• Ouverture des données de l’IGN : quel impact pour les chercheurs ?

    Ouverture des données de l’IGN : quel impact pour les chercheurs ?

    Le 11 décembre dernier, l’IGN annonçait qu’au 1e janvier 2021, toutes ses données publiques (vecteurs et ortho-images) seront libres et accessibles gratuitement (cf. communiqué de presse). Le processus d’accès aux données est donc aujourd’hui simplifié pour les chercheurs. Explications par le service « Information géographique » de la MSH Val de Loire.

    Depuis 10 ans, la mise à disposition du public des données géographiques sur le web s’organise au travers d’infrastructures telles que les géocatalogues ou les géoportails.

    • Les géocatalogues rendent visibles les données jusqu’alors stockées dans des tiroirs ou sur des étagères : par exemple le géocatalogue national.
    • Les géoportails, eux, donnent la possibilité de les consulter grâce à une interface cartographique : par exemple le géoportail national.

    Ces infrastructures peuvent permettre de télécharger les données et les utiliser dans le cadre de travaux de recherche. Leur mise à disposition est soumise à des droits de propriété intellectuelle, de diffusion ou de reproduction qui limitent parfois leur accès.

    Dans ce paysage, l’Institut national de l’information géographique et forestière (IGN), l’établissement public de référence pour la production de l’information géographique en France, a toujours limité l’accès à ses données. Lorsqu’il annonce l’ouverture en janvier 2021 de ses données publiques en accès libre et gratuit sous licence Etalab, il s’agit donc d’une très bonne nouvelle et d’une petite révolution !

    Quel changement pour les chercheurs ?

    Jusqu’alors, les chercheurs qui souhaitaient travailler avec des données fournies par l’IGN sollicitaient la MSH Val de Loire qui dispose d’un compte autorisant l’accès aux données dans le cadre d’une licence spécifique à l’enseignement et la recherche.

    Avec l’ouverture des données, il n’est désormais plus nécessaire de passer par cette étape et tous les chercheurs pourront télécharger directement les données depuis la page dédiée.

    Depuis quelques années, des bases de données de l’IGN étaient déjà accessibles grâce aux licences Etalab : citons par exemple le maillage administratif français de la base Géofla® . Désormais, l’IGN ouvre des données fines et précises telles que la BD Topo®, le parcellaire cadastral ou les prises de vues aériennes à différentes résolutions (les BD Ortho®).

    Les données sont-elles toutes accessibles ?

    Cette ouverture est une étape importante pour la diffusion de la donnée géographique qui s’étoffe d’année en année. Pourtant le catalogue de l’IGN est bien plus riche encore et mérite une attention particulière dans nos recherches. On mentionnera par exemple la connaissance des dynamiques temporelles de l’espace par l’usage des cartes anciennes ou de prises de vues aériennes.

    Ces données plus anciennes ne sont pas présentes dans le bouquet sous licence Etalab mais sont toujours accessibles aux établissements d’enseignement supérieur et de recherche. Leur mise à disposition est possible via un formulaire en ligne.

    Le service information géographique de l’Atelier Numérique

    Le service information géographique de la MSH Val de Loire continue et continuera d’assurer l’accès aux données qui ne seront pas ouvertes par l’IGN mais indispensables dans le cadre des projets de recherche. Dominique Andrieu, géographe-cartographe, reste disponible pour répondre aux demandes des équipes du périmètre de la MSH Val de Loire.

  • Exister et résister dans les marges urbaines. Villes du Bassin méditerranéen

    Exister et résister dans les marges urbaines. Villes du Bassin méditerranéen

    • Auteurs : Nora SEMMOUD, Pierre SIGNOLES (dir.)
    • Éditeur : Editions de l’université de Bruxelles
    • Laboratoire : CITERES
    • Date de publication : Janvier 2021

