Catégorie : 2019, Financement MESRI, spécial MSH

  • JOURNEE SCIENTIFIQUE – Libres de (re)chercher : sécurité et indépendance de la recherche au XXIe siècle

    JOURNEE SCIENTIFIQUE – Libres de (re)chercher : sécurité et indépendance de la recherche au XXIe siècle

    Le 12 juin 2019, la Maison des Sciences de l’Homme Val de Loire, avec la collaboration scientifique du laboratoire CITERES (UMR 7324), a organisé une journée consacrée à la liberté de la recherche et à la sécurité des chercheurs. L’objectif de cette rencontre était de proposer une réflexion sur la notion et les enjeux de la liberté de la recherche , ainsi que de présenter des études de cas illustrant différents aspects.

    Cette journée scientifique était dédiée à Giulio Regeni, un doctorant italien de l’Université de Cambridge, affilié au Caire à l’American University, qui menait une recherche sur les syndicats indépendants égyptiens. Le 3 février 2016, son corps, défiguré par la torture, était retrouvé aux marges de l’autoroute Le Caire – Alexandrie. Bien qu’une enquête judiciaire soit encore en cours, l’hypothèse que sa mort soit associée à son état de chercheur semble se confirmer.

    Elle a été organisée par la Maison des Sciences de l’Homme Val de Loire et conçue et préparée par Claudia CIRELLI (Université de Tours-CITERES), Francesco CORREALE (CNRS- CITERES) et Chiara LASTRAIOLI (Université de Tours-MSH VdL).

    PROGRAMME

    La journée était consacrée à des interventions et à des retours d’expériences autour de la recherche sur des terrains à risques. Il a été également question de la liberté des institutions de recherche ou encore de la protection des données.

    Intervenants :
    Thierry DOMINICI, Université de Bordeaux
    Roberta GIUNTA, Université « L’Orientale » de Naples
    Didier GUIGNARD, CNRS, IREMAM, Aix-en-Provence
    Robert ILBERT, Université Aix-Marseille
    Gülsah KURT, Université de Tours
    Sabrina MELENOTTE, LAIOS et Plateforme Violence et sortie
    de la violence (FMSH), Paris
    Maâti MONJIB, Université Mohammed V, Rabat
    Marc-Antoine PEROUSE DE MONTCLOS, IRD, Paris
    Leslie PIQUEMAL, Cairo Institute for Human Rights Studies, Bruxelles

    Télécharger le programme complet de la journée

    Ci-dessous, l’introduction de la journée par Chiara LASTRAIOLI, Directrice de la MSH Val de Loire et Francesco CORREALE, ingénieur de recherche CNRS (CITERES, UMR 7324).

  • Bourses d’aide à la formation et à la mobilité des doctorants

    15 bourses ont été attribuées :

    • Sibel AKYILDIZ (CITERES, UMR 7324)
    • Jean BEUVIER (CESR, UMR 7323)
    • Camille BOSSAVIT (IRAMAT, UMR 5060)
    • Hélène FLAMEIN (LLL, UMR 7270)
    • Roufaïda HENNI (CITERES, UMR 7323)
    • Nicolle HERZOG (ICD), EA 6297)
    • Marie-Lou LANIER (CESR, UMR 7323)
    • Micheal MAKARY (CITERES, UMR 7324)
    • Émelyne MARQUIS (CeTHIS, EA 6298)
    • Laura MONFLEUR (CITERES, UMR 7324)
    • Rivel MOUMBONGOYO (CEDETE, EA 1210)
    • Clément PINAULT (CeTHiS, EA 6298)
    • Marie SIGRIST (CITERES, UMR 7324)
    • Corentin THERMES (CITERES, UMR 7324)
    • Yunzhi ZHANG (LEO, FRE 2014)
  • Bourses de mobilité scientifique à l’intention des chercheurs et des enseignants-chercheurs

    15 bourses ont été attribuées :

