• Conquestus fuit domino regi : Le recours au roi d’après les arrêts du Parlement de Paris (1223-1285)

    Conquestus fuit domino regi : Le recours au roi d’après les arrêts du Parlement de Paris (1223-1285)

    • Auteur :  Pierre-Anne Forcadet
    • Éditeur : Éditions de Boccard
    • Laboratoire : CRJP
    • Date de publication : Juin 2018

    Le « siècle de saint Louis » est celui du déploiement d’une justice royale hiérarchisée et professionnelle employant des centaines de maîtres formés dans les universités. La cour du roi se réunit à Paris à intervalles réguliers lors de sessions en parlement. La monarchie adopte plusieurs réformes qui permettent aux justiciables d’avoir accès à la justice. Les recours sont alors portés, pour une large part, contre le roi lui-même et ceux de ses agents qui commettent des exactions. Il est tant de recours qu’une forme de responsabilité de l’administration royale paraît se mettre en place. Un important contentieux est en outre soulevé par les hommes contre leurs seigneurs laïcs ou ecclésiastiques. La justice royale apparaît alors comme un régulateur des relations féodales.

    L’appel judiciaire au parlement, qui se systématise contre les jugements de justices concurrentes, scelle la supériorité de la justice royale, que l’on commence à qualifier de « souveraineté ». Par acculturation, l’offre et la demande de justice se rencontrent et tendent à consacrer les institutions royales en justice de « droit commun ». Les résistances sont nombreuses de la part des justices concurrentes ; la cour du roi recevant cependant les plaintes de ces dernières et statuant sur les litiges, elle étend son influence et contribue à installer un État de droit.

  • Médailles des rois de France au XVIe siècle : représentation et imaginaire

    Médailles des rois de France au XVIe siècle : représentation et imaginaire

    • Auteur :  Marie Veillon
    • Éditeur : Beauchesne Éditeur
    • Laboratoire : CESR
    • Date de publication : Avril 2018

    La médaille royale fut introduite sous François Ier. Conçue comme un présent, elle proposait un portrait du roi au naturel avec son emblème de la salamandre. Sous Henri II et les derniers Valois, l’usage se généralisa de représenter le monarque en rex/imperator, sous la forme d’un portrait pseudo-antique ou d’un portrait à l’antique. Sous Henri IV, se développe aussi le portrait mythologique du souverain en héros (Hercule, Mars, etc.), et de Marie de Médicis en Junon. Les revers renvoyaient, quant à eux, à des registres emblématiques, antiques ou mythologiques : la salamandre, Persée, Bellérophon, et surtout Hercule.

    Cet ouvrage est destiné aux étudiants, numismates, historiens et historiens de l’art, ainsi qu’aux collectionneurs.

  • Aux marges du roman antique. Études sur la réception des « fringe novels »

    Aux marges du roman antique. Études sur la réception des « fringe novels »

    • Auteur :  Corinne Jouanno, Bernard Pouderon (éds)
    • Éditeur : Beauchesne Éditeur
    • Laboratoire : CESR
    • Date de publication : Avril 2018

    Aux marges du roman antique a fleuri une constellation de textes, fictions biographiques, hagiographies romancées ou récits de voyages et d’aventures, qui ont pour commune particularité une forte composante fictionnelle. Souvent désignés sous la commode étiquette de fringe novels, ces écrits à l’identité générique indécise, gravitant à la croisée du roman et de l’histoire, de la littérature édifiante et du divertissement, ont connu une destinée parfois bien différente de celle des romans antiques, oubliés au Moyen Âge et redécouverts par les humanistes de la Renaissance. Ce sont les divers aspects de leur réception, de la Renaissance à l’époque moderne, que les auteurs des treize articles réunis dans le présent volume ont choisi d’explorer, en se demandant si les lecteurs du passé étaient sensibles à la dimension fictionnelle des fringe novels et percevaient les affinités qui, à nos yeux, relient ces différents textes. L’étude des traductions, adaptations ou réécritures auxquelles des fringe novels comme la Cyropédie de Xénophon, la Vie d’Ésope ou Barlaam et Joasaph ont donné lieu, celle des œuvres nouvelles que ces « romans de la marge » ont inspirées, l’analyse des commentaires, critiques ou polémiques qu’ils suscitèrent parfois, et le rôle qu’ils ont pu jouer dans la réflexion littéraire et les débats d’idées des temps modernes sont autant d’indices précieux aidant à mieux cerner la perception générique qui fut réservée à ce groupe d’écrits, le type de lecture auquel ils donnèrent lieu et le profit que leurs lecteurs en escomptaient.

