Catégorie : publications

  • André Alciat (1492-1550) : un humaniste au confluent des savoirs dans l’Europe de la Renaissance

    André Alciat (1492-1550) : un humaniste au confluent des savoirs dans l’Europe de la Renaissance

    Auteur : Anne Rolet, Stéphane Rolet
    Éditeur : Brepols Publishers
    Date de publication : novembre 2014
    Laboratoire : CESR – UMR 7323
     

    Le volume entend réexaminer la place qu’occupe l’humaniste André Alciat dans le panorama de la Renaissance et remettre en perspective les différents ouvrages qui composent le corpus alciatique, en insérant dans leur contexte politique, intellectuel, religieux, social et économique les étapes biographiques et les activités scientifiques du juriste milanais, connu avant tout pour son recueil poétique d’Emblemata (editio princeps à Augsbourg chez Steyner en 1531). Les contributions proposées ici mettent en évidence l’étendue des domaines d’investigation embrassés par Alciat, les multiples facettes de ses compétences, la cohérence de son travail historique, juridique et philologique, et les rapports complexes qu’il entretient avec l’Antiquité gréco-romaine. Patiemment, des chercheurs venus de différentes disciplines repèrent les fils conducteurs qui structurent une œuvre touffue, s’interrogent sur les thématiques récurrentes qui participent à l’élaboration d’une méthode ou sur le rôle des modèles intertextuels, éducatifs ou professionnels. Dans cette perspective, l’observation du cadre intellectuel, politique, sociologique et anthropologique dans lequel évolue l’humaniste permet d’éclairer les forces qui nourrissent et stimulent son œuvre protéiforme : relations avec le prince et avec les institutions académiques ou universitaires ; importance de la correspondance et des liens avec des figures humanistes de première importance, comme Érasme ou Budé ; rôle des éditeurs dans la genèse de l’œuvre ; dynamique et mobilité universitaires entre France et Italie ; statut des disciplines et examen des relations qui les unissent alors ; sensibilité aux courants religieux, sans oublier deux aspects essentiels : la manière dont la relation alciatique au langage symbolique et à l’eikôn, à travers les modèles antiques, a fécondé la pensée esthétique de la Renaissance ; le rôle de la postérité (imitateurs, admirateurs, émules et amici) qui, en réinventant voire en trahissant l’héritage intellectuel d’Alciat, en a fait fructifier les promesses.

    Voir aussi : la présentation sur le site du CESR.

  • L’effacement selon Nabokov : Lolita versus The Original of Laura

    L’effacement selon Nabokov : Lolita versus The Original of Laura

    Auteur : Alexia Gassin et John Pier (dir.)
    Éditeur : Presses universitaires François-Rabelais
    Date de publication : novembre 2014
    Laboratoire : ICD – EA 6297
     

    L’écrivain Vladimir Nabokov, de par son jeu autour de l’enchâssement des motifs et de sa tendance à la mystification, ne cesse de fasciner le lecteur jusqu’à provoquer son indignation. Ce sentiment apparaît tout particulièrement au lendemain de la parution des romans Lolita (1955) et The Original of Laura (2009) qui, pour des raisons différentes, sont à l’origine d’un véritable scandale.

    Face à d’aussi vives émotions, les auteurs de l’ouvrage proposent, dans un esprit de méthode, une mise au point quant aux réactions suscitées à la sortie des deux livres. Spécialistes de l’œuvre de Nabokov et/ou de narratologie, ils étudient ainsi les liens entre le premier roman de Nabokov, qui lui permit de devenir célèbre aux États-Unis, et la publication inachevée et posthume de l’écrivain, et ce en dépit de la volonté de ce dernier de voir le roman détruit au lendemain de sa mort. Ces réflexions, qui se distinguent par leur complémentarité, tournent autour d’une question qui s’impose, celle de l’effacement.
    Ce livre est donc susceptible d’apporter une aide appréciable aux chercheurs et aux étudiants initiés à la poétique de Nabokov dans la mesure où il contribue à approfondir l’analyse des réseaux intertextuels, génétiques, esthétiques et éthiques de deux romans considérés comme inconvenants.

    Voir aussi : la présentation de l’ouvrage sur le site des PUFR.

  • Sexualités occidentales : XVIIIe-XXIe siècles

    Sexualités occidentales : XVIIIe-XXIe siècles

    Auteur : Jean-Louis Guereña (dir.)
    Éditeur : Presses universitaires François-Rabelais
    Date de publication : novembre 2014
    Laboratoire : ICD – EA 6297
     

    Sous une forme ou sous une autre, les sexualités se trouvent en grande partie au centre de l’activité humaine, dans l’ensemble de leurs pratiques bien sûr, mais également dans leur imaginaire, dans leurs rêves, dans leurs fantasmes, et aussi dans les discours pour les exalter, les contrôler, les questionner, les représenter. De fait, la sexualité est non seulement un objet d’histoire, mais aussi une grille d’analyse des cultures et des sociétés.

