Catégorie : publications

  • Contribution à l’étude des procédures pénales dérogatoires

    Contribution à l’étude des procédures pénales dérogatoires

    Auteur : Delphine Thomas-Taillandier
    Éditeur : Presses universitaires d’Aix-Marseille
    Date de publication : mai 2014
    Laboratoire : CRJP – EA 1212
     

    La conceptualisation des procédures pénales dérogatoires n’est pas chose aisée, si bien que c’est sous un angle à la fois constitutionnel et conventionnel qu’il semble intéressant d’appréhender les critères délimitant naturellement ces procédures particulièrement attentatoires aux droits fondamentaux. Partant de ces approches constitutionnelle, conventionnelle et législative, on parvient ainsi à mieux percevoir les difficultés rencontrées par les autorités policières et judiciaires lorsqu’il s’agit de mettre en oeuvre ces techniques spéciales d’investigation. En effet, si la diversité de ces procédures complexifie leur utilisation, elle risque par conséquent d’encourager une utilisation abusive de celles-ci pour favoriser la recherche de la vérité au détriment des droits de l’homme et des libertés fondamentales de tout un chacun. C’est pourquoi il est nécessaire de repenser la place et l’encadrement des procédures pénales dérogatoires dans les textes fondamentaux pour parvenir à la mise en oeuvre d’une pratique efficace mais avant tout respectueuse des droits de l’homme et des libertés individuelles. Dans la présente étude, les procédures pénales dérogatoires font donc l’objet d’une pensée volontairement modératrice en quête d’un juste milieu entre la liberté et la sécurité, éternelle problématique qui anime depuis son origine la procédure pénale et que le législateur a parfois du mal à résoudre.

    Présentation sur le site du CRJP.

  • Judíos y conversos en el Corpus Christi: la dramaturgia calderoniana

    Judíos y conversos en el Corpus Christi: la dramaturgia calderoniana

    Auteur : Juan Carlos Garrot Zambrana
    Éditeur : Brepols Publishers
    Date de publication : avril 2014
    Laboratoire : CESR – UMR 7323
     

     

    Depuis le XVe siècle on fait jouer en Espagne des pièces lors de la Fête-dieu, appelées autos sacramentales. Au début les liens entre l’action dramatique et l’exaltation de l’eucharistie n’est pas toujours de mise mais la tendance sera de donner une cohérence thématique au théâtre et à la fête dans laquelle il s’inscrit. Théâtre de dévotion, théâtre didactique mais théâtre, c’est-à-dire une intrigue et des personnages capables de nous émouvoir, et c’est Calderón de la Barca, le dramaturge qui porte l’auto sacramental à maturité, qui va saisir que le moyen le plus apte pour réunir théologie et tension dramatique est de mettre le Christ au centre de l’action, ce qui entraînera chez lui une présence presque continuelle du Peuple Juif en tant qu’acteur de la Passion.

    Ouvrage en Espagnol.

    Présentation de l’ouvrage sur le site du CESR.

  • Preserving the Sixties: Britain and the ‘Decade of Protest’

    Preserving the Sixties: Britain and the ‘Decade of Protest’

    Auteur : Trevor Harris, Monia O’Brien-Castro
    Éditeur : Palgrave Macmillan
    Date de publication : avril 2014
    Laboratoire : ICD – EA 6297
     

     

    It is often claimed that the Sixties in Britain were dominated mainly by ‘youth’ and ‘protest’. True, the desire to escape outmoded social, moral and artistic conventions was illustrated in a rich, provocative cultural production, as well as through a number of radical social and political movements or reforms. However, as this collection argues, innovation was everywhere shadowed by conservatism. A decade fascinated by itself and, especially, by the future, was tormented by self-doubt and accompanied by a fear of losing the past. Ultimately the ‘radicalism’ of the Sixties in Britain is also visible in its conservatism, in the spectacular, novel ways in which the decade expressed and absorbed the new, yet preserved the old. Rather than pitting radical against conservative, the authors’ interpretation of the Sixties may well gain by attempting to see how these two apparently antagonistic qualities in fact represent opposite sides of the same problem.

