Comtesse puis duchesse d’Angoulême, Louise de Savoie (1476-1531) n’est pas seulement la mère de deux enfants illustres, Marguerite (future reine de Navarre) et François (futur François Ier). Avant l’avènement de son fils, elle est l’une des familières de Louis XII et de sa cour ; une fois son « César » devenu roi de France, elle est omniprésente : nommée régente à deux reprises (en 1515 puis de 1524 à 1526), elle exerce une influence considérable sur le Conseil ; elle reçoit les ambassadeurs, négocie avec les princes et les princesses du temps, fait et défait des lignages et des carrières. Amatrice d’objets et d’œuvres d’art mais aussi bibliophile avertie, elle protège encore les artistes et les poètes, soutenant ainsi, voir suscitant, la création artistique et littéraire des quinze premières années du règne de François Ier. Si Louise de Savoie est l’une des personnalités les plus fascinantes de la première Modernité européenne, aucune monographie récente ne lui a été consacrée. Cet ouvrage rassemble un ensemble de textes, qui se proposent de traiter les aspects politiques, religieux et culturels de la vie de la mère de François Ier. Dans une première partie, les contributions abordent le parcours qui a mené la duchesse d’Angoulême de la Savoie à la cour de France. Un deuxième chapitre évoque Louise en tant que mère du roi et régente. La troisième section explicite le lien étroit que la comtesse et duchesse d’Angoulême a entretenu avec les arts. Enfin, l’enquête se conclue avec des études dédiées à l’intérêt de Louise pour les lettres.
Catégorie : publications
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![[Ouvrage collectif] Louise de Savoie (1476-1531)](https://dev3.msh-vdl.fr/wp-content/uploads/2017/07/louise.jpg)
[Ouvrage collectif] Louise de Savoie (1476-1531)
Auteur : Pascal Brioist, Laure Fagnard, Cédric Michon (dir.)Éditeur : coédition Presses universitaires François-Rabelais et Presses universitaires de RennesDate de publication : juillet 2015Laboratoire : CESR – UMR 7323 -

Atlas de la vigne et du vin : Un nouveau défi de la mondialisation
Auteur : François Legouy, Sylviane BoulangerÉditeur : Armand ColinDate de publication : juin 2015Laboratoire : CEDETE – EA 1210« Dieu n’avait fait que l’eau, mais l’homme a fait le vin » (Victor Hugo). De son apparition au VIe millénaire avant notre ère sur les montagnes caucasiennes, à sa diffusion grâce aux marchands phéniciens à l’ensemble du bassin méditerranéen, puis sa conquête du nouveau monde sous l’impulsion des grandes découvertes, l’histoire du vin est inextricablement liée à celle des hommes. Produit agricole, culturel, gastronomique, mais aussi économique voire même politique, le vin constitue un objet géographique de premier plan et, aujourd’hui, un acteur à part entière de la mondialisation.
Cet atlas, fruit de la collaboration de géographes, d’historiens et de géologues, propose, à travers plus de 150 cartes, graphiques et une trentaine de photographies originales, une étude globale inédite des vins et vignobles du monde. Après avoir montré comment la viticulture s’est diffusée pour constituer une vraie civilisation de la vigne et du vin, il analyse la richesse du vignoble français – modèle vitivinicole par excellence – et les caractéristiques régionales des pays d’Europe, premier pôle d’échanges. Il aborde enfin la diversité des situations des nouveaux pays viticoles, qui viennent bouleverser les équilibres mondiaux. -

Allégements du coût du travail : pour une voie favorable à la compétitivité française
Auteur : Gilles KolédaÉditeur : Presses des MinesDate de publication : juin 2015Laboratoire : LÉO – UMR 7322De nombreux économistes préconisent une réduction du coût du travail sur les bas salaires,afin de stimuler la création d’emplois. Certes, concèdent-ils, cela revient à développer l’emploi peu qualifié et, mécaniquement, à baisser la productivité du travail, mais ce serait la seule manière de relancer l’emploi. Parce que cette thèse est populaire depuis près de vingt ans, l’essentiel des allégements de charges existant aujourd’hui concernent les salaires proches du Smic. Cette note montre qu’une autre voie est possible. En allégeant le coût du travail des emplois qualifiés, qui participent aux gains de productivité et aux exportations, on peut améliorer la compétitivité de l’économie, favoriser la croissance et rétablir le solde des échanges courants. Et surtout, les simulations économiques de Gilles Koléda montrent que ce pari de la compétitivité conduit, à horizon de dix ans, à créer autant d’emplois, dont beaucoup seront plus qualifiés et mieux rémunérés. Ce livre, rigoureux mais écrit dans un langage accessible, vient bousculer les termes du débat autour des outils d’une politique de l’offre (allégements sur les bas salaires, CICE, pacte de responsabilité…). Il s’adresse aux décideurs publics, dirigeants d’entreprise, chercheurs et étudiants désireux de réfléchir aux voies les plus efficaces pour renforcer notre potentiel de croissance durable.
