Catégorie : publications

  • La « Malebouche »

    La « Malebouche »

    Pourquoi les paroles font-elles mal ? Quel mal spécifique les paroles méchantes infligent-elles ?

    « Male bouche », le personnage du Roman de la Rose, est la figure tutélaire de cet ouvrage qui tente d’apporter des éléments de réponse à ces questions en analysant les raisons culturelles pour lesquelles, dans tel ou tel contexte historique, les meurtrissures infligées par la langue revêtent une signification particulière et en convoquant plusieurs objets d’étude, parmi lesquels le droit, la littérature, le théâtre, les pamphlets, les traités de civilité. Au-delà d’un noyau anthropologique constant, les passions tristes s’exprimant dans les paroles blessantes déterminent à chaque fois la façon dont l’oreille accueille ce qui est dit, tant ce que l’on doit dire dépend de ce que l’on peut entendre.

    Le volume aborde la question en se concentrant sur trois moments saillants, en essayant d’en saisir les préoccupations les plus marquantes : la peur du mensonge au Moyen Âge ; le risque de la loquacité creuse à la Renaissance ; le détournement de la raison par les paroles malintentionnées à l’époque des Lumières.

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  • Un deuxième contact ? Histoire et mémoires du Centre d’expérimentation du Pacifique

    Un deuxième contact ? Histoire et mémoires du Centre d’expérimentation du Pacifique

    Auteurs :  Renaud Meltz, Benjamin Furst , Alexis Vrignon  
    Éditeur : MSHP
    Date de publication : 2025
    Laboratoire : Polen
     

    Explorer le « deuxième contact », c’est être guidé par la conviction que les Polynésiens n’ont pas été de simples figurants mais des acteurs essentiels de cette histoire, qui a également transformé la trajectoire des Européens qui y ont pris part.

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  • Antiquités, recherche et bibliothèques. La naissance de l’histoire littéraire en France dans la seconde moitié du XVIe siècle

    Antiquités, recherche et bibliothèques. La naissance de l’histoire littéraire en France dans la seconde moitié du XVIe siècle

    Après un demi-siècle de combat pour la langue française, la France du dernier quart du XVIe siècle voit émerger une conscience de sa littérature nationale. Ainsi s’élabore, en particulier avec les travaux de Claude Fauchet, d’Étienne Pasquier, de La Croix du Maine et de Du Verdier, un discours sur la littérature française, ses origines, son histoire et ses spécificités ; de Jean de Meun à Pierre de Ronsard, des auteurs tendent à devenir constitutifs d’un patrimoine littéraire proprement français, méritant d’être exploré, catalogué, décrit, analysé et mis à l’honneur par ces pionniers de l’histoire littéraire qui mettent à contribution sources manuscrites ou imprimées, réseaux de solidarité et modèles érudits, en France et hors de France, afin d’ériger les premiers monuments à la gloire du génie poétique français.

    Le présent ouvrage, résultant en partie de deux journées d’étude organisées au CESR en juin 2018 et novembre 2019, recueille les contributions d’Ann Blair, Benoît Autiquet, Nicole Bergk Pinto, Marie-Luce Demonet, Stéphan Geonget, Carlo Alberto Girotto, Mark Greengrass, Claude La Charité, Silvère Menegaldo, Emmanuelle Mortgat-Longuet, Pascale Mounier, Guillaume Porte, Aurélien Ruellet et Toshinori Uetani.

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  • Lire la poésie de langue espagnole en dialogue

    Lire la poésie de langue espagnole en dialogue

    Ce livre présente des lectures-écoutes des œuvres poétiques de Vicente Aleixandre, Jaime Siles, Guillermo Carnero, Antonio Colinas, Luis Antonio de Villena, Pere Gimferrer, Luis Cernuda, Jenaro Talens, Miguel Veyrat, Manuel Álvarez Ortega, Luis Alberto de Cuenca, León Felipe, Tomás Segovia, Juan Gelmán, Julia de Burgos, Juan Ramón Jiménez et Pureza Canelo. Ces auteur(e)s ont marqué la tradition contemporaine en langue espagnole du dialogue des cultures dans leurs écrits.

    Le présent volume s’accorde à lire la singularité de leur inspiration livrée dans ce qu’Antoine Berman a nommé L’épreuve de l’étranger. L’univers de l’autre culture s’ouvre à soi pour édifier l’étrangeté d’être une voix poétique dans les traversées de chaque vie de poète : voix républicaines, voix d’exilés, voix de poètes traducteurs, voix de passeurs des cultures européennes et chinoise s’avancent progressivement vers le décentrement crépusculaire du retrait.