    • Marion AMALRIC (CITERES, UMR 7324)
    • Raphaële BERTHO (Intru, EA 6301)
    • Didier BOISSEUIL (CeTHiS, EA 6298)
    • Nathalie CHAMPROUX (ICD, EA 6297)
    • Claudia CIRELLI (CITERES, UMR 7324)
    • Sylvie CROGIEZ-PÉTREQUIN (CeTHiS, EA 6298)
    • Juliette DUMASY-RABINEAU (POLEN, EA 4710)
    • Gülçin ERDI (CITERES, UMR 7324)
    • Marcos EYMAR (REMELICE, EA 4709)
    • Bénédicte FLORIN (CITERES, UMR 7324)
    • Arlette FRUND (ICD, EA 6297)
    • Denis MARTOUZET (CITERES, UMR 7324)
    • Catherine PELAGE (RÉMÉLICE, EA 4709)
    • Anna PERRAUDIN (CITERES, UMR 7324)
    • Emmanuelle TERRONES (ICD, EA 6297)
  • RÉSEAU SCIENTIFIQUE INTERNATIONAL – Famille sans frontières, famille émancipée

    Porteur de projet :

    Cécile COQUET-MOKOKO, ICD (EA 6297)

    Partenaires :

    • Institut du cancer – Boulogne Billancourt
    • IEAS – Goethe Universitat – Francfort, Allemagne
    • Dipartimento di Lingue e Letterature staniere e Culture moderne – Turin, Italie
    • Université Lüdwig Maximilian de München – Allemagne
    • Université de Siegen – Allemagne
    • Università degli Studi di Roma « Tor Vergata » – Rome, Italie
    • Wellesley College – Department of Women’s and Gender Studies – Wellesley, Etats-Unis
    • Sciences Normes Décision – Maison de la Recherche, Paris
    • LEASP (UMR 1027) – Plateforme Génotoul Sociétal – Toulouse

    Partant du constat de L. Briggs (2017) selon lequel la famille est la matrice des schémas de pensée et de pratiques socio-culturels déterminant les décisions en matière de politique (inter)nationale et d’éthique, nous comparons les réponses institutionnelles françaises, allemandes et italiennes aux évolutions suivantes :

    1. En dépit des barrières juridiques, l’importance des technologies reproductives modernes et de dépistage génétique dans la formation des familles les amène à se construire dans la transnationalité
    2. Les familles fondées sur une parentalité du même sexe ou transgenre, sur le choix de maternité isolée ou sur l’adoption doivent lutter pour l’égalité des droits et leur protection juridique.
    3. L’exigence d’un équilibre entre travail et vie familiale (notamment pour les aidants)
    4. Les migrations économiques ont des implications pour les familles, dans les pays d’accueil ; certains mécanismes sociaux et sociétaux ont créé une demande accrue d’aide à domicile dans les pays développés (infirmières, nounous, aides ménagères, aides-jardiniers)
    5. Les familles issues de continents du Sud, ou adhérant à des obédiences religieuses ultra-orthodoxes, posent des défis à l’héritage humaniste de l’Europe (parité, circoncision, polygamie…)
    6. Le rapport aux parents âgés est surdéterminé par la culture ; les cadres sociaux et juridiques génèrent des organisations variées (habitat transgénérationnel, communautés de retraités, aides à domicile, EHPAD)

    Projet financé à hauteur de 7000€.

     

    Activités

  • RÉSEAU SCIENTIFIQUE INTERNATIONAL – Europa-Asia-Pac

    Porteur de projet :

    Pierre-Yves MONJAL et Abdelkhaleq BERRAMDANE (IRJI François-Rabelais)

    Partenaires :

    • Institut de droit public – Faculté de Droit et Science Sociales – Université de Poitiers
    • Centre d’Études et de Recherches administratives et politiques, Villetaneuse
    • Institut des Sciences sociales – Université de Chuo, Tokoy, Japon
    • Chaire de droit public – Université de Kyoto, Japon
    • Graduate School of Social Science – Université de Hiroshima, Japon
    • Centre de Recherche sur le droit du commerce international – Faculté de Droit – Hanoï, Vietnam
    • Journal de Sciences Juridiques de l’Université de droit de Ho Chi Minh Ville – Vietnam
    • Faculté de droit – Université de Chang mai, Thaïlande
    • Centres de recherches de droit public et de droit français – Chine

    L’Union européenne a conclu plusieurs accords de partenariats avec les pays Asie-Pacifique. Ce réseau dense d’accords ne peut se comprendre sans une mise en articulation avec les multiples accords conclus ou à conclure entre les différentes parties de cette même région.

