Catégorie : publications

  • Théâtres à recettes et spectacles non payants (1661-1791)

    Théâtres à recettes et spectacles non payants (1661-1791)

    Le volume explore les dynamiques de circulation des personnes et des pratiques artistiques entre les scènes parisiennes payantes (Comédies Française et Italienne, Opéra, théâtres forains) et les spectacles non payants (théâtre de cour, de société et de collège) dans les bornes des privilèges royaux : 1661-1791. Les spectacles non payants, financés par des commanditaires (famille royale, aristocratie, particuliers, jésuites) et réservés à un public choisi, emploient souvent des auteurs et des interprètes professionnels. Comment se produisent les transferts de pratiques artistiques entre ces scènes au fonctionnement essentiellement non lucratif et les théâtres parisiens à recettes ? Comment les artistes se déplacent entre les scènes payantes et non payantes ? Quelles sont les implications matérielles et esthétiques sur le façonnement des spectacles en l’absence de mécanismes de concurrence et de contraintes monopolistes ? Les articles éclairent d’un jour nouveau la transversalité des pratiques dans les scènes considérées, en décloisonnant les barrières disciplinaires qui représentent souvent la contrainte à une approche transversale du spectacle français à cette époque.

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  • Les Cardinaux et l’Innovation musicale à l’époque moderne

    Les Cardinaux et l’Innovation musicale à l’époque moderne

    Ce volume quadrilingue (français, italien, anglais, espagnol) est le premier ouvrage collectif consacré aux rapports des cardinaux avec l’art musical à l’époque moderne. À travers le prisme de l’innovation musicale, il examine la question de la musique comme outil de la puissance cardinalice, revient sur le phénomène du patronage et montre qu’un cardinal mélomane est davantage qu’un noble amateur de musique. Ce livre est enrichi par la postface de l’historien Olivier Poncet.

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  • Collectionner la Renaissance : Raymond Marcel Bibliophilie (1902-1972)

    Collectionner la Renaissance : Raymond Marcel Bibliophilie (1902-1972)

    « Faventibus astris » (Favorisé par les astres) : telle est la devise que l’abbé Raymond Marcel inscrit sur les précieux volumes de sa bibliothèque. Au terme d’une vie consacrée à l’étude de la Renaissance, ce prêtre devenu chercheur a réuni une collection de première importance, qui compte plus d’un demi-millier de livres précieux imprimés et manuscrits, ainsi qu’une quinzaine de sculptures et de tableaux des XVe et XVIe siècles.

    Rien ne prédisposait pourtant ce modeste prêtre, fils d’un couple de domestiques analphabètes, à devenir « monseigneur Marcel », chapelain de Sa Sainteté, officier de la Légion d’honneur et chevalier des Arts et des Lettres. Formé au séminaire de Tours dans les années 1910-1920, il serait probablement resté un simple curé de campagne si l’une de ses paroissiennes, Juliette Démogé, héritière de l’empire commercial des Nouvelles Galeries, n’avait décidé de devenir sa « bienfaitrice » et de financer ses activités de recherche, puis de collectionneur. Fort de ce patronage, Marcel put rédiger une importante thèse de doctorat consacrée à Marsile Ficin et au néoplatonisme italien, qui lui ouvrit les portes du CNRS.

    Parallèlement, il forma une importante bibliothèque destinée à alimenter ses recherches et à satisfaire ses curiosités. Mais il ne collectionna pas seulement pour son usage personnel : soucieux de participer à l’effort de reconstruction de Tours, dont la bibliothèque avait été en grande partie détruite par les bombardements de juin 1940, il affirma très tôt sa volonté de léguer à sa ville natale sa précieuse collection de livres et d’objets d’art.

  • La villa et ses ressources naturelles, de l’antiquité à la première modernité

    La villa et ses ressources naturelles, de l’antiquité à la première modernité

    Dans le sillage des travaux fondateurs de Paolo Fedeli (La natura violata. Ecologia e mondo romano, 1990) s’est constitué le réseau de recherche franco-italien ERA (Ecologia Roma Antica), pour explorer les rapports entre humain et nature dans l’Antiquité romaine, ainsi que leur transmission jusqu’à la première modernité – voir le site du réseau ici: https://www.era.unifi.it

    Après Enjeux environnementaux et souci de la nature, de la Rome ancienne à la Renaissance (ERA 1, Ausonius 2023), le présent ouvrage, issu du IIe colloque ERA (Florence, oct. 2020), poursuit cette série d’études en réunissant onze contributions sur les évolutions et les héritages de la villa romaine comme résidence rurale et centre d’exploitation des ressources naturelles, du Haut-Empire à la Renaissance, croisant littérature, histoire et archéologie.