    Au Sud comme au Nord, la mondialisation induit une mise aux normes des villes plus ou moins inspirée de logiques néolibérales qui exacerbent et complexifient les inégalités sociospatiales dont ce livre rend compte. Les analyses portent sur des quartiers populaires, directement ou indirectement confrontés aux transformations urbaines dans plusieurs villes du Bassin méditerranéen. L’ouvrage décrypte d’abord les rapports de force que révèlent les représentations et la stigmatisation qui participent de la construction de ces territoires. Ensuite, ces derniers apparaissent plus que jamais comme de véritables territoires-ressources édifiés autour des réseaux de sociabilités et des constructions identitaires et mémorielles. Ils sont souvent en tension entre déstructuration et cohésion, sous l’effet de politiques qui se préoccupent plus de valorisation foncière que de l’intégration des populations. Divers socialement, traversés par des conflits et espaces de mobilités et migrations, ils représentent néanmoins un lieu d’ancrage et d’appartenance à un « nous », un groupe de reconnaissance partageant les conditions d’existence propres à ce territoire et l’intérêt à agir pour revendiquer le droit aux services et à la reconnaissance. Enfin, les résistances des populations pèsent sur les rapports avec les pouvoirs publics et participent d’une construction identitaire où s’affirment les capacités individuelles et collectives favorables à l’autonomie et au pouvoir d’agir.

  • La lettre et l’œuvre

    La lettre et l’œuvre

    • Auteur : Elisabeth GAVOILLE
    • Éditeur : Presses universitaires François-Rabelais
    • Laboratoire : ICD
    • Date de publication : Décembre 2020

    Quel rôle la lettre joue-t-elle par rapport à l’œuvre ? Quelle figure de l’auteur les lettres qui commentent une œuvre en cours ou achevée montrent-elles ? Enfin quelle relation l’auteur entretient-il avec son œuvre et avec lui-même, à travers cet autre type d’écrit qu’est la lettre ? La lettre n’est-elle alors qu’un mode mineur d’écriture, qui reste « à l’ombre » de l’œuvre ? Ou bien l’épistolaire est-il pour l’auteur une forme d’écriture émancipée, une libre alternative ? Et quand la correspondance elle-même fait œuvre, comment se présente-t-elle par rapport à un autre mode d’écriture littéraire ?

    Telles sont les aspects étudiés à travers ce livre, de l’Antiquité à nos jours : la lettre comme « avant-texte », atelier de l’œuvre ; comme « après-propos », comme augmentation de l’œuvre ou mode d’emploi interprétatif de celle-ci ; la lettre constituée elle-même en œuvre ; envisagée comme construction de la persona d’auteur ; enfin comme questionnement du statut même de l’auteur.

    Voir la publication sur le site de l’éditeur

  • Nouvelles réalisations audiovisuelles de l’Atelier Numérique

    Nouvelles réalisations audiovisuelles de l’Atelier Numérique

    Les équipes des projets Rashomon et LittoSIM ont chacune mis en ligne une vidéo dans le cadre de leurs travaux de recherche. Toutes les deux ont pu bénéficier des compétences audiovisuelles de l’atelier numérique de la MSH Val de Loire pour la réalisation de leur projet.

    Rashomon

    L’objectif de ce projet est la mise en valeur des différentes mémoires des vétérans de l’Armée de Libération Nationale mais également des soldats français et espagnols ayant combattu dans la guerre d’Ifni-Sahara.

    Le but est la réalisation d’un film ainsi que d’un web-documentaire, en s’inspirant du film de Kurosawa Rashōmon, proposant une lecture polyphonique et « par le bas » des événements historiques de référence.

    Le projet a été lauréat de la fondation Gerda Henkel (2017-2018).

    L’équipe Rashomon  est coordonné par Francesco Correale (UMR CITERES) et Alberto López Bargados (Université de Barcelone).

    => L’Atelier Numérique de la MSH Val de Loire a réalisé les captations audiovisuelles pour les entretiens en France, la prise de son pour les entretiens au Maroc et au Sahara Occidental ainsi que la coordination multimédia.