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![[Ouvrage collectif] Le Parti socialiste d’Epinay à l’Elysée 1971-1981](https://dev3.msh-vdl.fr/wp-content/uploads/2017/07/socialiste.jpg)
[Ouvrage collectif] Le Parti socialiste d’Epinay à l’Elysée 1971-1981
Auteur : Noëlline Castagnez et Gilles Morin (dir.)Éditeur : Presses universitaires de RennesDate de publication : juin 2015Laboratoire : POLEN – EA 4710Cet ouvrage collectif analyse la façon dont le Parti socialiste s’est préparé à exercer le pouvoir à différentes échelles, du national à l’international. Il évalue ses programmes, de Changer la vie de 1972 au Projet socialiste de 1980, au regard des nouveaux enjeux sociétaux et de la crise. Le congrès d’Épinay en juin 1971, au-delà du mythe, inaugure une décennie exceptionnelle pour le socialisme français. Face à une droite qui lui nie toute légitimité, et à un frère ennemi communiste toujours dominateur, le Parti socialiste de François Mitterrand prône l’union de la gauche, se met en ordre de bataille et conquiert le pouvoir en dix ans. Le rassemblement des siens et son ouverture, aussi bien aux Chrétiens qu’aux héritiers de Mai 1968, comme les contacts renoués avec le monde culturel et intellectuel, peuvent expliquer son succès qui, pourtant, n’était pas écrit. La double victoire présidentielle et législative de mai-juin 1981 a masqué les rivalités internes entre les courants et leurs animateurs (Chevènement, Rocard, Poperen…). Elle invite donc l’historien à s’interroger sur le potentiel réel de cette décennie.
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L’autorité dans le monde des Lettres
Auteur : Elisabeth Gavoille, Marie-Paule de Weerdt-Pilorge et Philippe Chardin (dir.)Éditeur : Éditions KiméDate de publication : mai 2015Laboratoire : ICD – EA 6297Quelle relation l’auteur entretient-il avec l’idée d’autorité ou la réalité des autorités ? Il se donne souvent pour rôle d’analyser, voire de contester les formes et la légitimité du pouvoir, d’ébranler la confiance dans la tradition et les savois institués. Lui-même érigé en figure d’autorité, il affirme sa puissance critique ou créatrice, à moins qu’il ne soit un produit de l’oeuvre.
Sur cette question des rapports entre auteur et autorité, le présent volume réunit quinze contributions de spécialistes de linguistique et d’histoire des idées, de littérature comparée, de littérature française du XVIIIe et des XXe-XXIe siècles. Partant d’une réflexion sur les notions d’auteur (Benveniste, Foucault), d’autorité (Diderot, Kojève et Arendt, Revault d’Allonnes) et langage autoritaire (Pontiggia), il montre comment certains auteurs démolissent des modèles littéraires (Nissard discréditant Sénèque), sapent le prestige de la science (Flaubert, Musil, Proust), font vaciller certitudes et valeurs établies (Kafka, Grass), dissèquent le discours médical sur le dépression (Fitzgerald et Styron). D’autres études s’attachent à l’autorité qui renvendique l’auteur (cas de l’abbé Prévost, des encyclopédistes, de Char) ou qui émane d’une oeuvre singulière (avec l’exemple contemporain de Minh Tran Huy). C’est enfin l’autoritédu texte même qui est considérée, qu’il s’impose par sa force (La Couronne de la Montagne de Niégoch), ou qu’il soit suberti dans les jeux du pastiche et dans des fictions qui exhibent leur propre capacité d’illusion (Noguez, Buzzanti).
