• Recherche et transmission des cultures étrangères : Quelle utilité dans l’université d’aujourd’hui ?

    Recherche et transmission des cultures étrangères : Quelle utilité dans l’université d’aujourd’hui ?

    • Auteurs : Thomas Pughe, Karin Fischer, Claire Decobert et Mathieu Bonzom (Dir.)
    • Éditeur : Presses universitaires de Rennes
    • Laboratoire : REMELICE
    • Date de publication : Juin 2020

    Cet ouvrage propose des expériences personnelles et des réflexions critiques sur « l’utilité dans l’université d’aujourd’hui » des recherches et des enseignements interculturels. Il réunit des universitaires d’Amérique du Sud et du Nord, d’Afrique, d’Asie et d’Europe qui s’intéressent aux langues-cultures étrangères, en particulier au français, à l’anglais ou à l’espagnol. Le débat sur la crise des humanités est relancé face aux nouvelles contraintes structurelles, humaines et financières imposées aux universités mais également face à la redéfinition des activités pédagogiques et scientifiques.

    Avec le soutien de l’université d’Orléans.

  • L’ingénierie patrimoniale

    L’ingénierie patrimoniale

    • Auteurs : Sandie Lacroix-de Sousa et Matthieu Robineau (Dir.)
    • Éditeur : LexisNexis
    • Laboratoire : CRJP
    • Date de publication : Juin 2020

    L’ouvrage réunit les contributions de vingt-deux auteurs célébrant l’avènement d’une discipline nouvelle : l’ingénierie patrimoniale. Héritière de la gestion de patrimoine née il y a une trentaine d’années sous l’impulsion des économistes, des financiers et des gestionnaires, qui s’étaient donné pour mission d’arbitrer et de gérer les stocks (capitaux) et les flux (revenus) de leurs clients, l’ingénierie du patrimoine s’est nourrie d’une juridicisation très marquée de l’activité. Les juristes ont en effet investi la matière en apportant leurs compétences, leurs expertises, leurs méthodes ; les enseignants-chercheurs ont créé des diplômes dispensés dans les facultés de droit et multiplié les travaux scientifiques dans ce domaine ; plus récemment, le législateur et les régulateurs ont augmenté les niveaux de compétence juridique requis des professionnels et nourri ainsi le mouvement. La prise en compte des enjeux juridiques et la mobilisation des techniques juridiques ont ainsi conduit à créer une activité nouvelle, qui va plus loin que la gestion de patrimoine et qui emprunte d’autres voies. Il ne s’agit pas seulement de « gérer », il est aussi question de structurer, d’organiser, de transmettre, d’anticiper, d’adapter, dans un contexte marqué non seulement par la complexité et la diversité des situations mais encore par leur instabilité. L’ingénieur patrimonial apparaît dans cette perspective comme le professionnel qui conçoit, innove, conseille, réalise et dirige des projets de structuration, de valorisation, de transmission de patrimoines en mobilisant son expertise technique, juridique et fiscale, sans oublier ses compétences économiques et financières.

    Dans une première partie, l’ouvrage revient sur les techniques utilisées par les ingénieurs patrimoniaux exploitant avec créativité et de manière transversale les ressources du droit des biens, du droit de la famille ou encore du droit des sociétés. Dans une seconde partie, il envisage les défis à relever pour les ingénieurs patrimoniaux liés à l’interprofessionnalité, à l’internationalisation, aux nouvelles technologies ou encore à l’éthique.

  • La Vertu de tempérance entre Moyen Âge et âge classique

    La Vertu de tempérance entre Moyen Âge et âge classique

    Colloques, congrès et conférences sur la Renaissance européenne, no 106, dirigée par Claude Blum

    • Auteurs : Giuliano Ferretti, François Roudaut et Jean-Pierre Dupouy (Dir.)
    • Laboratoire : CESR
    • Éditeur : Classiques Garnier
    • Date de publication : Août 2020

    La Tempérance, une des quatre vertus premières des Stoïciens devenues ensuite les vertus cardinales, est étudiée ici dans les divers sens qu’elle prend de la fin du Moyen Âge au début de l’âge classique. Le volume, qui comprend une abondante anthologie, suit le modèle de celui qui a porté sur la vertu de Prudence.