  • Autour de Charles-André Pozzo di Borgo (1764-1842)

    Autour de Charles-André Pozzo di Borgo (1764-1842)

    • Auteur :  Michel Vergé-Franceschi (dir.)
    • Éditeur : Édition Albiana
    • Laboratoire : CITERES
    • Date de publication : Mai 2018

    Le 31 mars 1814 aux côtés du tsar Alexandre 1er, un Corse entre triomphalement à Paris : Charles-André Pozzo di Borgo, né à Alata près d’Ajaccio en 1764. Aîné de Napoléon né en 1769, il est le cousin à la fois de Charles Bonaparte et de Laetitia Ramolino issus tous les deux des Pozzo di Borgo. Il est du reste élevé dans la Casa Bonaparte au 2e étage et « nourri par Mme mère » au 1er (Las Cases). De vieille noblesse, beaucoup plus ancienne que celle des Bonaparte arrivés à Ajaccio en 1511, d’un catholicisme farouche, issu des Pozzo di Borgo qui servaient le pape à Rome et luttaient contre l’Ottoman, il est l’ami de Bonaparte jusqu’aux débuts de la Révolution. Député à la Législative, il se sépare de Bonaparte, devient le collaborateur de Paoli pendant le royaume anglo-corse (1794-1796), mais leurs divergences sont telles que Paoli doit quitter l’île. Lui-même exilé peu après en Angleterre devient alors l’adversaire le plus terrible de l’Empereur. Passé au service de la Russie (1804), il est face à lui à Austerlitz et Waterloo. 

    Charles-André Pozzo di Borgo tient une place à part dans la longue liste des personnages illustres que la Corse a fourni à l’Europe. Voisin ajaccien des Bonaparte, ami puis ennemi intime de Napoléon, proche de Pascal Paoli, exilé en Russie à la suite de la chute du royaume anglo-corse, la carrière politique et diplomatique qu’il réussira à mener est originale à plus d’un titre.

    Le colloque tenu à Alata, son village natal, réunissait en 2017 parmi les meilleurs spécialistes. Ses origines, son histoire, son empreinte sur son époque, son héritage sont tour à tour évoqués par la dizaine d’interventions reproduites dans le présent ouvrage, dirigé par M. Vergé-Franceschi.

  • De la médiation

    De la médiation

    • Auteur :  Nathalie Dion
    • Éditeur : Mare & Martin
    • Laboratoire : CRJP
    • Date de publication : Mai 2018

    Nul n’échappe au conflit et donc à la nécessité de la médiation. Celle-ci fascine, inquiète, sans cesser de questionner sur sa pertinence dans un monde en proie aux poussées de violence et d’individualisme. Qu’est-ce que la médiation ? Quelle spécificité présente-t-elle parmi les modes alternatifs de résolution des différends ? Que peut-elle nous apporter individuellement et collectivement ?

    Loin de la réduire à un simple compromis, à un instrument opportun de désengorgement des tribunaux, cet essai souligne la puissance subtile de la médiation à l’époque contemporaine. En effet, horizontale, globale, restaurative et créative, elle rend possible un enrichissement et une transformation de la réponse judiciaire. Démultipliant les perspectives, privilégiant dialogue et coopération, elle tente d’insuffler du sens, de la reliance et de l’humanité.

    C’est un défi, assurément. Et nous ne saurions nous en affranchir. Car en mouvement dans les faits et dans les consciences, la médiation apparaît désormais comme une exigence intérieure et sociétale, un changement de paradigme.

  • Mucédorus

    Mucédorus

    • Auteur :  Jean-Paul Débax (Trad.)
    • Éditeur : Presses Universitaires François-Rabelais
    • Laboratoire : CESR
    • Date de publication : Avril 2018

    Mucédorus (vers 1590) fut la pièce la plus populaire de la Renaissance anglaise. En témoigne son histoire éditoriale et théâtrale qui durera plusieurs décennies. Souvent attribuée – à tort – à Shakespeare, elle présente une intrigue farfelue, typiquement romanesque, mettant en scène les aventures d’un prince travesti (combats contre un ours, contre un homme sauvage). Aventures qui mènent fatalement à son union avec une princesse bien aimée, et par ce biais à l’union de deux royaumes. Typique aussi est la dose considérable d’humour clownesque, avec parodie de l’action principale, quiproquos, etc. Bien que la pièce tire le nom de son héros, et quelques éléments de son intrigue de l’Arcadie de Philip Sidney, elle s’éloigne radicalement de ce roman  élisabéthain phare par sa simplicité, voire sa naïveté, son contenu, ses personnages et son style.

    La traduction en français de Jean-Paul Débax, spécialiste du théâtre anglais des xve et xvie siècles, vise à mettre en valeur les qualités qui expliquent la popularité de la pièce à son époque, alors que son introduction érudite aborde ces mêmes éléments dans leur contexte littéraire, théâtral et plus largement culturel.

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  • 250 lieux, personnages, moments : Patrimoine en Beauce, Berry, Gâtinais, Perche, Sologne, Touraine

    250 lieux, personnages, moments : Patrimoine en Beauce, Berry, Gâtinais, Perche, Sologne, Touraine

    • Auteurs : Alexandre Borrell, Jean Garrigues, Pierre Allorant
    • Éditeur : Presses Universitaires François-Rabelais
    • Laboratoire : POLEN
    • Date de publication : Avril 2018

    Quelle est l’identité du Centre-Val de Loire ?