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Europäische Musiker in Venedig, Rom und Neapel / Les Musiciens européens à Venise, Rome et Naples
Auteur : Anne-Madeleine Goulet, Gesa zur NiedenÉditeur : BärenreiterDate de publication : mai 2015Laboratoire : CESR – UMR 7323Ces 720 pages, rédigées en français, en allemand, en italien et en anglais, cherchent à analyser le mouvement migratoire des musiciens européens vers les grandes villes italiennes entre 1650 et 1750, et plus particulièrement vers Venise, Rome et Naples. Cet ouvrage d’histoire culturelle et de musicologie multiplie les approches, les thématiques et les outils d’analyse afin de cerner le phénomène. L’enquête, maintenue dans un cadre comparatiste, évalue le rayonnement des trois villes, brosse plusieurs parcours biographiques de musiciens, entame une réflexion à nouveaux frais sur le patronage et se clôt sur sur une étude des rapports entre styles et mobilités.
L’ouvrage rassemble les études de 32 spécialistes internationaux en plusieurs disciplines : musicologues, historiens des spectacles et des pratiques culturelles, archivistes, historiens des flux migratoires, etc. Ces travaux ont mis à profit la documentation rassemblée dans une base de données prosopographique consacrée à la carrière d’environ 500 musiciens européens venus chercher auprès de patrons ou d’institutions les conditions d’une implantation dans les trois grandes capitales de l’Italie (http://www.musici.eu/index.php?id=93&no_cache=1&L=2).
Résumé de la quatrième de couverture :
«Im 17. und 18. Jahrhundert wirkten zahlreiche italienische Musiker an europäischen Höfen jenseits der Alpen. Ausgehend von diesen Wanderbewegungen nimmt der vorliegende Sammelband die Migration europäischer Musiker nach Venedig, Rom und Neapel zwischen 1650 und 1750 im Sinne einer „histoire croisée“ in den Blick und präsentiert die Netzwerke, Integrations- und Austauschprozesse, mit denen fremde Instrumentalisten, Sänger, Komponisten und Instrumentenbauer in den drei Städten zwischen musikalischem Alltag und herausragenden Festlichkeiten konfrontiert waren. Dabei eröffnet sich auch die Möglichkeit, musikalische Stile und Gattungen jenseits nationaler Forschungstraditionen zu betrachten.» -

Statistique et probabilités en économie-gestion
Auteur : Christophe Hurlin, Valérie MignonÉditeur : DunodDate de publication : mai 2015Laboratoire : LÉO – UMR 7322Comment synthétiser et interpréter l’information contenue dans des données économiques et financières ? Comment analyser et quantifier la relation entre plusieurs séries ? Qu’est-ce qu’une loi de probabilité ? Comment estimer un modèle et mettre en oeuvre des tests statistiques ?
Alliant théorie et pratique, ce manuel met l’accent sur l’acquisition des méthodes et des compétences indispensables à tout étudiant pour réussir sa licence ou son bachelor. Il propose :
- des situations concrètes pour introduire les concepts ;
- un cours visuel et illustré par de nombreux exemples pour acquérir les connaissances fondamentales en statistique et probabilités ;
- des conseils méthodologiques et des interviews pour traduire la théorie en pratique et montrer comment la statistique est utilisée par les professionnels ;
- des éclairages sur les grands auteurs de la discipline ;
- des exercices progressifs et variés (QCM, problèmes, sujets d’examen) pour s’évaluer et s’entraîner.