  • De la treille au poème : Culture(s) et usages de la vigne et du vin à la Renaissance

    De la treille au poème : Culture(s) et usages de la vigne et du vin à la Renaissance

    • Auteurs : Violaine GIACOMOTTO-CHARRA, Jacqueline VONS
    • Laboratoire : CESR
    • Éditeur : Presses de la Maison des Sciences de l’Homme d’Aquitaine
    • Date de publication : Mai 2020

    C’est une évidence que d’affirmer qu’il existe une culture du vin en France, voire plusieurs, en fonction des terroirs, de la manière de faire le vin, de la considération dont il jouit dans tel ou tel milieu. Les livres sur le vin sont multiples et vont de l’hagiographie à la condamnation ; les arts figuratifs ont mis en valeur les couleurs des vins, ou au contraire ont montré les hideux effets de l’ivresse ; les traités techniques, autrefois réservé aux spécialistes, ont familiarisé le grand public avec le vocabulaire de la fabrication et de la conservation du vin. Cette culture, cependant s’est considérablement modifiée au cours du temps, qu’il s’agisse de la manière de faire pousser la vigne, de produire le vin, de le boire et de l’apprécier, d’en recommander ou non la consommation. Les études réunies dans ce volume s’intéressent à un moment précis de l’histoire des savoirs sur le vin, la Renaissance, en essayant d’en saisir la spécificité, ainsi que de mettre en lumière les divers aspects de ces savoirs sur le vin qui sont à la fois agronomiques, médicaux, diététiques, linguistiques et littéraire, branches variées d’un savoir complexe qui entretiennent entre elles des liens étroits.

  • Un monde de curiosités : L’histoire naturelle d’Élie Richard (1700)

    Un monde de curiosités : L’histoire naturelle d’Élie Richard (1700)

    • Auteur : Pierre Martin
    • Laboratoire : CESR
    • Éditeur : Presses universitaires François-Rabelais
    • Date de publication : Mars 2020

    Grand amateur de cabinets de curiosités et d’expérimentations scientifiques, Élie Richard a rassemblé dans son Histoire naturelle une collection de 200 notices illustrées consacrées à ce qu’il y a de plus remarquable selon lui dans les règnes animal, végétal et minéral, sans compter les phénomènes que l’on appelle les « météores ».

    Pour réaliser ce précieux manuscrit richement orné de vignettes aquarellées, Élie Richard a mis à contribution les livres de sa copieuse bibliothèque scientifique, comme il l’a fait pour ses notices, prélevant ici et là, confrontant ses sources, leur apportant des corrections le cas échéant, non sans faire part de sa propre expérience.

    C’est donc à une promenade parmi les textes et les images des ouvrages qui font autorité à l’orée du siècle des Lumières que nous convie cet opus. Cette Histoire naturelle est aussi, par la sélection même qu’Élie Richard opère parmi les objets du monde et par la façon dont il les présente, un excellent témoignage de l’évolution de la curiosité savante, ou, pour reprendre ses propres termes, de la belle Curiosité.

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  • Traduire et collectionner les livres en italien à la Renaissance

    Traduire et collectionner les livres en italien à la Renaissance

    • Auteurs : Elise Boillet, Bruna Conconi, Chiara Lastraioli et Massimo Scandola (éd.)
    • Laboratoire : CESR
    • Éditeur : Honoré Champion
    • Date de publication : Mai 2020

    Les études recueillies dans ce volume sont le fruit des recherches conjointes de plusieurs spécialistes ayant participé, pendant quatre ans, au projet L’Édition italienne dans l’espace francophone à la première modernité (EDITEF – ANR-13-BSH3-0010-01).

    Elles portent essentiellement sur la question de la professionnalisation des traducteurs de l’italien vers le français à la Renaissance et sur l’impact de leur production sur la divulgation des savoirs élaborés dans la Péninsule. Une partie de ces essais concerne la question de l’étude du collectionnisme libraire de l’Ancien Régime, offrant des approches méthodologiques diverses et complémentaires à la fois.

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  • L’église de Rigny et ses abords. De la colonia de Saint-Martin de Tours au transfert du centre paroissial (600-1865)

    L’église de Rigny et ses abords. De la colonia de Saint-Martin de Tours au transfert du centre paroissial (600-1865)

    • Auteurs : Elisabeth Zadora-Rio et Henri Galinié  en collaboration avec Philippe Husi, James Motteau, Xavier Rodier, Marie-Laure Sénégas, Christian Theureau  et al.
    • Laboratoire : CITERES
    • Date de publication : Mai 2020 [Publication en ligne]

    La fouille des abords de l’église de Rigny a mis au jour, sous le cimetière paroissial, de vastes bâtiments du 7e et du 8e siècle identifiés avec la colonica Riniaco qui appartenait à Saint-Martin de Tours, et elle a révélé l’existence de deux églises antérieures à l’église actuelle qui date, pour ses parties les plus anciennes, de la seconde moitié du 11e siècle. Elle a permis également de retracer la genèse et les transformations topographiques du centre paroissial ainsi que les étapes de la formation du cimetière et les fluctuations de ses limites depuis le milieu du 8e siècle jusqu’à 1865, date de son transfert. L’étude des pratiques funéraires du milieu du 8e au milieu du 19e siècle a porté sur la fouille de 1738 inhumations.

    Au-delà de ces résultats, cette édition numérique propose un modèle inédit de publication de fouille, fondé sur les principes du logicisme.