    En partant de Sénèque qui valorise la fonction productive, on mesure ensuite les changements de perspective dans l’Antiquité tardive: demeure privilégiée conjuguant locus amœnus, otium litteratum et sociabilité raffinée dans la lignée d’un Pline le Jeune, la villa devient refuge aristocratique loin de la ville mais aussi, dans les textes chrétiens, lieu de retraite ascétique, et l’on perçoit ici la continuité avec le monastère, tout à la fois espace de vie, de méditation, de travail de la terre et de bon usage de l’eau.

    L’interaction avec l’environnement naturel, les modalités d’occupation et les transformations de certains domaines sont mises en évidence dans des études archéologiques (notamment sur les vestiges du lac de Garde et de Sicile, et sur le cas particulier d’Aiano), ou grâce à la cartographie historique.

    Le rôle de la villa romaine dans le processus d’anthropisation du paysage rural se voit prolongé dans l’essor au Moyen Âge d’une économie montagnarde comme celle du Casentino, reposant sur l’exploitation de l’eau et du charbon. Enfin le modèle de la villa entre à la Renaissance dans l’inspiration de traités d’agronomie, tels ceux d’Agostino Gallo et de Prospero Rendella.

  • Caroline, Héroïne des Trente glorieuses

    Caroline, Héroïne des Trente glorieuses

    La collection “Iconotextes” créée et dirigée aux PUFR par Laurent Gerbier et Cécile Boulaire: intitulé Caroline, héroïne des trente glorieuses, cet essai de Christophe MEUNIER, également membre de l’équipe InTru, évoque Caroline, la célèbre héroïne d’albums populaires, née dans les années 1950 sous le pinceau de Pierre Probst – c’est aussi l’occasion d’aborder la célèbre série concurrente Martine, plus célèbre encore. Ce 23e volume inaugure un nouveau format pour la collection “Iconotextes”: plus lisible, davantage illustré, cette maquette rend justice aux travaux sur les iconotextes et les illustrations !

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  • Flaubert en images

    Flaubert en images

    Flaubert conçoit la littérature comme un art de l’image, du regard et de la vision. Les grands génies, selon lui, savent voir le monde en « se faisant prunelle »; ils savent voir leur sujet et le faire voir, en transformant leur lecteur en pur « œil ». Ce volume entreprend d’examiner la nature, la portée et les limites des images pour l’écrivain. Qu’est-ce qui constitue une image marquante pour les personnages ? Comment se présente leur expérience visuelle du monde ? Quel rapport critique, et plus largement éthique et existentiel, convient-il d’engager avec les images ? Le travail acharné du style donne des réponses contrastées et nuancées, les images étant tour à tour bannies et cultivées. La poétique flaubertienne de l’image en fait tantôt une cible d’ironie, tantôt un outil de dévoilement et de connaissance du monde. Observateur ou voyant, myope ou panoramique, adorateur ou contempteur des images, celui qui entendait n’entretenir avec l’humanité qu’un « rapport d’œil » invite ses lecteurs à constamment varier la focale pour jouir des images sans s’y laisser prendre, et recevoir d’elles ce qu’elles ont à nous révéler.

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  • Repenser l’œuvre antique. Textes à plusieurs mains et transmission plurielle

