Catégorie : projets financés

  • Lecture partagée d’albums jeunesse (LePAJe)

    Porteur de projet :

    Céline DUGUA, LLL – UMR 7270

    Partenaires :

    InTRu, EA 6301
    Association Val de Lire – Beaugençy
    Association Livre Passerelle – Tours

    Année de l’appel :

    2022

    Le projet LePAJe mettra en évidence (1) les spécificités littéraires de l’album jeunesse et (2) les types de variations linguistiques observables en lecture partagée, par la collaboration entre une spécialiste de l’album jeunesse (Cécile Boulaire, Intru, Université de Tours), une linguiste (Cécile Dugua, LLL, Université d’Orléans) et deux associations de diffusion culturelle locales (Livre Passerelle à Tours et Val de Lire à Beaugençy).

    Les travaux sur la lecture partagée tiennent rarement compte des caractéristiques de l’album ; une partie du projet porte spécifiquement sur cet élément puisque nous créerons et diffuserons une grille de description. Par ailleurs, l’étude des variations linguistiques en lecture est peu documentée. Nous recueillons des lectures partagées, dont l’analyse des variations linguistiques, croisée avec les caractéristiques des albums et les informations sur les lecteurs, permettra de poser les bases des spécificités langagières de cet acte.

    Nous défendons ici une approche résolument bi-disciplinaire, entre linguistique de l’oral et littérature, ce qui participe de l’originalité et du caractère prometteur du projet. Nos deux associations partenaires sont essentielles dans la mise en place du projet et pour la compréhension des enjeux linguistiques et sociétaux autour de la lecture partagée. Enfin, ce projet s’intègre dans l’axe Modèle, Modélisation, Simulation puisque nous construirons des ressources orales dans lesquelles nous analyserons un objet linguistique variable dans une démarche de Science Ouverte.

    Projet financé à hauteur de 2000€

    Présentation lors de la journée scientifique 2023 :

  • Translatio. Réception de l’Antiquité classique dans le Japon contemporain

    Porteurs de projet :

    Pierre-Alain CALTOT, POLEN, EA 4710
    Aline HENNINGER, REMELICE, EA 4709

    Partenaires :

    Maison des sciences de l’homme Ange Guépin, UAR 3491
    CERILAC, EA 4410

    Année de l’appel :

    2022

    Le programme de recherches Translatio vise à s’intéresser à la réception et à la présence de l’Antiquité classique, en l’occurrence Antiquité grecque et romaine, dans le Japon moderne et contemporain, mais en particulier aux XIXe
    et XXe siècles. Par son caractère diachronique et transgéographique, le programme Translatio envisage la réception culturelle de l’Antiquité classique et pose la question d’une colonisation culturelle a posteriori.

    Fondamentalement interdisciplinaire, notre approche se trouve au croisement entre des enjeux linguistiques, littéraires, culturels (architecture notamment) et rejoint donc plusieurs axes de la MSH Val de Loire, notamment « Mutation des normes » et « Transmission des savoirs ».

    L’intégralité de cette présentation est à voir ou revoir en vidéo 

    Projet financé à hauteur de 2000€

    A voir

  • La lutte contre le gel dans les appellations Bourgueil et St Nicolas de Bourgueil – Constructions territoriales des savoirs dans le contexte des Changements Climatiques

    Porteur de projet :

    Corentin THERMES, CITERES, UMR 7324

    Année de l’appel :
    2021

    Le projet de documentation audio-visuel a débuté en décembre 2019 et s’inscrit dans le cadre de la thèse de Corentin Thermes.

