• Les femmes illustres de l’Antiquité grecque au miroir des Modernes (XIVe-XVIe siècles)

    Les femmes illustres de l’Antiquité grecque au miroir des Modernes (XIVe-XVIe siècles)

    • Auteurs : D. Cuny, S. Ferrara, B. Pouderon (ed.)
    • Éditeur : Beauchesne
    • Laboratoire : CESR
    • Date de publication : Septembre 2020

    Le présent volume constitue les Actes du LXIe colloque international d’Études Humanistes, organisé à Tours du 2 au 5 juillet 2018 au Centre d’études supérieures de la Renaissance (CESR). Il s’ouvre sur un Hommage à Christophe Plantin, célèbre imprimeur de la Renaissance né dans la région de Tours dont notre groupe de recherche et cette collection portent le nom. Dans la lignée des travaux sur le transfert des savoirs qui s’est accompli de l’Antiquité à la Renaissance, le livre s’interroge sur la façon dont les femmes illustres de l’Antiquité grecque ont été perçues et réinterprétées du XIVe siècle à la fin du XVIe siècle. Divisé en quatre chapitres, l’ouvrage s’organise autour de quatre questions : quel a été le rôle de Boccace dans l’intérêt porté aux femmes grecques antiques ? Dans quelle mesure les figures mythologiques et les constructions allégoriques ont-elles été un instrument de moralisation et de christianisation de l’héritage païen ? Comment les grandes figures poétiques comme Sappho et les personnages issus des tragédies et romans grecs ont-ils été accueillis et transformés à la Renaissance ? En quoi ces femmes grecques antiques entrent-elles en résonance avec les réflexions menées à la même époque sur le rôle et la place de la femme dans la société ? Dans une perspective résolument transversale, cet ouvrage associe analyses philologiques et littéraires, études iconographiques, recherches historiques et philosophiques.

  • Poco a poco. L’apport de l’édition italienne dans la culture francophone

    Poco a poco. L’apport de l’édition italienne dans la culture francophone

    • Auteurs : C. Lastraioli et M. Scandola (éd.)
    • Éditeur : Brepols
    • Laboratoire : CESR
    • Date de publication : Septembre 2020

    Études sur influence de la culture imprimée italienne de la Renaissance dans l’espace francophone

    La notion d’italianisme est, depuis plus d’un siècle, une étiquette prête à l’emploi sous laquelle la critique a voulu rassembler les phénomènes les plus divers, relevant aussi bien des arts que des lettres, des modèles politiques et des pratiques sociales, ou encore des savoirs philosophiques, scientifiques et techniques. Ce volume porte un regard différent sur cette question, car il a comme point de départ l’étude de l’influence de la culture imprimée en langue italienne dans les aires francophones à la Renaissance, mais aussi la persistance de cette culture tout au long de l’Ancien Régime dans les grandes collections publiques et privées. Fruit des recherches conjointes des chercheurs participants, parfois de façon continue, parfois épisodiquement, au projet de recherche ANR-13-BSH3-0010-01 L’édition italienne dans l’espace francophone à la première modernité (EDITEF), ce volume ouvre des nouvelles perspectives méthodologiques et scientifiques sur des aspects méconnus de l’appropriation de la culture italienne dans le monde francophone, tout en suivant la parabole de la diffusion des textes dès leur impression jusqu’à leur conservation, en passant par leur commercialisation, traduction et appropriation dans les contextes sociaux les plus variés.

  • Un impossible travail de déradicalisation

    Un impossible travail de déradicalisation

    • Auteurs : Alex ALBER, Joël CABALION, Valérie COHEN
    • Éditeur : Editions Erès
    • Laboratoire : CITERES
    • Date de publication : Septembre 2020

    Ce premier retour analytique et documenté sur l’échec de l’unique « centre de dé-radicalisation », dont les enjeux ont mobilisé l’opinion publique et les médias pendant de longs mois, pose des questions fondamentales sur le travail social au contact du religieux.