     

    LittoSIM

    Financé par le CNRS dans le cadre de l’appel à projets ‘Défi Littoral 2015’, le programme LittoSIM développe et implémente une plateforme de simulation participative sous forme de jeu sérieux à base de rôles à destination des acteurs locaux. Le projet modélise les effets de submersion sur l’urbanisation insulaire d’Oléron et permet le transfert des acquis scientifiques aux acteurs en charge de la gestion des communes ainsi que la sensibilisation des publics concernés par les risques de submersion.

    L’équipe LitoSIM : LittoSIM est un consortium de recherche constitué de chercheurs et enseignants-chercheurs issus de nombreuses disciplines, de différentes origines géographiques et rattachés à des instituts et laboratoires de recherche variés. Il est porté par Nicolas Becu (UMR LIENSs) et Marion Amalric (UMR CITERES).

    => L’Atelier Numérique de la MSH Val de Loire a pris en charge la réalisation, le cadrage, le montage et la post production de la vidéo « sensibilisation au risque de submersion » qui présente la démarche du projet.

  • La métaphore musicale de l’harmonie du monde à la Renaissance

    La métaphore musicale de l’harmonie du monde à la Renaissance

    • Auteur : Myriam JACQUEMIER
    • Éditeur : Éditions Beauchesne, « Christophe Plantin »
    • Laboratoire : CESR
    • Date de publication : Octobre 2020

    Comment dire le sacré ? Comment résoudre l’attrait irrésistible pour le principe de l’Unité alors que tout spectacle du réel renvoie à l’évidence troublante de l’altérité ? La musique par la magie des accords, la complexité des sons, la richesse de l’inventivité humaine, ne pouvait-elle pas, à bon droit, espérer rendre possible un tel espoir ? Ne pouvait-elle pas aller jusqu’à exercer un réel pouvoir de régénération de la nature entière, élevant les âmes, fédérant corps et esprits en un même idéal, jusqu’à ce que le mystère opère et que l’esprit de concorde des premiers commencements rejoue la symphonie initiale désaccordée par les colères humaines ?
    À l’aube du XVIe siècle, en cette première Renaissance, un Frère franciscain vénitien, Francesco Giorgio veneto (Zorzi), polyglotte et érudit, releva le défi en un ouvrage encyclopédique extraordinairement original, le De harmonia mundi (publié en 1525), hymne somptueux grâce auquel il espérait, par une écriture symbolique puissante, faire réentendre, aux hommes et à Dieu, les sons oubliés de l’harmonie de la création que les conflits de tous bords menaçaient d’étouffer.
    Un tel projet, salué par les rois et la papauté, pouvait alors se comprendre en ces temps où les guerres de religion n’avaient pas encore dévasté l’Europe, ni les troupes turques menacé les frontières. Mais, comment expliquer que, plus de cinquante ans plus tard, quelques courtes années après la sanglante nuit de la saint Barthélemy (1572), en un temps résolument déboussolé, un chrétien kabbaliste extrêmement renommé, Guy le Fèvre de la Boderie, n’eut de cesse de traduire la totalité de l’hymne latin en français, L’Harmonie du Monde (1578), dans l’espoir engagé que se rejoue, par et avec les accords harmonieux de l’hymne franciscain, l’avènement espéré d’une paix concordiste et harmonieuse politique autant que spirituelle.
    Un tel anachronisme, hymne solaire réapparu inopinément en un décor de sang, met en perspective de façon problématique l’utopie du projet initial mais ainsi, réactualise sous des formes très modulées la quête d’un discours du sacré en quête d’harmonie en des temps susceptibles d’en avoir perdu l’image et le son. Dans son livre La métaphore musicale de l’harmonie du monde à la Renaissance Myriam Jacquemier, spécialiste de l’histoire des idées et des imaginaires de spiritualité à la Renaissance, relève à son tour le défi audacieux de redonner vie et sens à ce rêve puissant d’une paix harmonieuse née de la musicalité du monde, voulue autant par les hommes que par les Dieux. L’aventure paraît d’un autre temps mais une telle étude convoque des problématiques, des thématiques, des recherches rhétoriques d’une évidente universalité et d’une constante contemporanéité. De Platon aux derniers Valois, le lecteur suit, grâce à une écriture érudite mais engagée, les successives représentations des imaginaires politiques et religieux qui, depuis si longtemps, ont investi la musique du pouvoir sacro-saint d’adoucir les mœurs.