    Cette région française est d’abord une mosaïque de pays aux caractères bien affirmés : Beauce, Berry, Gâtinais, Perche, Sologne, Touraine. Mais ce qui crée son unité, ce sont des moments de cohésion, des lieux emblématiques, des figures fédératrices.

    Vous découvrirez, au fil de 250 notices et plus de 300 illustrations, ce qui fonde l’attachement à un territoire marqué par la Loire et ses affluents, par des paysages caractéristiques (Sologne, Brenne, Perche, Beauce…) et par un patrimoine mondialement connu.

    Des tours de Chartres aux terrasses de Chambord, de Mame à Matra, des lentilles vertes du Berry à la tarte des demoiselles Tatin, visitez un patrimoine matériel et immatériel prestigieux. De George Sand à Jean Giraudoux, de Jean Colombe à Max Ernst, de Tante Léonie au commissaire Maigret, découvrez des figures marquantes. Du « petit roi de Bourges » à Jean Moulin, de Grégoire de Tours à Félix Dupanloup, d’Attila assiégeant Orléans à Hitler à Montoire, vivez les grandes heures de l’histoire.

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  • Norbert Élias et les disciplines

    Norbert Élias et les disciplines

    • Auteur : Claire PAGES (dir.)
    • Éditeur : Presses Universitaires François-Rabelais
    • Laboratoire : ICD
    • Date de publication : Avril 2018

    Le cadre théorique offert par la pensée de Norbert Elias permet une approche renouvelée de l’épistémologie des sciences humaines. À une époque où la transdisciplinarité est devenue un lieu commun de la recherche, où la contestation des frontières entre disciplines est monnaie courante, la théorie éliasienne peut nous aider à élaborer avec sérieux de telles pratiques de recherche en considérant les exigences et les difficultés. En effet, le discours d’Elias, qui relève de la sociogenèse mais aussi de la psychologie sociale, conceptualise et met en œuvre une collaboration entre sociologie, histoire et psychologie. La théorie du processus de civilisation exige d’inscrire l’étude des sociétés humaines dans le cadre historique de leur développement sur la longue durée. En outre, la sociogenèse doit s’accompagner d’une psychogenèse des représentations. Elias, de façon élective, a en effet soulevé le problème de l’articulation entre inscription sociale et économie psychique. S’il peut éclairer aujourd’hui des recherches et travaux articulant différentes disciplines, c’est d’abord parce qu’il a poussé loin l’analyse des errements auxquels nous conduit la parcélarité ou le cloisonnement des savoirs. Mais Elias a également mis lui-même en œuvre de fructueuses recherches interdisciplinaires, tout en livrant des arguments pour penser ce qui résiste au syncrétisme voire à l’œcuménisme disciplinaire.

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  • Serveur de traitement de données

    Serveur de traitement de données

    La MSH VdL dispose d’un serveur de traitement de données permettant d’effectuer n’importe quel traitement informatique à des fins scientifiques nécessitant de monopoliser une machine pendant un temps long.

    Ce serveur est mis à la disposition des équipes de recherche pour des traitements informatiques importants, sous réserve de mise à disposition de licence logicielle. Avec 80Go de RAM, cette machine très performante permet de ne bloquer aucun ordinateur pendant le temps de traitement.

    La MSH VdL apporte à chaque utilisateur un soutien technique à l’utilisation de la machine.

    Exemples de traitement de données :

    • Traitements sur des gros jeux de données
    • SIG
    • XML
    • Traitements de rendu vidéo
    • Traitements sonores
    • Traitements statistiques lourds

    Modalités d’utilisation

    • La MSH met à disposition un accès distant à la machine sur un environnement Windows, installe les logiciels et facilite la récupération de données
    • Les données sont déposées par l’utilisateur ou envoyées au préalable à la MSH
    • La MSH ne lance pas et ne surveille pas le bon déroulement du traitement
    • L’aboutissement du traitement n’est pas garanti
    • La MSH n’acquière pas les licences logicielles
    • Quand la machine est réservée, elle est consacrée à 100% au traitement en cours, la MSH ne donne pas d’accès concurrent
    • Les données, les traitements et les résultats sont effacés après la réception des résultats par l’utilisateur

    Un service de l’Atelier Numérique

    Pour solliciter ce service auprès de l’Atelier Numérique de la MSH VdL, veuillez remplir obligatoirement le formulaire de demande de service, au minimum 7 jours avant la date de traitement souhaitée.

    Ce service est réservé aux membres permanents des équipes des unités de recherche de la MSH VdL, et n’est donc pas accessible aux chercheurs associés.

  • L’injusticiabilité : émergence d’une notion? Études publiées en hommage au Professeur Jacques Leroy

    L’injusticiabilité : émergence d’une notion? Études publiées en hommage au Professeur Jacques Leroy

    • Auteurs : Piotr SZWEDO et Pierre SERRAND (dir.)
    • Éditeur : Biblioteka Jagiellońska Kraków
    • Laboratoire : CRJP
    • Date de publication : Mai 2018

    Informations et livre disponible en ligne en accès libre.