    L’architecture de la publication est conçue de manière à permettre plusieurs niveaux de lecture, de la prise de connaissance rapide des résultats à l’examen détaillé de l’argumentation. L’accès au contenu se fait à travers quatre entrées : par le récit, par les diagrammes et les propositions logicistes et par les schémas chronologiques.

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  • De la drachme au bitcoin. La monnaie, une invention en perpétuel renouvellement

    De la drachme au bitcoin. La monnaie, une invention en perpétuel renouvellement

    • Auteur : Catherine GRANDJEAN (dir.)
    • Éditeur : Presses universitaires de France-Comté
    • Laboratoire : CETHIS
    • Date de publication : Avril 2021

    Face au dérèglement actuel de la monnaie, lié au poids de la finance et à l’insuffisance de la régulation publique, des voix s’élèvent pour réclamer de réinventer la monnaie, via notamment des monnaies complémentaires, des banques de temps, des circuits de crédit mutuel. On parle beaucoup aussi d’innovation en matière monétaire à propos du phénomène actuel des cryptomonnaies (bitcoin, stellar, ether, mais aussi faircoin, loin de la dimension spéculative du bitcoin). Bref, la monnaie reste au cœur des débats politiques.

    Ces débats manquent le plus souvent de profondeur historique, puisqu’il est bien rare que politiques et journalistes évoquent des situations antérieures aux accords de Bretton-Woods (1944). Ce volume, né d’un colloque tenu aux Rendez-vous de l’histoire de Blois en 2017 qui associait économistes et historiens de la monnaie, a donc pour ambition de replacer la question dans le temps long, depuis l’Antiquité. C’est en effet l’Antiquité qui vit la naissance de la monnaie frappée et, partant, la création d’un paradigme monétaire qui reste dominant, qu’il s’agisse de la référence au métal précieux, des liens entretenus avec la puissance souveraine, ou de la forme des pièces, reprise aujourd’hui par le bitcoin.

    Publication de la Journée d’études du 7 octobre 2017 qui s’était tenue dans le cadre des 20e RDV de l’Histoire à Blois.

  • Le théâtre du patrimoine : L’artisan, le maire et le touriste à Istanbul

    Le théâtre du patrimoine : L’artisan, le maire et le touriste à Istanbul

    • Auteurs : Muriel Girard
    • Éditeur : Presses universitaires François-Rabelais
    • Laboratoire : CITERES
    • Date de publication : Janvier 2020

    Quel rapport entre un artisan, un touriste et son guide, et un maire ? Tous sont des acteurs de la scène patrimoniale, dont la péninsule historique d’Istanbul constitue ici le cadre. L’étude de ce qui s’y joue, entre tourisme, pratiques artisanales et patrimonialisation, éclaire d’un jour nouveau les logiques du changement social et des mutations urbaines.

    Croisant entretiens, observations, cartographie et sources écrites, les enquêtes de terrain révèlent en effet les diverses manières, parfois contradictoires, de catégoriser l’artisanat, ainsi que les multiples recompositions sociales, spatiales et identitaires qui en résultent.

    Invitant les artisans, d’ordinaire silencieux, à prendre la parole, ce livre leur donne une place comme acteurs de la cité, et offre ainsi une approche originale de la fabrique du patrimoine dans la ville.

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  • Paroles et écritures de l’exil : Errances, postures, fécondités

    Paroles et écritures de l’exil : Errances, postures, fécondités

    • Auteurs : Pierre-Yves Mocquais
    • Éditeur : Presses universitaires François-Rabelais
    • Laboratoire : ICD
    • Date de publication : Janvier 2020

    Les écritures de l’exil témoignent de la disposition humaine au déplacement (aventure, voyage, nomadisme, bannissement…), mais aussi de la propension inéluctable de l’esprit humain à dire, à raconter, à construire et à se construire dans des récits d’une grande fécondité qui évoquent l’errance, qui partagent la souffrance, qui hurlent l’angoisse, qui clament une identité, qui revendiquent une voix, qui affirment un renouveau. L’exil peut en effet être vécu, et raconté, comme une aventure refondatrice de la vie, voire comme un espace de résistance intellectuelle, de sagesse et d’héroïsme, un moment de renaissance.

    Si les histoires racontent et dissimulent (comme tout travail de mémoire) la souffrance, elles narrent aussi la victoire sur l’adversité, la capacité à rebâtir une nouvelle identité sur les ruines de celle qui a été érodée sinon éradiquée par les épreuves, mais qu’il est parfois difficile d’admettre. Raconter devient alors une part essentielle d’un processus de réparation et de renaissance, le recouvrement possible d’une identité désagrégée, que celle-ci soit personnelle ou collective, inscrite au sein d’une culture.

    D’Ovide à Paul Morand, de Casanova aux émigrés de la Révolution française, ce livre nous plonge dans l’exil, source quasi inépuisable de créativité littéraire, jaillissement d’une écriture-remède à la mélancolie.

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