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Hôtels de ville : Architecture publique à la Renaissance
Auteur : Alain Salamagne (dir.)Éditeur : coédition Presses universitaires François-Rabelais et Presses universitaires de RennesDate de publication : mai 2015Laboratoire : CESR – UMR 7323Halles et hôtels de ville, parfois réunis dans un seul ensemble monumental, ont occupé, avant et audelà de la Renaissance, une place particulière dans l’imaginaire urbain, en cristallisant l’idée d’appartenance à une communauté d’intérêts et d’origines. Si la création des halles à proprement parler est à mettre en rapport avec l’essor urbain et le développement des échanges économiques du Moyen Âge, les Hôtels de Ville, qui offraient aux membres du Conseil un local représentatif où puissent être centralisées les différentes fonctions de gouvernement, sont aussi le reflet de l’émergence du pouvoir municipal. Hôtels de ville et/ou beffrois constituèrent aussi des lieux de mémoire, où les villes conservaient leurs chartes et privilèges, tandis qu’en façade extérieure bretèches ou oriels, —des balcons au XVIIe siècle—, comme tribunes de proclamation, rendaient tangibles l’image du pouvoir communal. Les maisons communes offraient encore, dans le cadre des réceptions officielles, des fêtes, des Joyeuses Entrées des souverains, des espaces de représentation ou des lieux de célébration religieuse, diverses cérémonies accompagnant la tenue des conseils. Points de rassemblement des milices communales, elles affirmaient enfin le pouvoir politique de la ville. Mais la constitution de vastes ensembles monumentaux ouverts sur les places urbaines et associant halles et maisons communes dans un espace urbain densifié présentait d’énormes difficultés. Aussi les architectures de ces maisons communes en furent variées, dans l’espace comme dans le temps, des compositions monumentales des grandes cités des Pays-Bas à celles d’Italie ou des Pays Germaniques, aux simples maisons de ville faisant office dans bien des cas d’édifices publics.
Voir aussi : présentation sur le site de l’éditeur.
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Directives européennes et conflits de lois
Auteur : Mathieu BenjaminÉditeur : LGDJDate de publication : mai 2015Laboratoire : CRJP – EA 1212La construction du marché intérieur et les libertés de circulation qu’il garantit conduit l’Union européenne à réglementer les relations transfrontières de droit privé. Le droit européen investit, de ce fait, le terrain du droit international privé. Le droit dérivé en général, vecteur de l’intégration juridique des États membres, est ainsi la source d’un nombre croissant de dispositions de droit international privé. Les instruments conflictuels y sont placés au service de la construction européenne et voient ainsi leur finalité séculaire redéfinie. Les directives européennes en particulier, normes « à deux étages », ajoute à cette réorientation une difficulté particulière tenant à son mode d’élaboration.
La présente étude se propose d’expliquer l’influence des directives sur le conflit de lois à travers le prisme des méthodes du droit international privé. Elle tend à montrer qu un double mouvement d influence réciproque caractérise les relations entre ces textes et ces méthodes. La réception des méthodes traditionnelles par les directives provoque une série de perturbations susceptibles de renouveler leur analyse classique. Inversement, des procédés nouveaux, issus de la construction du marché intérieur et présents au sein des directives, enrichissent la théorie du droit international privé. Cette analyse permet de mettre en lumière la diversité des méthodes de droit international privé contenues dans les directives européennes.
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La traduction : médiation et médiatisation des cultures
Auteur : Françoise Morcillo, Catherine Pélage (dir.)Éditeur : Éditions ParadigmeDate de publication : avril 2015Laboratoire : REMELICE – EA 4709Les chercheurs, traducteurs, écrivains, poètes, dramaturges et éditeurs, réunis dans ce volume consacré à la traduction comme médiation et médiatisation des cultures invite le public à découvrir les passages entre cultures littéraires contemporaines européennes, américaines (Nord/Sud) dominicaines et asiatiques. Au Cœur d’une opération de lecture de l’étranger, la traduction sous-tend des expériences d’appropriation de la culture de l’Autre, d’auto-traduction, d’acculturation et de plaisir. Bref, autant de lectures privilégiées qui réécrivent et transmettent les textes littéraires. À supposer que ces passages entre œuvres et traducteurs édifient la babel du passage d’une littérature à l’autre, il n’est pas laissé dans l’ombre que l’expérience traduisante entendue comme médiatisation entre les cultures engage des choix qui ne relèvent pas exclusivement de critères littéraires mais historiques ou politiques.
Traduire, se convertit souvent en acte politique, où introduire l’étranger signifie s’opposer aux divers totalitarismes nationaux. Médiation et médiatisation donc que la traduction au service d’une philosophie de la liberté de conscience de Soi-même comme un Autre.