université d’Orléans), et questionne comment ces artistes ont permis l’émergence d’un autre récit national voire nationaliste, entre exploration des politiques de l’identité jamaïcaine et revendication de valeurs féministes. Cette mission d’un mois et demi me permettra donc de consulter les archives de l’Université des Indes Occidentales ainsi que de la National Library of Jamaica, de mener des entretiens avec des auteurs et autrices mais aussi d’assister au Bocas Lit Festival à Port d’Espagne, ainsi qu’à des concerts et performances, puisque la musique et la pratique artistique vivante se trouvent au coeur de mon travail

     
     
    Projet financé à hauteur de 1000€
  • Artistes palestiniennes face aux scènes artistiques globales, assignations, représentations et visibilités

    Porteur de projet :

    Rabab RZINI, (équipe Citères)

    Année de l’appel :

    2026

    Ce projet de recherche explore les trajectoires et les pratiques des femmes artistes palestiniennes en diaspora, en se concentrant sur des capitales clés comme Berlin, Bruxelles et Londres, où se croisent des dynamiques culturelles, politiques et identitalres. À travers une enquête ethnographique multisituée, Il s’agira de comprendre comment ces artistes naviguent entre les attentes des Institutions culturelles globales et leurs propres aspirations créatives.
    L’étude se base sur des entretiens avec des artistes, des curateurs et des représentants Institutionnels, ainsi que sur l’observation des pratiques au sein d’espaces artistiques diasporiques. Elle Inclut également l’analyse des coeuvres produites et des archives culturelles pertinentes pour examiner comment ces femmes artistes redéfinissent les récits genrés et nationaux dans un contexte de fragmentation géographique et d’exil.
    Ce projet ambitionne de dépasser les interprétations réductrices qui associent l’art palestinien à des dimensions exclusivement politiques ou Identitaires. II vise à révéler les tensions entre reconnaissance Institutionnelle et autonomie artistique, tout en mettant en lumière la richesse esthétique et les stratégies développées par ces artistes pour se positionner sur des scènes mondialisées en articulant art, diaspora et identité, cette recherche contribuera à enrichir les débats sur les dynamiques artistiques contemporaines dans un contexte diasporique.

     

     
     
    Projet financé à hauteur de 1000€
  • Ecrire pour représenter, nommer pour exister : étude socio-littéraire du matrimoine littéraire uruguayen (1830-1920)

    Porteur de projet :

    Éléonore WURGLER, (équipe Rémélice)

    Année de l’appel :

    2026

    Cette mobilité en Uruguay s’inscrit dans le cadre de notre thèse : Les autrices uruguayennes et les imaginaires littéraires des féminins (1830-1920) : écrire pour représenter, nommer pour exister. L’objectif est d’analyser un corpus de textes peu étudiés en Uruguay et inconnus en France, en associant littérature et sociologie. Nous interrogeons les stratégies d’écriture et les dialogues mis en place par les autrices, entre les représentations socio-littéraires en vigueur à leur époque, leurs identités sociales et leurs idées des féminins.

    Lors de cette mobilité à Montevideo, nous consulterons des manuscrits et des fonds d’archives qui n’ont pas été numérisés et qui pourraient intégrer notre corpus. Ce séjour de recherche sera aussi un moment d’échanges scientifiques et académiques. La Pr. Inès de Torres nous a invité à rejoindre le Grupo Interdisciplinario de Estudios sobre Cultura (GIEC) qu’elle dirige. Nous nous entretiendrons avec d’autres professeurs de l’Université, ainsi qu’avec des conservateurs de la Bibliothèque Nationale de l’Uruguay (BNU). Ces échanges s’intègrent dans le cadre de réflexions professionnelles autour des enjeux de patrimonialisation et de visibilisation des ouvrages écrits par des femmes. Les recherches menées lors de cette mobilité nous amèneront à interroger la construction des mémoires historique sur les littératures écrites par des femmes, à travers la sanction officielle des discours et des productions de la BNU, mais aussi de l’Université.

     
     
    Projet financé à hauteur de 1000€
  • Etude de manuscrits attribués au Beryn Scribe

    Porteur de projet :

    Vanessa NACHAR, (équipe POLEN)

    Année de l’appel :

    2026

    Le Beryn Scribe était un scribe prolifique de la deuxième moitié du XVe siècle en Angleterre. De nombreuses copies lui sont attribuées. Or, ce scribe n’a jamais fait l’objet d’étude approfondie et nous ignorons presque tout de son identité scripturaire. Pour comprendre qui il était, il est nécessaire d’étudier ses productions.
    Cette étude permettrait d’analyser et de caractériser son écriture, de voir s’il y a eu une évolution dans sa calligraphie au fil du temps, d’évaluer sa maîtrise de l’écrit (commet-il des erreurs de copie, visible par des ratures?) et son implication dans la copie (ajoute-t-il des passages supplémentaires au texte d’origine ou en supprime-t-il ?). Il s’agira également d’une part de mettre en lumière les réseaux qu’il utilise pour se fournir en papier, en parchemin, en encre, éventuellement en textes, et d’autre part d’identifier les réseaux d’artisans possiblement sollicités pour les décorations et les reliures, pour comparer sa pratique à celle d’autres copistes londoniens contemporains. Il faudra également déterminer s’il copiait à Londres ou ailleurs en Angleterre.
    Tous ces questionnements, qui ne sont pas exhaustifs, nécessitent une étude et une observation précises des manuscrits qui lui sont attribués, rendant indispensable leur manipulation. En effet, leurs photographies ne permettent pas de voir des éléments de leur matérialité, fondamentaux pour comprendre qui était ce copiste.
     
     
    Projet financé à hauteur de 1000€