    Parmi les initiatives prises pour lutter contre la radicalisation, un projet gouvernemental a occupé une place particulière : les centres de « dé-radicalisation » destinés à accueillir des jeunes tentés par le djihad. Un seul a vu le jour en 2016 afin de tester une méthode mêlant prise en charge psychanalytique et pédagogie de la distanciation, dans un cadre social/martial inspiré des établissements de réinsertion pilotés par le ministère de la Défense. Cible de nombreuses critiques et de scandales relatés par la presse, ce centre a dû fermer précipitamment. Cet échec a été d’autant plus retentissant que le gouvernement en avait fait une des mesures phares de sa politique de « dé-radicalisation ».  L’ouvrage revient sur cette expérience avortée, sur la base d’une enquête de terrain à l’intérieur du centre. Plus qu’une généalogie de l’échec, il propose une lecture sociologique de l’expérience des équipes, en adoptant une perspective basée sur la sociologie du travail et des professions. L’accent est mis sur leurs difficultés pour définir et cadrer un travail social adapté à la problématique de la radicalisation.

  • [Vidéo] Libre accès aux publications : nouvelles dispositions au CNRS

    [Vidéo] Libre accès aux publications : nouvelles dispositions au CNRS

    Depuis 2018, la Science Ouverte se structure comme une véritable politique publique, en lien avec le Plan National pour la Science Ouverte adoptée par le Ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche. Le CNRS s’est lui-même fixé des objectifs ambitieux en la matière, à travers sa Feuille de Route pour la Science Ouverte adoptée en novembre 2019. Ces orientations concernent différents secteurs des activités de recherche, notamment le libre accès aux publications scientifiques, l’ouverture des données de recherche et l’évaluation qualitative de la recherche. L’InSHS agit à son niveau au travers de son dispositif de soutien à l’édition scientifique et d’infrastructures comme OpenEdition ou Huma-Num. Les SHS peuvent participer à cette dynamique de la Science Ouverte, dans le respect des spécificités liées à ces disciplines.

    Le 11 septembre dernier,  Lionel Maurel, Directeur Adjoint Scientifique en charge des questions d’Information Scientifique et Technique (IST) à l’Institut des Sciences Humaines et Sociales (INSHS) du CNRS, est intervenu sur les nouvelles dispositions du CNRS quant au libre accès aux publications.

     

  • Abécédaire de la ville : Au Maghreb et au Moyen-Orient

    Abécédaire de la ville : Au Maghreb et au Moyen-Orient

    • Auteurs : Bénédicte Florin, Anna Madoeuf, Olivier Sanmartin, Roman Stadnicki, Florence Troin
    • Éditeur : Presses universitaires François-Rabelais
    • Laboratoire : CITERES
    • Date de publication : Septembre 2020

    Métropoles ou villes moyennes, ancrées dans l’histoire ou villes nouvelles, dynamisées par le commerce et le tourisme ou nées du pétrole, cités d’accueil de travailleurs migrants ou de réfugiés : les villes du Maghreb et du Moyen-Orient sont les lieux par lesquels sociétés et économies s’articulent à la mondialisation, facteur de croissance autant que d’inégalités.

    Elles composent un paysage pluriel qui a connu de profondes transformations au cours des dernières décennies, au premier rang desquelles un essor démographique spectaculaire, mais également un bouleversement de la hiérarchie des centres de pouvoir, dont témoignent la montée en puissance des États et cités de la péninsule arabique, ou le déclin des villes affectées par les conflits. C’est aussi depuis les villes que se sont puissamment exprimées les voix des soulèvements des « printemps arabes » en 2011, dont les grandes manifestations de 2019, à Alger, Bagdad ou Beyrouth, ont été le prolongement.

    Inédit dans sa forme, cet Abécédaire réunit une centaine d’auteurs et dresse un panorama contemporain de la ville et de l’urbain au croisement des disciplines et des approches. Il propose 42 notices dédiées aux principales métropoles de la région (d’Abu Dhabi à Tunis) assorties de 23 cartes, 64 notices thématiques (d’Aéroports à Zones franches) et 40 courts textes consacrés à des œuvres de fiction, des événements ou des lieux emblématiques. Des dessins originaux et des photographies illustrent l’ensemble.