    Le projet, co-animé entre Corentin Thermes et Florian Revol a pour objectif de produire un documentaire audio-visuel sur le sujet de la lutte contre le gel dans les appellations Bourgueil et Saint Nicolas de Bourgueil. ce projet vise à analyser (à partir de l’image) les différents types de savoirs (vernaculaires, académiques, techniques, climatiques) mobilisés par les vignerons et les acteurs locaux pour faire face à l’aléa gélif qui cause des dégâts importants dans le vignoble. La méthode utilisée est la mise en place d’une semaine d’enquêtes, de cheminements avec les acteurs du territoire pour faire parler de ce sujet bien connu par les acteurs locaux et qui produit des débats dans le Bourgueillois (impact paysager des tours antigel, utilisation de la ressource eau pour lutter contre le gel, utilisation de dispositifs anciens pour lutter, ne pas se protéger du tout, etc.). la diversité des vignerons dans leurs approches (agriculture bio, biodynamie, conventionnelle), dans leurs profils socio-économiques, inscrits de longue date sur le territoire ou non, permettra de faire émerger un panel de représentations, de mobilisations de savoirs variés, produisant un travail documentaire à la fois riches et aussi riche pour le monde de la viticulture.

    Projet financé à hauteur de 1000€

     

    Voir aussi

     

  • In vitro, resilire : évolution de l’artisanat du verre au haut Moyen Âge

    Porteur de projet :

    Inès PACTAT, IRAMAT, UMR 5060

    Année de l’appel :
    2021

    Ce projet poursuit un travail de recherche interdisciplinaire engagé depuis dix ans sur une période charnière de l’histoire du verre. Le haut Moyen Âge fut en effet le théâtre d’importantes mutations qui ont profondément et durablement marqué le système de production de ce matériau. A un système fractionné et rationalisé hérité de l’Antiquité, basé sur la production primaire de verre brut au Proche-Orient et la fabrication d’objets manufacturés dans des ateliers secondaires, ont succédé des officines autonomes et complètes, assurant la totalité de la chaîne opératoire du verre. S’affranchir de pratiques instaurées depuis près d’un millénaire a demandé aux artisans verriers d’Europe occidentale de réinventer et renouveler totalement leur activité en utilisant des ressources locales, tout en répondant à une demande grandissante et à une évolution des modes de consommation. C’est donc un véritable modèle de résilience technologique qui s’offre à notre considération. Nous proposons ici de l’aborder en réalisant une étude systémique des vestiges d’ateliers de la fin du haut Moyen Âge dans la moitié nord de la France. Le premier objectif sera de définir les modalités des mutations observées tout en tentant d’en retracer l’évolution et la diffusion.  Le second s’attachera à contextualiser les ateliers afin de comprendre dans quels cadres politique, économique et sociétal ils ont évolué et quelle était la nature des relations entretenues avec les instances laïques et religieuses.

    Projet financé à hauteur de 1000€

     

  • Explorer la Réserve de Faune d’Abdoulaye (Togo)

    Porteur de projet :

    Mouhamed TEBONOU, CITERES, UMR 7324

    Année de l’appel :
    2021

    La demande s’inscrit dans le cadre d’une thèse qui vise à questionner la pertinence, en termes de services écosystémiques, d’une aire protégée, la Réserve de Faune d’Abdoulaye au Togo. Elle permettrait de financer une mission de terrain structurée autour de quatre objectifs :

    1. Collecter des données nécessaires à l’analyse de la Réserve de Faune d’Abdoulaye
    2. Constituer un réseau autour du questionnement en impliquant des chercheurs locaux
    3. Réaliser une première présentation de l’enquête terrain
    4. Après le retour en France, réaliser un document de communication

    Outre la collecte de données auprès d’acteurs clés, des relevés de terrain, des enquêtes et entretiens seront réalisés au cours de cette mission, permettant ainsi d’acquérir les premiers matériaux d’analyse. Un séminaire sera organisé par visioconférence : il sera l’occasion de présenter de premiers résultats, de créer une dynamique de collaboration avec les chercheurs et acteurs togolais et d’établir un lien de partenariat entre le Laboratoire de Recherche Biogéographiques et d’Études Environnementales (LaRBE) de l’Université de Lomé et la laboratoire CITERES, contribuant ainsi à la renommée à l’international de la Maison des Sciences de l’Homme Val de Loire.