  • Les Publics des scènes musicales en France (xviiie-xxie siècles)

    Les Publics des scènes musicales en France (xviiie-xxie siècles)

    • Auteurs : Caroline Giron-Panel, Solveig Serre, jean-Claude Yon Jean-Claude (Dir.)
    • Éditeur : Classiques Garnier
    • Laboratoire : CESR
    • Date de publication : Décembre 2020

    L’ambition de cet ouvrage interdisciplinaire est de faire émerger les caractères propres des publics des scènes musicales en France sur le temps long, d’identifier les modalités particulières de l’expérience du spectacle et d’en déterminer les caractéristiques nationales.

  • Catalogues régionaux des incunables des bibliothèques publiques de France

    Catalogues régionaux des incunables des bibliothèques publiques de France

    • Auteur : Dominique COQ et Annie TAURANT-BOULICAUT
    • Éditeur : Droz « Histoire et civilisation du livre »
    • Laboratoire : CESR
    • Date de publication : Novembre 2020

    Créés en 1979 à l’initiative de la Direction du Livre, les Catalogues régionaux des incunables des bibliothèques de France (CRI) poursuivent, sous la responsabilité scientifique du Centre d’études supérieures de la Renaissance et grâce au soutien constant du Ministère de la Culture, le recensement général de la production imprimée du premier demi-siècle de l’« ère Gutenberg » (1455-1500) conservée dans les collections accessibles au public.

    Les collections patrimoniales de la région Île-de-France hors Paris intra muros sont paradoxalement assez mal connues, sauf celles de quelques bibliothèques municipales comme Versailles, Saint-Denis, Meaux, Melun ou Provins mais aussi de la collection Desguine aux archives des Hauts-de-Seine. Une longue enquête a été nécessaire pour dénicher les incunables franciliens, souvent isolés dans quelques institutions publiques ou privées comme le musée de Port-Royal-des-Champs, l’Observatoire Camille-Flammarion de Juvisy-sur-Orge ou l’alliance Biblique Française… Le présent catalogue décrit un ensemble de 567 incunables conservés dans dix-huit établissements de la région Île-de-France. Un grand nombre d’entre eux était complètement inconnu et les révéler au public constitue le premier intérêt de chaque volume de la collection des Catalogues Régionaux des Incunables des bibliothèques de France (CRI). On y trouvera aussi plusieurs ouvrages provenant de la bibliothèque privée de Louis XVI qui n’avaient pas été repérés comme tels jusqu’à présent à la Bibliothèque municipale de Versailles. Ainsi que deux très intéressants incunables ayant appartenu au grand savant humaniste Oronce Fine et aujourd’hui à la Bibliothèque de Meaux. Ces provenances, ainsi que quantité d’autres plus modestes, mais aussi les mentions de prix contemporaines de l’édition, les notes manuscrites, les descriptions des reliures, de la décoration, de l’enluminure, sont extrêmement utiles à l’historien. Certes, prises isolément, ces données locales n’apportent qu’une information minime. Mais lorsqu’on les cumule avec celles relevées dans les autres catalogues, apparaissent alors des ensembles encore ignorés des historiens du livre, des historiens de l’art, des historiens tout court. Elles témoignent des conditions mêmes de la diffusion du savoir à l’aube de la renaissance et donnent de précieuses informations sur la circulation de ces livres depuis le XVe siècle. C’est tout l’intérêt et la fécondité, relativement méconnus, d’une entreprise comme celle des CRI, dans sa quête systématique des incunables région par région. Et c’est pourquoi elle est si nécessaire et si appréciée.