  • Identités juives en Europe centrale : des Lumières à l’entre-deux-guerres

    Identités juives en Europe centrale : des Lumières à l’entre-deux-guerres

    Auteur : Daniel Baric, Tristan Coignard, Gaëlle Vassogne
    Éditeur : Presses universitaires François-Rabelais
    Date de publication : mars 2014
    Laboratoire : ICD – EA 6297
     

     

    La situation des juifs, partagés entre différentes identités nationales en formation en Europe centrale de la fin du XVIIIe siècle à la Seconde Guerre mondiale, est révélatrice des enjeux identitaires et politiques auxquels doivent faire face les minorités. La question de l’appartenance nationale se pose pour eux avec une acuité particulière, et ils apparaissent dès lors comme des individus au parcours à la fois singulier et paradigmatique. Les auteurs mettent en évidence à travers des chapitres consacrés à des personnalités emblématiques les mécanismes de la construction d’une identité personnelle dans un environnement complexe, qu’elle s’effectue dans la sphère privée ou publique, en passant par l’adhésion volontaire à une communauté, qu’elle soit culturelle ou politique.
    Les étapes de la construction d’identités apparaît à travers des biographies qui s’inscrivent dans un vaste espace, depuis l’Europe centrale (Vienne, Prague, Budapest, Zagreb et Varsovie) jusqu’à Jérusalem et la Chine. Le parcours d’individualités juives permet de suivre l’émergence d’identités complexes, dans le contexte d’adoption d’autres cultures ou de réaffirmation d’un ancrage spécifiquement juif. À la fois chronologique et thématique, l’ouvrage analyse le lien entre écriture et identité, retrace la maturation de consciences politiques et met en évidence le rôle de Vienne, la grande métropole centre-européenne au cœur d’un vaste réseau d’échanges culturels. Ainsi apparaissent, sous un nouvel éclairage, des figures connues et méconnues de pédagogues, de rabbins, d’historiens, d’hommes et de femmes de lettres : Karl Kraus, Max Brod, Elias Canetti, mais aussi Veza Canetti, Klara Blum…

    Présentation et commande de l’ouvrage.

  • Le régime institutionnel d’une nouvelle ruralité. Analyses à partir des cas de la France, des Pays-Bas et de la Suisse

    Le régime institutionnel d’une nouvelle ruralité. Analyses à partir des cas de la France, des Pays-Bas et de la Suisse

    Auteur : Corrine Larrue
    Éditeur : Édition Peter Lang
    Date de publication : mars 2014
    Laboratoire : CITERES – UMR 7324
     

     

    Depuis plusieurs décennies, l’espace rural voit se développer de nouvelles activités qui transforment son fonctionnement sur les plans écologique, économique et social. Il est dès lors nécessaire de s’interroger sur l’existence d’un cadre institutionnel capable d’accompagner ces transformations. L’enjeu est de déterminer dans quelle mesure les développements actuels bénéficient-ils de règles institutionnelles permettant d’imposer (ou de concilier) les nouveaux usages du sol avec les usages en place ?

    Ce livre rend compte d’une partie des résultats d’un projet de recherche intitulé « New rurality » financé par l’Agence Nationale de la Recherche. Sur le plan méthodologique, il s’inscrit dans le cadre d’analyse des régimes institutionnels des ressources. Celui-ci permet de prendre en compte non seulement les politiques publiques mises en place mais également les droits d’usages et de propriétés qui fondent et régulent l’accès aux ressources naturelles, en l’occurence ici, le sol en milieu rural. Ce livre dresse ainsi un panorama des modes de régulation des activités en zones rurales dans trois pays : la France, la Suisse et les Pays-Bas. En définitive, il analyse les conflits et les modes de conciliation, entre les activités traditionnelles (agriculture, sylviculture, chasse, etc.) et les nouvelles activités (loisirs, production d’énergie renouvelable, protection de la nature, etc.).

    Contributions de : Cheryl de Boer, Mathieu Bonnefond, Hans Bressers, Johan Imesh, Peter Knoepfel, Corinne Larrue et José Serrana.

    Présentation sur le site de CITERES.