    Au centre de ces voix, le lecteur dialogue avec toutes ces œuvres se plaçant à l’écoute de ces « oralisations intérieures », inventant une posture réceptive de lecteur privilégié.

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  • La serpicina. Fra un’animalità dolente e vindice: la novella di Lazzaro, tintore turchino

    La serpicina. Fra un’animalità dolente e vindice: la novella di Lazzaro, tintore turchino

    Publié pour la première fois en 1847, La serpicina de Francesco Domenico Guerrazzi (1804-1873) – plus connu pour ses romans historiques (notamment La battaglia di Benevento, 1827 ; et L’assedio di Firenze,1836) et pour son engagement politique républicain qui lui valut la prison et l’exil –, est un texte hybride, à mi-chemin entre l’apologue et le conte merveilleux, dont l’anecdote fondatrice est inspirée d’une nouvelle édifiante publiée au XVIIe siècle par le prédicateur jésuite Carlo Casalicchio. Mais par la complexité et l’ambiguïté qu’il confère à son contenu, Guerrazzi est parvenu à en retourner la portée et à tirer l’anecdote vers le conte merveilleux tel qu’il renaît dans la littérature italienne à partir de 1860, aussi bien à travers la collecte des contes populaires oraux (Gherardo Nerucci, Giuseppe Pitrè) qu’au sein du développement d’une production de contes de fées littéraires (Carlo Collodi, Vittorio Imbriani, Luigi Capuana).
    Guerrazzi parvient à ses fins en instituant dans son récit un narrateur, Lazzaro qui, tout de bleu vêtu et le visage et les mains de bleu teints comme il sied à un teinturier, se substitue à une longue chaîne de narratrices inaugurée par la vieille qui transmet chez Apulée à la jeune captive la fabella de Psyché, à l’instar des dix vieilles choisies par le roi Tadeo à l’origine de Lo cunto de li cunti de Giovan Battista Basile (1634). De plus, le conte de Guerrazzi manifeste l’usage d’une forme syntaxique, l’imperativo reduplicato, qui va devenir dans les décennies suivantes le chiffre stylistique du conte de fée littéraire italien en ce qu’il témoigne de la tradition orale à laquelle ces textes littéraires feignent de se rattacher et au sein de laquelle ils inscrivent la marque de leur identité.
    La serpicina est un texte fondateur qui essaime dans la production du conte merveilleux italien de la seconde moitié du XIXe siècle et dont on retrouve les traces jusque dans le classique que sont Le avventure di Pinocchio de Carlo Collodi (1883).
     
  • Isabelle : Tragedy by Nicolas de Montreux, c. 1584 édition bilingue, 2025

    Isabelle : Tragedy by Nicolas de Montreux, c. 1584 édition bilingue, 2025

    Nicolas de Montreux (1561?-1608?), little known today, was a prolific and widely diffused author in a wide range of genres, including drama. Evidence exists that Isabelle was the earliest of his three surviving tragedies, in print by 1584, although extant copies derive from the version annexed to a volume of his popular “bergeries” published in 1595. The question of date is particularly to the point, given the possibility, cautiously explored in this volume’s Introduction, that the play may have contributed to the formation and evolution of Shakespeare’s work at an early stage.
    Beyond question is Isabelle’s participation in the vogue for Italianate romance literature that strongly influenced Elizabethan writing generally. Exceptionally for a French “humanist” tragedy of the period, its plot and main characters are adapted from an episode in Ariosto’s enormously popular epic Orlando Furioso featuring a confrontation between the lustful Moor Rodomonte and his beautiful captive Isabella. Within a framework drawing eclectically on far-flung elements of Ariosto’s vast poem, Montreux converts his source’s sensational plot and schematic morality into a study in tragedy precocious for its time and place. Isabelle anticipates his later heroines, Cleopatra (c. 1592) and Sophonisbe (1601), in choosing death as a means of self-affirmation. More remarkably, the boastful and violent Rodomont himself becomes a pitiful victim of the destructive forces he has set in motion.
    In addition to a full Introduction and annotated verse translation, this volume offers the first edition of the French text since the late sixteenth century.
     
    Ce volume propose une traduction en vers annotée, accompagnée d’une riche introduction et de la première édition en français depuis la fin du XVIe, d’une tragédie qui a peut-être contribué à la formation et à l’évolution de l’œuvre de Shakespeare.
     