    En retour de mission et après analyse des connées collectées, un document de communication sera réalisé à destination notamment des chercheurs et acteurs togolais, voire au-delà.

    Projet financé à hauteur de 1000€.

    > Voir le document de communication – Avril 2022

  • Film documentaire sur les quartiers informels de Beyrouth

    Porteur de projet :

    Rouba KAEDBEY, CITERES, UMR 7324

    Année de l’appel :
    2021

    Dans le cadre de son doctorat qui porte sur le marché locatif dans les quartiers informels de la banlieue de Beyrouth (Liban), Rouba Kaedbey a filmé un documentaire en septembre 2020 qui aborde un aspect fondamental de sa thèse, celui du lien entre conflits, migrations et urbanisation informelle. L’étape de tournage étant terminé, actuellement le projet est en phase de montage et finalisation qui se fait en collaboration avec Hania Khoury, chargée du montage, et Jean-Philippe Corbellini de la MSH Val de Loire, qui va travailler sur le design sonore. Des dépenses supplémentaires seront à prévoir pour cette phase comme par exemple, entre autres, l’assistance à la traduction de l’Arabe au Français, une prestation qui ne peut pas être assurée au sein de la MSH.

    L’intégralité de cette présentation est à voir ou revoir en vidéo 

    Projet financé à hauteur de 1000€.

  • Étude des parures antiques de la vallée de la Garonne

    Porteur de projet :

    Anaïs CHEUTON, IRAMAT-CEB (UMR 5060)

    Année de l’appel :
    2021

    Le projet s’inscrit dans le cadre d’une thèse débutée en octobre 2019 qui porte sur les processus interculturels à travers l’évolution des parures antiques. l’originalité de ce travail est de proposer une étude pluridisciplinaire des parures en alliage non ferreux, associant approches typo-chronologiques, techniques et archéométriques. Pour ce faire, la première étape a été de réaliser un corpus aussi exhaustif que possible de l’ensemble des parures retrouvées dans la zone géographique considérée. La seconde étape consiste à aller étudier sur le terrain les lots de mobilier, sélectionnés de manière raisonnée parmi l’ensemble du corpus en tenant compte de différentes problématiques. Lors des déplacements dans les lieux de conservation (musées, dépôts archéologiques), les objets seront décrits, mesurés, pesés, photographiés, dessinés. Enfin, il est envisagé d’effectuer des micro-prélèvements sur le mobilier étudié afin d’analyser en laboratoire uniquement le copeau métallique prélevé. Ces prélèvements pourront dans certains cas être réalisés en même temps que l’étude de l’objet, mais il n’est pas exclu qu’une mission spécifique soit nécessaire. Le projet « Étude des parures antiques de la vallée de la Garonne » s’intéressera plus particulièrement à l’axe Bordeaux-Toulouse. L’étude des parures dans cette zone permettra d’apporter des premiers éléments de réponse sur la diffusion de la culture  méditerranéenne sur l’axe aquitain entre la fin du Second âge du Fer et le Haut-Empire.

    Projet financé à hauteur de 1000€

  • AMMina

    Porteur de projet :

    Katja PLOOG, LLL, UMR 7270

    Partenaires :

    CITERES, UMR 7324
    EES, EA 7505

    Année de l’appel :
    2021

    En dépit de l’intérêt médiatique et sociétal relatif suscité par cette population, les étrangers mineurs non accompagnés (MNA) constituent un public aux caractéristiques encore mal appréhendées. le projet AMMina vise à problématiser les pratiques alimentaires des MNA comme donné dynamique, constitutive du processus migratoire en général et de la (re-)construction identitaire singulière de l’individu qui l’accompagne. Il s’agira de mettre en exergue les catégories discursives liées à l’alimentation, élaborées dans l’intersubjectivité, par un double croisement des perspectives, entre chercheurs de différentes disciplines issues des sciences humaines d’une part, entre ces chercheurs et les acteurs sociaux au contact des MNA d’autre part. La journée d’études qui sera organisée à cet effet marquera le point de départ à la constitution d’un réseau de réflexion commun autour de cette problématique.