    Livre hommage à Pierre Signoles & Jean-François Troin.

    Voir la présentation de la publication sur le site de l’éditeur

     

  • Paroles d’élèves dans l’Europe moderne

    Paroles d’élèves dans l’Europe moderne

    • Auteurs : Christine Bénévent, Xavier Bisaro, Cécile Boulaire, Emmanuel Chapron (eds.)
    • Éditeur : Brepols
    • Laboratoire : CESR
    • Date de publication : Septembre 2020

    La voix des élèves dans les institutions scolaires de l’époque moderne.

    Policées ou révoltées, dissimulées ou mises en scène, déclamantes ou chantantes, les voix des enfants résonnent constamment dans l’espace sonore des institutions scolaires de l’époque moderne. Cet ouvrage fait le pari que ces voix disparues, dissimulées dans les sources écrites, permettent de faire bouger les lignes de l’histoire de l’éducation telle qu’elle a été écrite jusqu’à présent, d’éclairer différemment des aspects qui semblaient bien connus et de faire émerger de nouvelles questions.

    En s’appuyant sur des corpus de sources qui permettent de documenter l’oralité éducative, les différentes études participent à une meilleure compréhension du rôle des institutions d’enseignement dans la construction de « l’être de langage » des écoliers à l’époque moderne, qui constitue une caractéristique forte de l’Europe de la Renaissance. Elles proposent de réfléchir à la manière dont la parole de l’élève est mobilisée dans l’enseignement de la lecture, de la rhétorique et du chant, et aux effets cognitifs de cette éducation. Toujours attentives à la manière dont ces voix sont situées dans l’espace, de la salle de classe à la rue, les études éclairent la mise en scène de la voix enfantine lors des rituels scolaires et ses effets lorsqu’elle investit l’espace urbain à l’occasion des manifestations religieuses et profanes. C’est à une autre histoire, sonore, de l’enfance et de son éducation que convie finalement ce volume.

    Disparu en 2018, Xavier Bisaro était professeur de musicologie à l’Université de Tours et chercheur au CESR. Ses travaux étaient principalement consacrés à l’histoire musicale du culte catholique, à l’érudition liturgique et à l’instruction scolaire sous l’Ancien Régime.
    Christine Bénévent est professeur à l’École nationale des chartes. Spécialiste d’Érasme, elle a publié plusieurs articles et ouvrages sur l’humanisme. Spécialiste d’histoire du livre et de l’éducation
    Emmanuelle Chapron est professeur d’histoire moderne à Aix Marseille Université.
    Spécialiste de littérature jeunesse, Cécile Boulaire est maître de conférences HDR à l’université de Tours.

  • La notion d’intérêt(s) en droit

    La notion d’intérêt(s) en droit

    • Auteurs : Vanessa Barbé, Cédric Guillerminet, Stéphanie Mauclair
    • Éditeur : Lextenso / LDGJ
    • Laboratoire : CRJP
    • Date de publication : Juillet 2020

    La notion d’intérêt(s) est omniprésente en droit : l’intérêt pour agir, l’intérêt général, l’intérêt de l’enfant, l’intérêt du service, l’intérêt légitime, l’intérêt protégé, l’intérêt du consommateur, les dommages et intérêts, les conflits d’intérêts, les intérêts fondamentaux de la Nation, etc. Pourtant, rares sont les études d’ensemble récentes visant à définir ce terme et surtout analyser les rapports entre les diverses catégories d’intérêts. Sont-ils complémentaires, opposés, répondent-ils à la même finalité ? Cet ouvrage vise à se demander s’il est possible de dégager une notion commune à partir des diverses acceptions de l’intérêt dans les différentes branches du droit public (droit constitutionnel, droit administratif, droit international public…) et du droit privé (droit pénal, droit des affaires, droit de la famille…).

  • Stratégies d’adaptation au changement climatique à court et long terme : quelles actions pour les viticulteurs en région Centre-Val de Loire ?

    Stratégies d’adaptation au changement climatique à court et long terme : quelles actions pour les viticulteurs en région Centre-Val de Loire ?