  • Trajectoires périurbaines Mobilités spatiales et recompositions des modes d’habiter en marge des ville françaises

    Trajectoires périurbaines Mobilités spatiales et recompositions des modes d’habiter en marge des ville françaises

     

    Façonnant nos territoires et nos manières d’habiter, les mobilités jouent plus largement un rôle dans la production de l’espace social. Ainsi l’examen des mobilités quotidiennes permet d’approfondir la compréhension des formes d’agencement spatio-temporel (périphérisation, sectorisation, polycentrisme) et met en évidence des logiques inédites issues de la territorialité des parcours. Comment la complexité des mouvements résidentiels accompagne la maturation des espaces périurbains ? Comment se dessinent les différents modes d’habiter entre les premières couronnes et le périurbain plus éloigné ? Quel rôle exercent ils dans l’organisation et la transformation sociale des périphéries urbaines en France ? Approfondissant la manière dont les mobilités géographiques, et plus largement le rapport social au mouvement, participent à construire les territorialités habitantes, ce livre examine les mobilités et les trajectoires résidentielles ; les mobilités quotidiennes et leurs formes d’agencements ainsi que les usages et le vécu des espace-temps du déplacement.
    Enfin, interrogeant l’émergence de comportements de mobilité alternatifs à la voiture, ce livre fournit les jalons théoriques et méthodologiques pour développer une approche dynamique de l’habiter, dans un contexte marqué par l’incertitude et le changement.

  • Microscopy, Magnification and Modernist Fiction, Micro- Modernism from Hardy to Beckett

    Microscopy, Magnification and Modernist Fiction, Micro- Modernism from Hardy to Beckett

    Exploring how modernism registered shock experiences of the microscopic and extended vision in prose fiction through the work of four modernist writers – D. H. Lawrence, Marcel Proust, Virginia Woolf, and Samuel Beckett – this book is the first substantial study of the interrelations between microscopy and modernist fiction.

  • Droit(s) et bande-dessinée

    Droit(s) et bande-dessinée

    La bande dessinée, longtemps cantonnée à la littérature destinée à la jeunesse et considérée comme un art mineur, a, depuis un demi-siècle, obtenu une légitime consécration dans l’univers artistique et dans le monde scientifique.

    Il s’agit d’un média d’une richesse inégalée. D’abord parce qu’il mêle, de manière sensée et spécifique, deux formes de communication : l’écriture et le dessin. Ensuite, parce que la bande dessinée est une oeuvre complexe. Peuvent y contribuer dessinateurs, auteurs, traducteurs, coloristes, lettreurs, éditeurs, chefs de fabrication, imprimeurs… Enfin, parce que cet art, qui sait être tantôt populaire tantôt élitiste, est d’une incroyable diversité, tant dans l’expression par l’image que dans les thèmes traités (mangas, romans graphiques, comics…).

    On comprend aisément combien, plus qu’ailleurs, le Droit va ici s’immiscer, en aval, dans la mise en oeuvre des rapports complexes entre tous ces arts et entre tous ces intervenants, et en amont, pour régler les éventuels conflits susceptibles de survenir.

  • Suites d’Homère de l’Antiquité à la Renaissance

    Suites d’Homère de l’Antiquité à la Renaissance

    Issu d’un colloque international organisé par l’Université de Tours en mai 2021, cet ouvrage entreprend d’explorer la notion de suite en littérature en interrogeant sa pertinence d’application aux poèmes homériques. Si Gérard Genette a évoqué Homère dans un nombre considérable de pages de son essai Palimpsestes, il a cependant accordé une attention particulière à des formes de continuations par l’avant, par l’après et par les côtés qui semblent faire de la matière homérique la première victime des additions cycliques qui paraissent constituer le devenir inéluctable des grandes épopées. Néanmoins, ces dernières décennies, ces positions ont été fortement nuancées et les temps étaient mûrs pour une réflexion diachronique sur la validité de la notion de « suite d’Homère », en éprouvant la signification qu’elle peut revêtir dans des contextes géographiques et culturels variés, dans l’Antiquité, au Moyen Âge et à la Renaissance. Contribuant à la discussion du concept littéraire de « continuation », les auteurs réunis au sein de ce volume offrent également un vaste panorama de la réception féconde du Poète à travers le temps, sans négliger les phénomènes de transformation permis par la survivance d’une mythologie d’origine homérique en dépit de l’absence de lecture directe des textes grecs.

    Ont contribué à ce volume : Silvio Bär, Alice Béroud, Jonathan Burgess, Morgane Cariou, Katerina Carvounis, Michel Casevitz, Diane Cuny, Charles Delattre, Ariane Guieu-Coppolani, Dimitri Kasprzyk, Georgia Kolovou, Sandrine Legrand, Françoise Létoublon, Calum A. Maciver, Silvère Menegaldo, Arnaud Perrot, Marianne Reboul, Giampiero Scafoglio, Tine Scheijnen, Jennifer Weintritt.