    Les perspectives actuelles de l’histoire sociale et culturelle, associées à celle de l’histoire des femmes et du genre, irriguent ce livre pour montrer que les identités et les pratiques sexuelles sont des constructions et des représentations. Les thématiques de la masculinité et de la féminité, des territoires de l’homosexualité, de l’iconographie sexologique, érotique et pornographique, mais aussi de l’identité raciale, structurent cet ouvrage, au travers d’analyses et de réflexions qui interrogent la sexualité dans les sociétés occidentales actuelles et sub-actuelles.

    À voir aussi : la présentation de l’ouvrage sur le site des PUFR.

  • Fictions du masculin dans les littératures occidentales

    Fictions du masculin dans les littératures occidentales

    Auteur : Bernard Banoun, Anne Tomiche et Monica Zapata (dir.)
    Éditeur : Classiques Garnier
    Date de publication : novembre 2014
    Laboratoire : ICD – EA 6297
     

    Partant du présupposé que le genre est une construction socio-culturelle, ce volume interroge les constructions du masculin et de la masculinité dans les littératures occidentales, dans une perspective diachronique, en privilégiant les formes narratives des XIXe et XXe siècles.

  • La Grande Guerre à tire d’ailes : Correspondance de deux frères dans l’aviation (1915-1918)

    La Grande Guerre à tire d’ailes : Correspondance de deux frères dans l’aviation (1915-1918)

    Auteur : Pierre Allorant, Jacques Resal
    Éditeur : Encrage éditions
    Date de publication : novembre 2014
    Laboratoire : POLEN – EA 4710

     

    Si la mémoire de la Grande Guerre est associée à l’anonymat des « poilus » dans leur tranchée, la fascination de la presse et de l’opinion pour les exploits des « as » manifeste l’importance nouvelle de l’aviation qui joue un rôle considérable de repérage des troupes, puis de chasse  et de bombardement. La correspondance des frères Resal, Paul le pilote, Louis l’observateur, passionnés d’aviation depuis leur enfance, nous introduit dans le quotidien de ces nouveaux chevaliers du ciel. Ils nous relatent leurs missions, les progrès de vitesse, d’altitude, de  distance et de maniabilité  des appareils, sans cacher l’incrédulité de la hiérarchie militaire envers cette arme nouvelle. Sportifs, férus de photographie, d’échecs et de lectures, issus d’une lignée d’ingénieurs républicains et patriotes, Paul, étudiant à Sciences-Po, et Louis, futur polytechnicien, montés au-dessus des nuages, nous font partager leur soif d’aventure, la force de la camaraderie, l’angoisse de l’incident, du basculement vers la blessure invalidante, au-dessus de la mêlée, dans la Grande Guerre à tire d’ailes.

  • Vieillir chez soi : Les nouvelles formes du maintien à domicile

    Vieillir chez soi : Les nouvelles formes du maintien à domicile

    Auteur : Laurent Nowik et Alain Thalineau (dir.)
    Éditeur : Presses universitaires de Rennes
    Date de publication : novembre 2014
    Laboratoire : CITERES – UMR 7324
     

    Avant d’être confrontés à des pertes d’autonomie, des hommes et des femmes choisissent un « habitat intermédiaire », c’est-à-dire un ensemble immobilier composé de logements privés proposant généralement des espaces partagés et divers services. Ce livre invite à ne pas opposer la promotion de ces habitats et la politique du maintien à domicile, mais à les appréhender comme une double logique pour vivre chez soi le plus longtemps possible. Il s’adresse aux personnes concernées, à titre personnel ou professionnel, par la question du maintien à domicile des personnes âgées.

  • La divination dans la Rome antique. Etudes lexicales

    La divination dans la Rome antique. Etudes lexicales

    Auteur : François Guillaumont et Sophie Roesch (dir.)
    Éditeur : L’Harmattan
    Date de publication : novembre 2014
    Laboratoire : ICD – EA 6297

     

    Les Romains vivaient dans un monde peuplé de signes de la volonté des dieux. Savoir lire ces signes, par le biais de la divination, permettait aux hommes de s assurer le succès de leurs entreprises. L objet de ce recueil est de compléter par une approche lexicale les nombreuses publications déjà consacrées à ce domaine de la religion antique, afin de mieux définir les croyances et les pratiques divinatoires des Romains.

    Voir aussi : site d’ICD.