  • Marges urbaines et néolibéralisme en Méditerranée

    Marges urbaines et néolibéralisme en Méditerranée

    Auteur : Bénédicte Florin (dir.), Olivier Legros (dir.), Nora Semmoud (dir.), Florence Troin (dir.)
    Éditeur : Presses universitaires François-Rabelais
    Date de publication : mars 2014
    Laboratoire : CITERES – UMR 7324
     

     

    Manifestations contre les grands projets urbains en Turquie, mouvements sociaux en Grèce et en Espagne, « printemps arabes » : la Méditerranée figure aujourd’hui parmi les principaux foyers de luttes sociales dans le monde. Expression des aspirations à la démocratie des couches populaires et des classes moyennes, ces mobilisations dénoncent également la brutalité des politiques de libéralisation et de la « crise » économique et financière, ainsi que les effets des grands projets et autres transformations urbaines liées à l’« urbanisme néolibéral ». Comment analyser ce mode particulier de fabrique et de pilotage de la ville ? Quels sont les processus de marginalisation qui y sont liés ? Et surtout, comment réagissent les citadins lorsqu’ils sont confrontés aux acteurs dominants de la production de l’espace urbain ?
    Pour répondre à ces questions essentielles, les contributeurs à cet ouvrage privilégient une posture originale : analyser les dynamiques en cours dans les marges urbaines. Espaces stigmatisés et dévalorisés, les marges urbaines sont certes des lieux de relégation, mais ce sont aussi des espaces-réserves pour les acteurs publics et les investisseurs privés. Enfin, ce sont des lieux de vie où, dans un contexte marqué par les processus de fragmentation, de cloisonnement et d’exclusion, les habitants continuent néanmoins d’« inventer la ville » et d’interpeller les pouvoirs en place.

    Présentation sur le site du laboratoire CITERES.

    Présentation et commande l’ouvrage.

  • Ville aimable

    Ville aimable

    Auteur : Denis Martouzet (dir.)
    Éditeur : Presses universitaires François-Rabelais
    Date de publication : mars 2014
    Laboratoire : CITERES – UMR 7324
     

     

    Les villes ont des odeurs, des couleurs, des ambiances…, qui les rendent reconnaissables entre toutes. Paris n’est pas Berlin ; Tours n’est pas Marseille ; Bordeaux n’est pas Toulouse. Il est difficile d’être neutre vis-à-vis de cet objet d’étude qu’est la ville. Comment ne pas être et se sentir affecté, au plus profond de soi, par ce milieu de vie, son fonctionnement, sa diversité sociale, visuelle, fonctionnelle, ses ambiances, mais aussi par ce qu’elle représente en termes de fonctionnement de la société, avec ce qu’elle permet ou oblige, ce à quoi elle incite et ce qu’elle empêche ? Une ville donne ou non, inclut ou exclut, intègre ou désintègre… ; une personne pense cette ville, la ressent, la vit : ville et individu entretiennent un rapport qui influence les représentations, les imaginaires, les pratiques, et donc l’ambiance et le réel urbains. La société urbaine ne peut faire l’économie de quelques questions simples à formuler. Aimez-vous la ville ? Pourquoi ? Un peu, passionnément, pas du tout ? Ce livre apporte des réponses qui montrent l’universalité des affects – positifs, négatifs, toujours changeants – envers l’urbain et suggèrent autant d’autres questions. On entre dans l’ambiance de la ville par ses différentes dimensions : urbanisme et participation, idéologies, temporalités, patrimoines, marketing urbain, cinéma et représentations mentales ou sociales, sciences morales et politiques, mais aussi le sensible et l’émotion.

    Présentation sur le site de CITERES.

    Présentation et commande de l’ouvrage.

  • La Grande guerre des trafiquants. Le front colonial de l’Occident maghrébin

    La Grande guerre des trafiquants. Le front colonial de l’Occident maghrébin

    Auteur : Francesco Correale
    Éditeur : L’Harmattan
    Date de publication : mars 2014
    Laboratoire : CITERES – UMR 7324
     

     

    Qui a gardé souvenance de la bataille d’al-Harri, dans l’Atlas marocain, lourde défaite infligée en novembre 1914 aux forces françaises du Protectorat par une armée de Berbères ? Qui est instruit du projet de Lyautey, le « bâtisseur » du Maroc moderne, d’inonder de gaz toxiques les territoires de la résistance maghrébine au cours de l’année 1918 ? Mesurer la portée du premier conflit mondial impose la mise en lumière de la rive méridionale de la Méditerranée, ce front « oublié » de la Grande Guerre. Pour atteindre cet objectif, l’auteur a choisi d’évoquer un phénomène mal connu mais largement relaté par les sources coloniales : la « contrebande d’armes ». Ce faisant, il nous entraîne sur la piste d’hommes – quelquefois de femmes – qui, malgré l’état de siège proclamé en 1914 sur tout le territoire du Protectorat marocain, conspirent, s’associent, trafiquent, passent d’une région à l’autre dissimulant cartouches, fusils en pièces détachées, poudre et explosifs qu’ils transportent à dos de mules ou de chameaux. Il se fait également l’écho de rumeurs alimentées pour semer l’effroi au sein des autorités coloniales au point, parfois, d’immobiliser les colonnes militaires de l’occupant.