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  • Francis Kaplan philosophe : Des contradictions indépassables

    Francis Kaplan philosophe : Des contradictions indépassables

    • Auteurs : François BREMONDY, Nicolas CAYROL
    • Éditeur : Presses universitaires François-Rabelais
    • Laboratoire : IRJI
    • Date de publication : Novembre 2020

    Francis Kaplan (1927-2018), professeur de philosophie à l’université de Tours de 1967 à 1995, enseignait de soumettre toutes les thèses et tous les arguments au débat contradictoire : « Il n’y a de preuve en philosophie que par l’examen exhaustif de toutes les théories concevables sur un problème donné, de tous les arguments, de toutes les critiques qu’on a pu ou qu’on aurait pu apporter pour conforter ou réfuter ces théories. » Avec cette méthode, il a traité, en constant dialogue avec la science contemporaine, de la vérité, de l’espace et du temps, de l’homme, de la vie, de la religion, de la politique et de la morale. On lui doit aussi une édition des Pensées de Pascal classées selon les indications manuscrites. Peu d’œuvres philosophiques ont une telle ampleur, et aucune n’a été menée avec une telle rigueur méthodique.

    Ce livre est un hommage à cette méthode. Philosophes, biologistes, physiciens, psychologues, historiens, littéraires, juristes ou économistes, tous spécialistes des divers problèmes qu’il a traités, ont été invités à dire ce qu’ils pensaient des solutions qu’il a proposées.

    Voir la publication sur le site de l’éditeur

  • De lo político en la novela : Una lectura crítica de En la orilla de Rafael Chirbes

    De lo político en la novela : Una lectura crítica de En la orilla de Rafael Chirbes

    • Auteur : Jimena Larroque Aranguren
    • Éditeur : Editions ORBIS TERTIUS
    • Laboratoire : REMELICE
    • Date de publication : Novembre 2020

    De lo político en la novela: una lectura crítica de En la orilla de Rafael Chirbes, es un análisis del modo en que la dimensión política irrumpe en la literatura. A modo de introducción, se ofrecen ciertas pistas de acercamiento a la “literatura política” y a la obra de Chirbes (1949-2015) en el panorama literario español, antes de proponer un estudio monográfico de En la orilla, novela que se enmarca en la experiencia de la crisis económica de 2008 en España, junto a la anterior Crematorio (2007). Esta lectura contribuye a renovar ciertos aspectos en la crítica de la narrativa de Chirbes, tomando como referentes teóricos el cronotopos de Bajtín, la heterotopía de Foucault y la óptica transnacional de Clingman. Más que “escritor de la memoria”, es un escritor de memorias plurales que se encarnan en los conflictos de múltiples personajes-narradores. Pero además, no sólo las memorias son políticas, también lo es el espacio. En efecto, el título de la novela hace referencia a un espacio concreto, la orilla de un pantano, sinónimo de podredumbre tanto como de renacimiento.

  • Textes et pratiques religieuses dans l’espace urbain de l’Europe moderne

    Textes et pratiques religieuses dans l’espace urbain de l’Europe moderne

    • Auteurs : Élise Boillet et Gaël Rideau (Dir.)
    • Éditeur : Honoré Champion
    • Laboratoire : CESR
    • Date de publication : Novembre 2020

    Ce volume pluridisciplinaire étudie des textes de nature diverse (juridiques, liturgiques, bibliques, hagiographiques, historiques, dévots, littéraires, privés) dans leurs rapports avec les pratiques religieuses du monde urbain de l’Europe moderne. Leur production et leur usage révèlent une étroite connexion et une intense circulation au sein des villes entre publics, pratiques et espaces. Comme support, mise en oeuvre ou miroir des pratiques, ils éclairent les relations entre les dimensions privée et publique, individuelle et collective, orale et écrite, spontanée et rituelle, théorique et pratique de la vie religieuse, ainsi que ses dynamiques socioculturelles, économiques et politiques. Du XVe au XVIIIe siècle, la négociation de nouveaux rapports entre fidèles et clergés autant que les conflits confessionnels ont donné une importance inédite au vécu des croyants et favorisé l’émergence de la conception moderne du for intérieur. Ce volume ouvre de nouvelles pistes de recherche vers un comparatisme confessionnel tenant compte de réalités plurielles et complexes.