    • Auteurs : François Bertrand, Corentin Thermes et Isabelle La Jeunesse
    • Éditeur : Norois (Publication en ligne)
    • Laboratoire : CITERES
    • Date de publication : Mars 2020 – Texte intégral en janvier 2023

    Pour le secteur viti-vinicole, de nombreuses actions d’adaptation au changement climatique existent, certaines étant d’ores et déjà déployées dans les vignobles. Après un aperçu des impacts observés et attendus des changements climatiques pour la viticulture en région Centre-Val de Loire, cet article propose une revue de ces différentes actions d’adaptation en distinguant les mesures en cours de mises en œuvre des mesures envisageables à moyen et long terme, ainsi que leurs natures réactive ou anticipative.

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  • Les différentes formes de déplacement du vignoble : des leviers pour adapter la viticulture au changement climatique ?

    Les différentes formes de déplacement du vignoble : des leviers pour adapter la viticulture au changement climatique ?

    • Auteurs : Corentin Thermes, François Bertrand et Isabelle La Jeunesse
    • Éditeur : Norois (Publication en ligne)
    • Laboratoire : CITERES
    • Date de publication : Mars 2020 – Texte intégral en janvier 2023

    Cet article explore différentes formes de déplacements et de réorganisations provoquées par le changement climatique sur les vignobles français en AOC (Appellation d’Origine Contrôlée) : évolution de l’encépagement au sein de l’AOC, relocalisation dans le périmètre de l’AOC, évolution du périmètre de l’AOC, délocalisation à l’extérieur de l’aire de l’AOC, déqualification de parcelles… En s’appuyant sur l’étude de l’AOC Ventoux et de plusieurs AOC du Centre-Val de Loire, l’article analyse comment ces options peuvent nourrir des stratégies d’adaptation au changement climatique.

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  • La transparence, un droit fondamental ?

    La transparence, un droit fondamental ?

    • Auteurs : Vanessa Barbé, Odile Levannier-Gouël & Stéphanie Mauclair (Dir.)
    • Éditeur : Editions l’Epitoge
    • Laboratoire : CRJP
    • Date de publication : Mai 2020

    La transparence est une notion de plus en plus employée en droit, particulièrement dans les démocraties contemporaines. En témoignent par exemple en France les lois du 11 octobre 2013 relative à la transparence de la vie publique, créant la Haute autorité pour la transparence de la vie publique (Hatvp), du 9 décembre 2016 relative à la transparence, à la lutte contre la corruption et à la modernisation de la vie économique, ainsi que les lois organique et ordinaire du 15 septembre 2017 pour la confiance dans la vie publique, qui complètent les missions de la Hatvp notamment.

    En dépit de l’engouement pour cette notion, la transparence est une notion difficile à définir. Seuls certains des éléments qui la composent ont une valeur constitutionnelle ou sont consacrés par des traités internationaux, comme l’accès aux documents publics (conséquence du droit de recevoir des informations ou du droit de savoir) ou la participation du public à l’élaboration des textes juridiques. La transparence n’est toutefois pas consacrée en tant que telle dans les Constitutions ou les traités internationaux. A ce titre, elle pourrait ne pas être considérée comme un droit fondamental.

    Néanmoins, la transparence évoque de nombreux aspects qui peuvent faire l’objet d’un traitement judiciaire, comme notamment : la lutte contre la corruption et la prévention des conflits d’intérêts (par exemple l’encadrement des lobbies) ; l’alerte éthique (whistleblowing) ; la lutte contre les paradis fiscaux ; la participation à l’élaboration des décisions ; le contrôle de la gestion des entreprises par les salariés… Cet ouvrage vise donc à tracer les contours de la définition d’un droit à la transparence, afin de se demander si la transparence peut être considérée comme un droit fondamental invocable devant les tribunaux en France ou dans d’autres systèmes (droit de l’Union européenne, systèmes internationaux ou droits étrangers). Il traite du droit à la transparence en droit international et européen, en droit public interne et en droit privé, mais aussi des limites du droit à la transparence.

    Actes de la journée d’étude « La transparence, un droit fondamental ? » organisé par le CRJP le 12 octobre 2018.