    Micro-histoire de la Première Guerre mondiale dans l’Ouest maghrébin, cet ouvrage montre l’importance des individus dans les mouvements de résistance et dévoile le rôle des apports en hommes, armes et argent envoyés par les Allemands et leurs alliés ottomans. À cette époque, l’occupation coloniale de cette partie de l’Afrique est loin d’être réalisée, et personne ne saurait affirmer qu’elle sera vraiment menée à terme.

    Présentation de l’ouvrage sur le site de CITERES.

  • Archéologie de l’espace urbain

    Archéologie de l’espace urbain

    Auteur : Elisabeth Lorans (dir.), Xavier Rodier (dir.)
    Éditeur : Presses universitaires François-Rabelais
    Date de publication : février 2014
    Laboratoire : CITERES – UMR 7324
     

     

    L’archéologie urbaine est dans un rapport dialectique constant entre les échelles de la fouille et de l’espace urbanisé ancien. D’une part les archives du sol centrent l’approche sur la matérialité de la ville, d’autre part l’histoire du rapport entre espace et société urbaine mobilise toutes les sources disponibles. La finalité est la compréhension des processus de fabrique et de transformation de l’espace urbain par les sociétés. Les méthodes mises en œuvre sont celles des sciences sociales, parmi lesquelles la géographie qui a eu une influence notable sur la perception, par les archéologues, du rapport des sociétés à l’espace.
    Les avancées ont été considérables depuis une trentaine d’années, tant sur la connaissance des espaces urbanisés anciens que sur le plan méthodologique. Pour autant, l’archéologie urbaine n’est pas réductible à la pratique de l’archéologie préventive, telle qu’elle est conçue par les dispositifs règlementaires qui privilégient la partie par rapport au tout.
    A travers une approche diachronique, cet ouvrage présente dans un premier temps une série de villes comme autant de cas particuliers dont la connaissance intrinsèque de l’espace urbain a été renouvelé. La deuxième partie porte sur un ensemble d’études des transformations de l’espace urbain. Enfin, la dernière partie propose des modélisations permettant d’aborder les trajectoires et les interactions multi-scalaires entre villes et systèmes de villes.
    Plus que jamais, la mise en œuvre de programmes d’archéologie urbaine est la clef de l’anticipation nécessaire à la prise en compte de la connaissance historique dans les projets urbains.

    L’ouvrage sur le site des PUFR.

  • Understanding the City. Henri Lefebvre and Urban Studies

    Understanding the City. Henri Lefebvre and Urban Studies

    Auteur : Gülçin Erdi-Lelandais
    Éditeur : Cambridge Scholars Publishing
    Date de publication : janvier 2014
    Laboratoire : CITERES – UMR 7324
     
    Henri Lefebvre is undoubtedly one of the most influential thinkers in the field of urban space and its organization ; his theories offer reflections still valid for analyzing social relations in urban areas affected by the crisis of the neoliberal economic system. Lefebvre’s ideal of the “right to the city” is now more widely accepted given today’s current cultural and social situation. Most current research on Henri Lefebvre refers solely to his ideas and their theoretical discussion, without focusing on the empirical transcription of the philosopher. This book fills this gap, and proposes examples about the empirical use of Henri Lefebvre’s sociology from the perspective of different cities and researchers in order to understand the city and its evolutions in the context of neoliberal globalization. The book’s main purpose is to revisit Lefebvre’s still-relevant key concepts to propose new comprehensions of the contemporary city. Case studies in this book will show also that the reception of Lefebvrian concepts differs across different contexts, depending on the social and political circumstances of each country. The debates in this book both expand the scope of urban imagination, and help to reinvigorate, unify, and empower shared desires for just urban outcomes. The contributions to this book also illuminate the everyday choices concerning the form and social processes of the city, and the inspiration that they draw from Lefebvre’s theoretical legacy in the realm of urban sociology.