    Repenser l’œuvre antique. Textes à plusieurs mains et transmission plurielle

    Les éditions imprimées, y compris les éditions critiques, peuvent donner au lecteur une image trop simple de ce qu’est un texte antique: intuitivement, celui-ci est pensé comme la reconstruction aussi fidèle que possible d’un archétype d’auteur transmis tant mal que bien par les manuscrits. Lorsque nous lisons une œuvre antique, nous espérons, à l’aide d’une édition critique qui a fait le travail de discrimination entre la leçon fautive et la leçon d’auteur, lire le texte dans une version proche de celle qui avait été élaborée par le père de l’ouvrage. Les problèmes dans la transmission des œuvres ne seraient alors que des accidents dans la vie du texte, qu’on les explique par la maladresse des copistes, par la dégradation du support matériel, par des lecteurs interventionnistes trahissant, à la marge, la vocation naturelle de la copie. Mais l’histoire de la transmission des textes antiques est plus complexe qu’il n’y paraît. Le présent volume souhaite explorer la notion de tradition textuelle comme processus actif qui remet en cause l’intégrité du texte, l’unicité de l’auteur et/ou le caractère de paradigme normatif de l’œuvre reçue. La notion d’œuvre elle-même s’en trouve altérée, ou plutôt doit être repensée en termes de pluralité textuelle, qui n’est pas nécessairement soluble dans un stemma codicum, en particulier pour les textes qui ont fait l’objet d’éditions multiples, de versions, de récritures, d’abrègements, d’amplifications, de raboutages, d’oralisations concurrentes et/ou d’enrichissements successifs.

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  • O rosa bella. Aux origines de la messe sur chanson

    O rosa bella. Aux origines de la messe sur chanson

    Ce livre s’intéresse au corpus des premières messes sur chanson du XVe siècle proposant en particulier une étude sur la chanson O rosa bella et sur les trois messes anonymes basées sur ce modèle. O rosa bella a suscité, dans le passé comme dans le temps présent, un très grand intérêt : attribuée à John Bedyngham, compositeur anglais de la première moitié du siècle, cette pièce est à la source de nombreuses adaptations et de diverses émulations. Les différentes compositions dérivées de ce modèle se trouvent au cœur de l’histoire des origines de la messe cyclique continentale sur chanson de la Renaissance.

    Agostino Magro enseigne l’histoire de la musique médiévale et de la Renaissance à l’université de Rennes 2. Il collabore ponctuellement avec le Centre d’Etudes Supérieures de la Renaissance de Tours. Il s’intéresse à la société et à la production musicale du XVe siècle, et en particulier à l’activité musicale en Val de Loire à l’époque d’Ockeghem. Il est éditeur responsable du Corpus des messes anonymes du XVe siècle.

     

  • La posture normative. Une voie d’incarnation de la normativité

    La posture normative. Une voie d’incarnation de la normativité

    Que se passe-t-il si nous observons la norme du point de vue de celles et ceux à qui elle se destine, et non plus par le seul prisme de ses auteurs ? Alors, nous découvrons les postures normatives. Plus qu’un éventail de rapports à la norme s’offre ainsi à notre regard. Adhésion, adaptation, amplification, soumission, critique ou rejet, ces rapports révèlent des postures par lesquelles les personnes (physiques et morales) déterminent leur positionnement face à une norme. Situées en amont du comportement, les postures normatives orientent le discours, manifestent des valeurs et, finalement, façonnent la norme. L’ouvrage, réunissant des contributions en droit, en gestion, en sciences de l’éducation et du langage, se conclut par la proposition d’un concept transdisciplinaire apte à mettre en dialogue l’ensemble des sciences normatives et selon lequel la posture normative est une voie d’incarnation de la normativité.

    Lien vers le colloque de restitution

  • Hitting the Road : expériences et récits de voyage à l’époque victorienne et édouardienne

    Hitting the Road : expériences et récits de voyage à l’époque victorienne et édouardienne

    • Auteurs, Autrices : Tri TRAN, Fabienne MOINE et Laurence ROUSSILLON CONSTANTY (dir.),
    • Edition : OpenEdition Journals
    • Laboratoire : ICD
    • Date de publication : 2024

    Les articles réunis dans ce volume sont issus du colloque de la SFEVE organisé les 2 et 3 février 2023 par Tri Tran et le laboratoire ICD (EA 6297) de l’Université de Tours. Le numéro 99 des CVE rassemble 7 articles interdisciplinaires précédés d’une introduction. Ils portent sur les différents aspects de l’expérience individuelle du voyage au cours du XIXsiècle analysés à travers les récits des voyageurs britanniques, célèbres ou non, femmes ou hommes, qu’ils fussent explorateurs, scientifiques, missionnaires, écrivains, artistes. Les articles sont suivis par un entretien avec Professeur Adrian Wisnicki portant sur des projets d’humanités numériques en études victoriennes. Le volume comporte aussi une sélection d’articles provenant de l’atelier de la SFEVE organisé lors du congrès de la SAES, qui s’est tenu à l’Université de Rennes en juin 2023 et dont le sujet était « Transmissions ».