  • L’habitat coopératif

    L’habitat coopératif

    Auteur : Nicole Lerousseau (dir.)
    Éditeur : Michel Houdiard Éditeur
    Date de publication : octobre 2014
    Laboratoire : LÉRAP – EA 2108

     

    L’habitat coopératif renaît en France sous la forme de la coopérative d’habitants. Son origine historique remonte à la coopérative de logement du XIXe siècle. Il a existé jusqu’à la suppression du procédé de la location-coopérative par la loi Chalandon de 1971. Son renouveau en fait l’un des modes alternatifs d’habitat qui entre plus largement dans la mouvance de l’habitat participatif. Il est fondé sur les initiatives des habitants qui se regroupent pour concevoir et gérer leur habitat, relayées par le mouvement associatif, qui s’en est fait le défenseur auprès des pouvoirs publics et conforté par les partenariats qui ont pu être noués avec les acteurs du secteur du logement, bailleurs sociaux, collectivités territoriales. Il a commencé ainsi à faire son entrée dans les politiques publiques locales avant de trouver sa consécration juridique dans la loi pour l’accès au logement et un urbanisme rénové (ALUR) du 24 mars 2014. L’apport majeur de ce texte, qui procède à la reconnaissance de l’habitat participatif, est ici la création d’une nouvelle société coopérative d’habitants, régie par des dispositions inserées dans le code de la construction et de l’habitation. Ces innovations se rattachent au système de valeurs, aux techniques du droit coopératif et plus largement à l’économie sociale et solidaire. L’habitat coopératif repose sur une dimension collective qui s’applique à la propriété, à la conception de l’habitat avec des espaces mutualisés, sur le refus de la spéculation immobilière, sur une dimension démocratique avec la règle d’une personne une voix, sur l’attention à la communauté dans l’intérêt général, qui fait ouvrir cet habitat sur son environnement. De plus s’y ajoute l’objectif d’en faire un habitat écologique. Toutefois l’habitat coopératif reste encore peu répandu, sans avoir la certitude que sa reconnaissance juridique permette son essor et contribue à la création attendue d’une nouvelle voie de l’habitat participatif en France. Ce sont ces différentes évolutions et enjeux de l’habitat coopératif qui sont l’objet de cet ouvrage.

    Ouvrage publié sur un financement du projet ANR Alter-Prop.

  • Les Organisations d’espaces de Jean-Michel Sanejouand (1967-1974)

    Les Organisations d’espaces de Jean-Michel Sanejouand (1967-1974)

    Auteur : Frédéric Herbin
    Éditeur : La Box Artistiq
    Date de publication : octobre 2014
    Laboratoire : InTRu – EA 6301

     

    Les Organisations d’espaces, que Jean-Michel Sanejouand réalise entre 1967 et 1974, comptent parmi les premiers exemples de pratiques indexées sur le lieu d’exposition. De plus, elles sont, à l’époque de leur création, montrées dans des institutions artistiques majeures (MoMA, Kunsthalle de Berne, Guggenheim Museum de New York, ICC d’Anvers…). Pourtant, le rôle précurseur de l’artiste dans ce domaine est encore peu connu.Cet ouvrage rend compte par l’image de la première exposition consacrée aux Organisations d’espaces, qui s’est tenue en décembre 2013 à La Box_École nationale supérieure d’art de Bourges. Il permet également à Frédéric Herbin, commissaire de l’exposition, de prolonger le travail de réévaluation entrepris quant à la place de l’œuvre de Jean-Michel Sanejouand dans l’histoire de l’art du XXe siècle et, surtout, au sein des pratiques in situ. S’appuyant sur des recherches documentées et sur le témoignage de l’artiste, qui livre ici ses souvenirs et ses réflexions dans un entretien inédit, cet ouvrage rouvre un chapitre de l’histoire de l’art français pour en compléter le récit encore trop partiel.

  • La logique de non-consentement : Sa genèse, son affirmation sous l’Occupation

    La logique de non-consentement : Sa genèse, son affirmation sous l’Occupation

    Auteur : Anne Verdet
    Éditeur : Presses universitaires de Rennes
    Date de publication : octobre 2014
    Laboratoire : POLEN – EA 4710

     

    Parmi les attitudes sous l’Occupation, diverses, changeantes, une logique s’est dessinée dès le début : celle du non-consentement. Elle évolua, sans linéarité obligée, mais dans le sens général d’un renforcement, d’une concrétisation. De la bravade des bals clandestins à l’hébergement des maquisards. Le non-consentement exista partout sous l’Occupation, mais il eut des affinités particulières avec certains territoires. Le Lot fut de ceux-là. Département rural profond, replié sur ses traditions, mais qui n’en pouvait plus de subir : la ruine économique due au phylloxéra, l’effondrement démographique et la guerre de 14 parachevant le tableau. Symboliques ou matériels, les gestes du non-consentement y étaient pour beaucoup une évidence. Le but de ce livre était d’en retrouver la trace, d’écouter leurs auteurs encore présents parmi nous. Forte de cette perspective, Anne Verdet, lotoise, a relu des paysages familiers, y découvrant, de fermes en bergeries, d’écoles en moulins, la trame du refus. Sociologue, elle a repéré, au fil des témoignages, les liens, les nœuds, de ce tissu conjonctif qui porta la Résistance, au mépris du risque.