    Parallèlement à ce pôle européen émerge un pôle Asie-pacifique : un groupe, sous la houlette du japon, avec l’accord de partenariat transpacifique global et progressiste et un autre, sous la houlette de la Chine, avec l’accord de partenariat régional économique global.

    En contrepoint, un autre pôle se renforce autour des États-Unis, avec l’accord récent avec le Canada et le Mexique.

    la problématique est de savoir comment s’organisent ces différents pôles, en constitution, qui regroupent plus de 80% de l’économie mondiale. Plus précisément, les accords euro-asiatiques sont-ils construits selon le même modèle  que ceux des autres partenariats régionaux ? Ont-ils leurs spécificités dans leurs contenus ? Ces partenariats qui s’organisent sous forme d’anneaux olympiques, puisque l’Union européenne et plusieurs Etats se trouvent dans différents anneaux à la fois, comment s’articulent-ils ? Comment s’articule cet enchevêtrement ?

    D’où la nécessité de co,constituer un vaste réseau de recherche internationale et pluridisciplinaire(SHS et sciences) Europe-Asie-Pacifique qui rapprochera et renforcera deux autres réseaux : NihonEuropA de Tours et NODYPEX de Rennes, et qui sera élargi à la Chine et à la Thaïlande.

    Projet financé à hauteur de 7000€.

     

     

  • RÉSEAU SCIENTIFIQUE INTERNATIONAL – Coloniality, confinement and order. Colonial and post-colonial forms of internment in and around the Mediterranean

    Porteur de projet :

    Francesco CORREALE, CITERES (UMR 7324)

    Partenaires :

    • GRECS – Grupo de Recerca sobre Exclusio i Control Social, Université de Barcelone, Espagne
    • Historisches Institut, Université de Berne, Suisse
    • Dipartimento di Scienze Politiche e Sociali, Université de Pavie, Italie
    • Departemento Antropologia Social y Pensamiento Filosofico Español, Université Autonome de Madrid, Espagne
    • GRESAM – Grupo de Estudios sobre las Sociedades Arabes y Musulmanas, Université de Castilla – La Mancha, Tolède, Espagne
    • Centre Transfrontalier d’Action Culturelle et Recherche Sociale – Centre ACRES, Tanger, Maroc
    • Centro di Ricerca e documentazione sul confino politico e la detenzione, Ventotene, Italie
    • Dipartimento di Scienze della Formazione, Université de Gênes, Italie
    • UMR 7301 MIGRINTER, Poitiers, France
    • IHC – Instituto de História Contemporânea, Université NOVA de Lisbonne, Portugal
    • Dipartimento di Scienze Politiche e della Comunicazione, Université de Salerne, Italie

    Le projet propose d’analyser les formes d’internement établies par les métropoles coloniales du sud de l’Europe à leur intérieur et au sein de leurs empires et de les relier aux morphologies des différentes méthodes de réclusion contemporaines visant en particulier les migrants et les réfugiés. Il s’agira d’un côté de comprendre comment la répression des « dissidents » et des « indésirables » s’est déroulée dans le cadre colonial, en opérant un choix des cas concrets provenant tant des camps de concentration que des aménagements urbains réalisés afin de reléguer les « classes dangereuses » dans des espaces de ségrégation (réels ou de fait) ; et de l’autre, d’inscrire dans une perspective historique les politiques officielles d’internement qui trouvent leur origine dans le grand renfermement foulcaudien. Ces politiques semblent se reproduire dans les restrictions actuelles des flux migratoires Sud-Nord tant dans les anciennes métropoles que dans leurs anciennes colonies, déterminant ainsi la création d’un véritable espace global pour la gestion humanitaire des « indésirables ».

    Projet financé à hauteur de 7000€