    Projet financé à hauteur de 5000€

    A voir

     

  • FinDiT-NC (Finance Digitale, Transition Numérique et Climatique)

    Porteur de projet :

    Sébastien GALANTI, LEO – FRE 2014

    Partenaires :

    CEMOTEV, EA 4457

    Année de l’appel :
    2021

    La dernière décennie a vu l’émergence très rapide de la transition numérique en matière de finance (crypto-actifs, paiements mobiles, etc. ) ainsi que d’une prise de conscience sur la nécessaire transition climatique, avec comme point d’orgue les accords de Paris de 2015. En revanche, la question de l’impact de ta digitalisation de la finance (au sens très large) sur le  changement climatique n’a pour l’instant pas fait l’objet de nombreuses études systématiques. Pourtant, ces mutations intéressent tous les pays, au premier rang desquels les pays d’Afrique Sub-saharienne, en tant qu’acteurs majeurs de l’utilisation de paiements mobiles (ayant commencé par exemple au Kenya en 2007 avec M-Pesa), mais aussi en tant que pays dont les projections montrent qu’ils seront parmi les plus affectés par le
    changement climatique.

    L’objectif est de tenter d’évaluer dans quelle mesure l’adoption d’outils de finance digitale contribue à réduire (par gain d’efficacité) ou augmenter (par leurs émissions directes, processus de production et déchets inclus) les  gaz à effet de serre, et surtout à évaluer en quoi ces outils contribuent au développement, à l’inclusion financière, ou à l’intensification des conflits liés aux ressources minières indispensables au secteur des Technologies de l’lnformation et de la Communication (TlC).

    Projet financé à hauteur de 5000€

    Voir aussi

  • La compassion ou l’oubli d’une passion vertueuse. Le partage de la vulnérabilité

    Porteur de projet :

    Fosca MARIANI ZINI, CESR – UMR 7323

    Partenaires :

    Université de Milan, Italie
    Université de Salerne, Italie
    Centre Marc Bloch, Unifre 14, CNRS, Berlin, Allemagne
    LEM Laboratoire d’Etudes sur le Monthéisme – UM 8584

    Année de l’appel :
    2021

    Notre projet se propose d’analyser la nature e la fonction de la compassion, un peu oubliée par les sciences humaines, qui en ont souligné le caractère excessif et inutile. Notre objectif est, en revanche, de réhabiliter la compassion comme une émotion vertueuse ou comme une compétence (ou skill) propre à notre équipement cognitif et affectif, qui prend soin de manière efficace de la vulnérabilité de soi-même et d’autrui. A la différence de l’empathie, la compassion exprime non seulement un « sentir avec » mais un « sentir pour ». Elle saisit même les émotions qu’elle ne connaît pas : c’est cette asymétrie qui l’incite à prendre soin activement d’autrui et non à ajouter douleur à la douleur.

    L’ambition de notre projet réside dans la tentative de promouvoir une recherche émergente interdisciplinaire et internationale de longue haleine. Le premier pas étudie la compassion dans l’histoire de la pensée, notamment chez les auteurs comme Sénèque, Anselme, Augustin, Fénelon, Schopenhauer. Il ne s’agit pas de réactualiser de manière naïve des conceptions et des vertus anciennes, mais d’en dégager les potentialités. le second pas élargit cette réflexion à la psychologie cognitive et la pratique médicale. Enfin, nous voudrions proposer sur ce sujet à l’IRDES, dans le cadre de la prévention et de la thérapie de la maladie psychique.

    Le projet proposé à la MSH se situe dans l’axe « Mutation des normes ». Il vise à accomplir le premier pas et à préparer les deux autres.

    Projet financé à hauteur de 5000€

     

     

    Voir aussi :
    [Colloque] La compassion ou l’oubli d‘une passion vertueuse – 12 et 13 janvier 2023, Tours